lundi 7 mai 2018

Pierre Rabhi : « L'enfant a cette faculté de rester aligné à l'essentiel» !

 Salut à tous, 

Du site Kaisen : À l’occasion de la sortie de ses deux derniers livres dédiés aux enfants, Pierre Rabhi L’enfant du désert et Demain entre tes mains, l’agriculteur philosophe nous livre sa vision de l’enfance. En conteur poétique, il invite aussi les adultes à renouer avec leur part d’innocence et de créativité, pour impulser leurs actions. 

   ¨ Qu’est-ce que l’enfance vous évoque ?
   Nous passons tous par cette étape de la vie, où nous sortons du ventre de nos mères pour entrer petit à petit dans une forme d’initiation au monde, qui passe par des phases d’innocence. Notre regard est alors pur de tout préjugé. L’enfance est très marquée par le sensoriel et le ressenti. C’est un temps extraordinaire et il est dommage que cela ne dure pas toute la vie !

   L’enfant a une forme d’innocence qui se réfère à un champ de connaissance encore limité, puisqu’il est en évolution de ses connaissances. C’est pourquoi, il regarde les choses de façon beaucoup plus objective et directe que l’adulte, dont le regard est souvent brouillé par le mental et la mémoire. C’est un regard très réaliste.

Qu’est-ce qui vous surprend le plus chez l’enfant ?

   Dernièrement j’ai vu un reportage sur les bombardements en Syrie, où l’on voyait une ville démolie… et malgré tout, dans une rue, il y avait un petit groupe d’enfants qui jouait au milieu de ces ruines. Cette faculté de rester aligné à l’essentiel en plein milieu de la tragédie m’a parue vraiment significative de ce que l’enfance peut générer, l’image qu’elle peut donner presque dans la relativisation du drame…
  
Le jeu serait-il un moyen privilégié de vivre l’instant présent ?
   Je pense que le jeu est l’imaginaire qui rend totalement libre. Quand j’étais enfant par exemple, mon vélo c’était simplement un fil de fer tordu et un guidon. Avec d’autres enfants, on courrait en se représentant notre vélo. Cela nous amenait presque à ressentir les choses de façon directe et innocente. On avait cette capacité à imaginer et à finalement ne pas être prisonnier de la réalité concrète. Une certaine réalité dans laquelle on rentrera plus tard, parce que la raison et l’intellect se mettent en route avec parfois une objectivité tellement rigoureuse, qu’elle en évacue le rêve…

Comment renouer avec cette part d’enfant en nous ?

   Peut-être en retrouvant justement cette simplicité, cette innocence qui fait que nous sommes dans cette pureté qui nous offre ce sentiment de légèreté et de réalité. Tout en étant aussi conscient des drames comme la pollution, les guerres, etc., on peut s’interroger : est-ce que je dois m’apitoyer sur tous les désastres sur terre, ou bien est-ce que je peux faire quelque chose qui puisse me permettre d’essayer de servir, plutôt l’innocence et ce qui est positif, et renoncer ainsi à ce qui est négatif ? C’est un peu ce que m’avait inspiré la légende du colibris. On fait sa part, même si elle est petite. De tout façon on n’a pas beaucoup le choix. Avec cette petite part, j’essaie, avec toute la modestie que cela exige, d’être quand même vivant ! Sinon je me sens victime et impuissant…¨...
( Voir l`article au complet )

https://www.kaizen-magazine.com/article/pierre-rabhi-lenfant-a-cette-faculte-de-rester-aligne-a-lessentiel/

Pégé

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samedi 28 avril 2018

Fanatiques d’hier et d’aujourd’hui !

Salut à tous, 

Du site Books : « Fanatique : héros qui, pour le triomphe de ses préjugés, est prêt à faire le sacrifice de votre vie ».

   ¨ Peu connu en France, l’humoriste québécois Albert Brie consigna cette formule définitive en 1978 dans sa chronique « Le mot du silencieux » fournie au quotidien Le Devoir. Il est mort il y a trois semaines, sans avoir assisté aux tragiques attentats de Beyrouth et Paris (n’oublions pas Beyrouth, ni Bagdad, ni le meurtre de libres penseurs au Bangladesh). En 1978, Daech n’existait pas encore, ni même les talibans. Le fanatisme auquel pensait Albert Brie était celui de la Faction armée rouge, auteur de la sanglante prise d’otages à l’ambassade d’Allemagne à Stockholm en 1975, et celui des terroristes palestiniens, contre Israël et entre factions rivales (175 morts à Beyrouth en août 1978).

    « On entend aujourd’hui par fanatisme une folie religieuse, sombre et cruelle, écrivait Voltaire dans son Dictionnaire philosophique, publié en 1764 à Genève. […] Celui qui soutient sa folie par le meurtre est un fanatique […]. Le plus détestable exemple de fanatisme est celui des bourgeois de Paris qui coururent assassiner, égorger, jeter par les fenêtres, mettre en pièces, la nuit de la Saint-Barthélémy, leurs concitoyens qui n’allaient pas à la messe ». Nous l’avons appris depuis, l’adjectif « religieux » doit s’entendre au sens large, très large même. Voltaire écrivait avant le communisme, la foi nazie, la Révolution culturelle, Pol Pot et le Rwanda. De ce point de vue, le fanatisme islamiste est un retour aux sources.
   
   Le mot vient du mot latin fanum, temple. Le fanaticus était le serviteur du temple. Le sens figuré semble a être apparu pour désigner, à Rome, les prêtres du culte voué à Bellone, déesse de la guerre. Ils défilaient en se tailladant bras et cuisses, recueillant le sang dans la paume de la main pour en faire des libations à la déesse. Le mot apparaît chez Rabelais (Bacchus « est de cerveau phanatique ») et à la même époque en Angleterre, avant même que n’éclatent les guerres de religion. Plus tard Bossuet décrit les Quakers, « les trembleurs, gens fanatiques qui croient que toutes leurs rêveries leur sont inspirées ».

   Dans L’Encyclopédie éditée par Diderot, Alexandre Deleyre rédige le long article « Fanatisme », « zèle aveugle et passionné, qui naît des opinions superstitieuses, et fait commettre des actions ridicules, injustes et cruelles ; non seulement sans honte et sans remords, mais avec une sorte de joie et de consolation ». Ironie de l’histoire, Deleyre, devenu député de la Constituante, votera la mort de Louis XVI en l’accusant de « fanatisme » et en déclamant : « Marchons donc […], nous à la guerre et Louis à la mort » ; après quoi il soutint la Terreur.

   Laquelle Terreur apporta un démenti saignant à l’une des rares professions de foi optimistes de Voltaire, qui écrivait en 1768 à Mme du Deffand : « Heureusement le fanatisme est sur son déclin d’un bout à l’autre de l’Europe ». Venait alors de paraître un livre bien oublié aujourd’hui, Le fanatisme des philosophes, du journaliste iconoclaste Simon-Nicolas Linguet. Publié à Londres en 1764, ce pamphlet s’en prend aux philosophes qui prétendent nous débarrasser du fanatisme religieux mais en véhiculent un autre, de nature intellectuelle : « Le fanatisme religieux ensanglante la Terre […]Le fanatisme philosophique, moins destructeur en apparence, est-il moins funeste ? Parce qu’il est plus tranquille, faut-il croire qu’il soit moins nuisible ? […] Il n’égorge pas les hommes au nom de Dieu, mais il les empoisonne ». Le politiquement incorrect Linguet tombera sous le couperet de la « sainte » guillotine en 1794¨...  ( Voir l`article au complet )

https://www.books.fr/fanatiques-dhier-et-daujourdhui/

Pégé

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jeudi 19 avril 2018

Climat : Le Gulf Stream peut-il s'arrêter ?

 Salut à tous,   

Du site Futura Planète : Le Gulf Stream est le principal système de courants de l'Atlantique occidental. Formé à l'Est de la Floride par plusieurs masses d'eaux issues du Golfe du Mexique, il se divise en segments, aux tracés sinueux, dirigés vers l'Est et le Nord-Est. 

  Le système climatique est une machine à convertir et à distribuer l'énergie que la terre reçoit du soleil. C'est un système complexe aux acteurs multiples. Outre le soleil, source exclusive d'énergie pour le système, les différents compartiments terrestres jouent chacun leur partition. Les continents qui absorbent une part de l'énergie solaire et la restituent à l'atmosphère avec une intensité qui dépend des propriétés de leur surface et de la végétation qu'ils portent. La cryosphère (calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique, banquises) qui renvoie, par réflexion, vers l'espace une quantité d'énergie perdue pour le système climatique qui dépend de l'état de la glace mais surtout de la surface englacée. L'océan et l'atmosphère qui sont les deux fluides de transfert de chaleur des régions équatoriales vers les hautes latitudes.

   Tous ces éléments du système climatique, soleil compris, évoluent en permanence avec des vitesses qui leur sont propres et qui sont très différentes. Toute variation, toute perturbation de l'un d'entre eux retentit sur les autres qui réagissent à leur propre rythme. Le système climatique court après un équilibre qu'il ne peut jamais atteindre. Il varie sans cesse à toutes les échelles de temps. L'essentiel est pour nous qu'il soit suffisamment stable pour rester dans des amplitudes et vitesses de variation supportables.

   Assurant le transport et la distribution de l'énergie thermique l'atmosphère et l'océan sont les agents dynamiques du système. En permanence en contact l'un avec l'autre ils ne cessent d'échanger de l'énergie entre eux et sont indissociables. C'est le couple qu'ils forment qui gère le climat de la planète aux échelles de temps qui nous concernent. Toute la difficulté de traduire ce couplage vient de ce qu'ils ont des propriétés et des vitesses d'évolution très différentes.

   L'atmosphère n'a guère de mémoire. Il a un temps de réponse très court aux perturbations dont il est l'objet et il évolue très rapidement (photo 1). C'est toute la difficulté de la prévision météorologique. Actuellement, les services météorologiques avancent une prévision à sept jours. En dépit des progrès de la modélisation de l'atmosphère il semble qu'il y ait une limite, un horizon, au-delà duquel il sera toujours impossible de faire une prévision météorologique c'est à dire un temps au bout duquel l'état de l'atmosphère sera complètement indépendant de ce qu'il était à l'instant initial. Cet horizon est vraisemblablement d'une quinzaine de jours¨...  ( Voir l`article au complet )

https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/climatologie-gulf-stream-peut-il-arreter-637/

Pégé

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mercredi 11 avril 2018

Géopolitique : Le diable est aux vaches ! (*)

Salut à tous, 

Du site Huffpost Québec : Les exemples actuels de dérives autoritaires sont trop nombreux de par le monde pour les ignorer !

   ¨ (*) Cette vieille expression française, synonyme de confusion, de chaos et de désordre, traduit bien l'état du monde actuel.

   Lorsque le leader du monde libre, les États-Unis d'Amérique, cesse d'être un phare dans la nuit des peuples, lorsque la plus grande démocratie implose sous le poids de ses propres faiblesses érigées en dogmes constitutionnels intouchables (comme le droit de porter des armes), lorsque le président de ce pays-là en vient à se conduire comme un bully de cour d'école, alors les repères moraux disparaissent et l'on se retrouve dans un monde où règne la loi du plus fort.

Loin de la Déclaration d'Indépendance et des nobles principes démocratiques qui l'inspirèrent, au lieu de servir d'étoile polaire politique, le compas moral américain, depuis la Guerre d'Irak et en particulier sous l'administration actuelle, cède la place à une girouette qui désoriente les nations du monde qui étaient pourtant prêtes à s'orienter sur l'idéal démocratique.
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La loi et l'ordre

   La « loi du plus fort » est généralement accompagnée d'un complément : l'ordre. On revient donc à l'idée ultraconservatrice de la loi et l'ordre, couple « enfanteur » des pires dérives autoritaires et populistes.

   Et comme un refrain incantatoire, on nous répète qu'il faut maintenir la loi et l'ordre, la loi et l'ordre, la loi et l'ordre...

   Mais de quelle loi et de quel ordre parle-t-on? Un ordre constitutionnel, imposé au plus faible par le plus fort, pour enfermer des peuples, aujourd'hui les Catalans et qui sait demain les Québécois, dans des prisons juridiques? Un ordre économique qui se traduit le plus souvent par l'esclavage des peuples et des individus et leur soumission aux diktats et aux intérêts des entreprises multinationales, sans nom et, surtout, sans conscience?

    <<Quiconque remet en cause le bien-fondé de la logique économique, même si elle mène à la surconsommation, au gaspillage, au dépeuplement des régions agricoles et, on le voit trop bien, à un saignement à blanc des ressources de la planète, se fait taxer de gauchisme>>¨...
( Voir le blogue au complet) 

https://quebec.huffingtonpost.ca/patrice-dallaire/le-diable-est-aux-vaches-1_a_23318604/?ncid=tweetlnkcahpmg00000011

Pégé

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mercredi 28 mars 2018

Commentaire : Combattre... Pourquoi ?

Salut à tous,  


Du journal local Le Quotidien, un commentaire d' un lecteur, Martin Belley, Saint-Nazaire, Lac-Saint-Jean.

   ¨À écouter les gens parler, c' est à croire que tout le monde ou presque combat ou se bat contre quelque chose ! Le monde médial combat la maladie, les religieux combattent les hérétiques. les enseignants combattent l`ignorance, les hygiénistes combattent la ¨malbouffe¨, les policiers combattent les criminels, les pompiers combattent les feux, les environnementalistes combattent la pollution, les travailleurs combattent pour garder leurs emplois, les employeurs combattent la compétition, les gouvernements combattent la pauvreté et le chômage, les sportifs combattent leurs adversaires, les nations combattent d'autres nations, etc.
  
   Mettez-en, çà fini plus de combattre ou de se battre ! Enfin, bien du monde est au ''bat'' et bien du monde se sent battu et parfois abattu. C'est peut être cela qui a inspiré quelqu'un à écrire sur un mur à Québec, et il a été payé pour cela : '' Vous n'êtes pas écoeurés de vous battre bande de caves ''.
  
   Pourtant, au lieu de se battre, le dictionnaire fournit les verbes  appropriés à chaque action : guérir, convertir, instruire, éduquer, arrêter, éteindre, exterminer, créer, éradiquer, dépasser, s'entendre. Mais non, il faut se battre, livrer combat  plutôt que solutionner. Que voulait-il nous dire cet artiste de Québec avec sa maxime qui détonne ? Sûrement voulait-il nous dire de voir la vie autrement qu'un combat. Car se battre, combattre, fait référence à une bataille et dans une plus grande mesure, à la guerre. Çà nécessite de l'énergie négative de colère qui cache de la peur psychologique.
  
   Puis, c'est fatiguant de se battre. Ça fait des dommages collatéraux et ça intoxique les combattants. Ça fait des vainqueurs et des vaincus. mais ça ne solutionne rien, sinon jamais de satisfaction. Que le combat soit avec soi-même ou avec d'autres, ça laisse un goût amer et de l'animosité.
  
   Se battre pour avoir raison ? Ça donne quoi avoir raison si ça ne rend pas heureux ? Ça flatte l'ego et ça le fait grossir. Qui dit combat, dit armes. Que ce soit en pensée ou avec des armes matérielles, le résultat est le même dans l`esprit. La pensée, c`est très puissant et çà l`est davantage lorsqu`elle est devenue une croyance, c`est-à-dire une pensée entretenue.
  
   Une pensée venant seulement du mental, c`est peu lumineux. C`est comme s`éclairer à la chandelle. Si le combat égale la guerre, son contraire, c`est la paix. Une pensée de paix vient de l`intelligence du cœur. Elle est lumineuse et véridique. Combattre, c`est voir un ennemi peu importe la forme et de le tuer du moins en pensée. Il n`y a pas d`autre façon de solutionner un problème que par la lumière intérieure et la vérité.
  
   Celles-ci sont en soient simples et n`ont pas besoin d`être défendues. La défense et l`attaque sont les deux côtés d`une même médaille. Comme pour les plantes, nous n`avons pas à dire à la lumière du soleil quoi faire. L`humilité est de mise. Mais, notre mental qui veut diriger notre vie ne l`entend pas ainsi. C`est seulement un outil à notre service. Mais quand c`est lui qui mène, il ment lamentablement en proposant de faire de la vie un combat plutôt que de vivre l`instant présent, sans peur et sans reproche, mais avec la paix intérieur¨.

Pégé

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samedi 24 mars 2018

Psychologie : Une science du bonheur ?

Salut à tous,  

Du site Cerveau & Psycho.fr : Le bonheur correspond à la prise de conscience du bien-être et de ses manifestations. Les études scientifiques ont montré que chacun peut l'atteindre en le « cultivant » régulièrement.

    ¨ « Nous cherchons tous le bonheur, mais sans savoir où, comme des ivrognes qui cherchent leur maison, sachant confusément que cela existe. »

   Quand Voltaire écrit ces lignes au milieu du xviiie siècle dans l'une de ses correspondances, le bonheur est déjà un sujet à la mode : dans toute l'Europe fleurissent des traités consacrés aux différents moyens de l'atteindre. Depuis l'Antiquité grecque (où la philosophie se donnait pour objet premier d'aider les hommes à construire une vie heureuse) jusqu'à aujourd'hui, la quête du bonheur est d'actualité. À ceci près que la science contemporaine, à la suite de la philosophie, en a fait un objet d'étude fécond, comme vous le constaterez dans ce dossier : de fait, jamais sans doute le bonheur n'aura été aussi bien connu dans le moindre de ses rouages, biologiques et psychologiques, jamais non plus le chemin pour l'atteindre n'aura été aussi bien balisé. Est-ce pour autant devenu si simple de se rendre heureux ? Pas forcément, car le bonheur n'est pas seulement une question de savoir. C'est aussi une question de pratique, voire d'entraînement régulier.

Pas de bonheur sans conscience du bonheur
    Il est évidemment difficile de définir le bonheur. On tend aujourd'hui à le considérer comme un sentiment, selon la conception proposée par le neuroscientifique Antonio Damasio, de l'Université de Californie du Sud. Autrement dit, le bonheur serait « l'expérience privée d'une émotion ». Il correspondrait à la prise de conscience de ses états internes agréables – corporels, mentaux ou les deux –, et obéirait à l'équation : bonheur = bien-être + conscience de ce bien-être.

Donner un sens à sa vie 

    Mais il y aurait des limites à ne voir le bonheur que comme une accumulation des plaisirs : on considère qu'il est plus juste de voir le bonheur comme pouvant également découler d'une vie pleine de sens.

Critiques du bonheur
   Dans une lettre à sa maîtresse, Gustave Flaubert écrivait : « Être bête, égoïste et avoir une bonne santé, voilà les trois conditions voulues pour être heureux. Mais si la première vous manque, tout est perdu. » Il n'avait raison que sur le troisième point : les rapports entre bonheur et santé sont réels, mais la santé ne suffit pas à assurer le bonheur. Ainsi, les émotions positives répétées sont bonnes pour la santé, alors qu'une bonne santé facilite le sentiment de bonheur, sans le garantir (en témoignent les hypocondriaques !)¨...   ( Voir l`article au complet )

https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/psychologie/une-science-du-bonheur-7338.php


Pégé
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vendredi 16 mars 2018

Débat : La biopiraterie ou le vol des savoirs ancestraux !

Salut à tous, 

Du site The Conversation : 

   ¨  Les savoirs traditionnels des Peuples autochtones sur leurs environnements – plantes, pratiques de soin – ont grandement contribué à l’avancement de la science, en particulier en biologie et en médecine. Le développement de nouveaux médicaments constitue un domaine dans lequel ces connaissances sont largement mobilisées, jouant un rôle crucial pour l’identification de plantes et de préparations d’intérêt thérapeutiques. De la découverte de la quinine pour traiter le paludisme jusqu’au récentes découvertes pour lutter contre le cancer, la contribution des savoirs traditionnels n’est plus à démontrer.

Biopiraterie : Polémique autour d`un brevet en Guyane !
    Voici, selon nous, l’essence même de la biopiraterie, c’est-à-dire l’accès et l’utilisation des savoirs traditionnels sans le consentement libre et éclairé de leurs détenteurs, et sans la mise en place d’un partage juste et équitable des bénéfices découlant de l’exploitation des savoirs.
   Et pourtant, depuis le début des années 1990, de nombreux instruments légaux et éthiques ont été développés à l’échelle internationale dans plusieurs États pour encadrer les pratiques d’accès, d’utilisation et de valorisation des savoirs. Ce cadre légal est par ailleurs largement discuté au sein de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), en charge de l’élaboration d’un traité international dans ce domaine.

Le cas de la Quinine de Cayenne !
   Cette déclaration reconnaît le droit des autochtones de contrôler la circulation de leurs savoirs traditionnels (article 31). Les États ayant l’obligation d’appliquer la Déclaration de bonne foi, la Convention sur le Brevet Européen devrait aujourd’hui intégrer ces droits. Quelles sont les conséquences de cette inattention ? La récente décision de l’Office Européen des Brevets concernant la Quassia amara en apporte un éclairage saisissant.

A qui appartient une invention ?
  Quelqu’un peut se voir refuser une demande de brevet si son invention est contraire aux normes de conduite conventionnelles adoptées par la société. Ceci permet de censurer une invention si son développement est entaché de pratiques de biopiraterie. Dans le présent cas, même si les détenteurs ont confirmé la méconnaissance des droits des détenteurs des savoirs traditionnels (notamment le droit au respect de leur consentement libre et éclairé et l’absence d’un partage juste et équitable des avantages), l’OEB refuse de statuer sur ces faits en considérant que ceux-ci relèvent de la compétence des juges nationaux¨...  ( Voir l`article au complet ) 

https://theconversation.com/debat-la-biopiraterie-ou-le-vol-des-savoirs-ancestraux-92780

Pégé

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mardi 13 mars 2018

Réflexion : Sommes-nous faits de poussières d'étoiles ?

 Salut à tous,   

Du site Futura Sciences :

 ¨ Vous avez sans doute déjà entendu l'expression « nous sommes faits de poussières d'étoiles »... S'agit-il d'un mythe ou de la réalité ? Une équipe d'astronomes, partie sur les traces de ces poussières, est remontée jusqu'à leurs sources. Pas de doutes, 97 % de nos milliards de milliards d'atomes proviennent bien du cosmos. 

   L'expression « poussières d'étoiles », reprise par Hubert Reeves pour le titre de l'un de ses plus célèbres livres, est à l'origine de Carl Sagan. Dans sa série Cosmos, l'astrobiologiste déclarait « l'azote dans notre ADN, le calcium de nos dents, le fer dans le sang, le carbone dans nos tartes aux pommes ont été faits à l'intérieur d'étoiles qui se sont effondrées. Nous sommes faits de poussières d'étoiles ».

    En effet, comme le montrent encore de récentes recherches sur la généalogie de la matière qui nous compose, nous tous, ce qui inclut évidemment tous les êtres vivants (et aussi tout ce qui nous entoure, la planète elle-même ainsi que tous les autres corps du Système solaire), sommes constitués d'atomes forgés à travers différents évènements cosmiques qui ont jalonné les 13,8 milliards d'années d'histoire de l'univers.

Supernovae, explosions de naines blanches : d'où viennent nos atomes ?
  
   En effet, l'alchimie n'est pas la même selon les conditions de production. Les éléments peuvent ainsi provenir :
  
.  du  Big Bang (en bleu foncé dans le tableau ci-dessus) en ce qui concerne l'hydrogène (H) et une grosse partie de l'hélium (He). Très abondants dans le cosmos, ceux-ci sont la matière première des autres éléments du tableau périodique, lesquels n'ont pu être créés par la suite que dans le chaudron des étoiles plus ou moins massives.


Tous nos atomes sont à 97 % d'origine stellaire
    Alors, d'où proviennent les quelque 7 milliards de milliards de milliards d'atomes (7×1027 atomes) qui nous composent ? de combien de supernovae différentes, de fusions d'étoiles à neutrons, de rayons cosmiques venus de l'autre bout de la Voie lactée et au-delà ? Brassés dans notre galaxie, au fil de ses rotations et aussi de ses fusions (nombreuses) avec d'autres, qui ont commencé il y a plus de 13 milliards d'années, ces atomes ont donc de multiples provenances.

Les éléments indispensables à la chimie de la vie sont au centre de la galaxie
  Avec plusieurs collègues du sondage SDSS, Jennifer Johnson a cosigné une étude confirmant que tous nos atomes sont à 97 % d'origine stellaire. « Grâce à ces données, nous pouvons déterminer quand et où la vie a eu les éléments nécessaires pour émerger dans notre galaxie », a-t-elle par ailleurs déclaré¨...   ( Voir l`article au complet )
 
https://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/astrophysique-sommes-nous-faits-poussieres-etoiles-7275/?utm_content=buffer73186&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

Pégé  

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mardi 27 février 2018

Les leçons de l`Histoire... mais que nous oublions, volontairement ou non !

Salut à tous,  


   Pour ceux qui s`intéressent un tant soit peu à l`étude et au suivi de la géopolitique savent bien que la grande majorité des sujets d`actualité que les médias nous présentent régulièrement ne sont que de nouveaux chapitres de faits et de situations déjà vécus, à quelques exceptions près...

¨ Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire¨ ( Albert Einstein )
 
Le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes. (Martin Niemöller, 1892-1984)
   ¨Un homme dont la famille faisait partie de l'aristocratie allemande, avant la seconde guerre mondiale, possédait un certain nombre de grandes usines et de propriétés.

   Quand on lui demandait combien d'allemands étaient de véritables nazis, il faisait une réponse qui peut guider notre attitude au regard du fanatisme.
   Peu de gens sont de vrais nazis, disait-il, mais nombreux sont ceux qui se réjouissent du retour de la fierté allemande, et encore plus nombreux ceux qui sont trop occupés pour y faire attention. J'étais l'un de ceux qui pensaient simplement que les nazis étaient une bande de cinglés. Aussi la majorité se contenta-t-elle de regarder et de laisser faire. Soudain, avant que nous ayons pu réaliser, ils nous possédaient, nous avions perdu toute liberté de manœuvre et la fin du monde était arrivée. Ma famille perdit tout, je terminai dans un camp de concentration et les alliés détruisirent mes usines.»
    La Russie communiste était composée de russes qui voulaient tout simplement vivre en paix, bien que les communistes russes aient été responsables du meurtre d'environ vingt millions de personnes. La majorité pacifique n'était pas concernée.
    L'immense population chinoise était, elle aussi, pacifique, mais les communistes chinois réussirent à tuer le nombre stupéfiant de soixante-dix  millions de personnes.
    Le japonais moyen, avant la deuxième guerre mondiale, n'était pas un belliciste sadique. Le Japon, cependant, jalonna sa route, à travers l'Asie du sud-est, de meurtres et de carnages dans une orgie de tueries incluant l'abattage systématique de douze millions de civils chinois, tués, pour la plupart, à coups d'épée, de pelle ou de baïonnette.
   Et qui peut oublier le Rwanda qui s'effondra dans une boucherie. N'aurait-on pu dire que la majorité des Rwandais était pour «la Paix et l'Amour»?
   Les leçons de l'Histoire sont souvent incroyablement simples et brutales, cependant, malgré toutes nos facultés de raisonnement, nous passons souvent à côté des choses les plus élémentaires et les moins compliquées : les musulmans pacifiques sont devenus inconséquents par leur silence.
   Aujourd'hui, des «experts» et des «têtes bien pensantes», ne cessent de nous répéter que l'Islam est la religion de la paix, et que la vaste majorité des musulmans ne désire        que vivre en paix.  Bien que cette affirmation gratuite puisse être vraie, elle est totalement infondée.  C'est une baudruche dénuée de sens, destinée à nous réconforter, et, en quelque sorte, à diminuer le spectre du fanatisme qui envahit la Terre au nom de l'Islam.
Ce sont les fanatiques qui posent des bombes, décapitent, massacrent ou commettent les crimes d'honneur. Ce sont les fanatiques qui prennent le contrôle des mosquées, l'une après l'autre.  Ce sont les fanatiques qui prêchent avec zèle la lapidation et la pendaison des victimes de viol et des homosexuels. La réalité, brutale et quantifiable est que la «majorité pacifique», la «majorité silencieuse» y est étrangère et se terre.
    Les musulmans pacifiques deviendront nos ennemis s'ils ne réagissent pas, parce que, comme mon ami allemand, ils s'éveilleront un jour pour constater qu'ils sont la proie des fanatiques et que la fin de leur monde aura commencé.
   Les Allemands, les Japonais, les Chinois, les Russes, les Rwandais, les Serbes, les Albanais, les Afghans, les Irakiens, les Palestiniens, les Nigériens, les Algériens, tous amoureux de la Paix, et beaucoup d'autres peuples, sont morts parce que la majorité pacifique n'a pas réagi avant qu'il ne soit trop tard.
   Quant à nous, qui contemplons tout cela, nous devons observer le seul groupe important pour notre mode de vie : les fanatiques.   
   «Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.
   Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.
   Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.
   Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.
   Et lorsqu'ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour protester.»¨.
Pégé

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dimanche 4 février 2018

HISTOIRE : Diogène de Sinope, philosophe et bien plus...

Salut à tous,

 Du site Philo5.com :   


   ¨  Diogène, fils du banquier Ikésios, naquit à Sinope [2]. Il s'enfuit, raconte Dioclès, quand son père, qui tenait la banque publique, fabriqua de la fausse monnaie. Eubulide, dans son livre sur Diogène, accuse de ce crime notre philosophe, et dit qu'il s'enfuit avec son père. Quoi qu'il en soit, Diogène lui-même s'accuse dans le Pordalos d'avoir falsifié la monnaie.
    
   Venu à Athènes, il s'attacha à Antisthène. Celui-ci le chassa parce qu'il ne voulait pas de disciples, mais il ne put rien contre la ténacité de Diogène. Un jour où il le menaçait d'un bâton, notre philosophe tendit sa tête et lui dit : « Frappe, tu n'auras jamais un bâton assez dur pour me chasser, tant que tu parleras ! » Il devint donc son auditeur et vécut très simplement, comme il convenait à un homme exilé. 
    
   Ayant vu un jour une souris qui courait sans se soucier de trouver un gîte, sans crainte de l'obscurité, et sans aucun désir de tout ce qui rend la vie agréable, il la prit pour modèle et trouva le remède à son dénuement. Il fit d'abord doubler son manteau, pour sa commodité, et pour y dormir la nuit enveloppé, puis il prit une besace, pour y mettre ses vivres, et résolut de manger, dormir et parler en n'importe quel lieu. Aussi disait-il, en montrant le portique de Zeus [3] et le Pompéion, que les Athéniens les avaient construits à son intention, pour qu'il pût y vivre.

   Étant tombé malade, il s'appuyait sur un bâton. Par la suite, il le porta partout, à la ville et sur les routes, ainsi que sa besace. Il avait écrit à un ami de lui indiquer une petite maison ; comme l'ami tardait à lui répondre, il prit pour demeure un tonneau vide qu'il trouva au Métroon [4]. Il le raconte lui-même dans ses lettres. L'été il se roulait dans le sable brûlant, l'hiver il embrassait les statues couvertes de neige, trouvant partout matière à s'endurcir.

    Un jour où il parlait sérieusement et n'était pas écouté, il se mit à gazouiller comme un oiseau, et il eut foule autour de lui. Il injuria alors les badauds, en leur disant qu'ils venaient vite écouter des sottises, mais que, pour les choses sérieuses, ils ne se pressaient guère.

   Les Athéniens l'aimaient beaucoup. Ils fessèrent un jeune homme qui avait brisé son tonneau, et remplacèrent le tonneau. Denys le stoïcien raconte que, fait prisonnier à Chéronée, il fut conduit auprès de Philippe. Le roi lui demanda qui il était et Diogène répondit : « Je suis l'espion de ton avidité. » Philippe en fut tout éberlué et lui rendit la liberté¨...   
( Voir l`article au complet ) 

http://www.philo5.com/Les%20philosophes%20Textes/Diogene_OntDitSur.htm

Pégé

 
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