samedi 4 juillet 2020

HISTOIRE : Nicolas Machiavel, "storico, comico e tragico" !

Salut à tous,

Du site France Culture: À l’heure où monarques et dictateurs côtoient des démocraties moribondes, "Une vie, une œuvre" vous emmène à Florence au temps de la Renaissance, à la rencontre d’un théoricien du réalisme politique qui se disait "historien, comique et tragique" : Nicolas Machiavel.  

¨   Une vie, une œuvre vous emmène à Florence en temps de guerre, au cœur d’une période troublée pendant laquelle les Lumières de la Renaissance côtoyaient les Ténèbres de la violence politique et religieuse. Vous rencontrerez un homme épris de liberté mais que sa légende noire fit et fait encore passer pour une canaille, Nicolas Machiavel.

   Revêtez vos plus beaux habits de cour et prenez vos armes pour vous frayer un chemin parmi les mercenaires et condottieres, en compagnie de Savonarole, des Borgia, des Médicis et même d'un prélat coupé en deux, avec l’auteur des bréviaires intemporels de philosophie politique que sont Le Prince et L’Art de la guerre.

   Niccolò Macchiavelli, penseur italien de la Renaissance, théoricien de la politique, de l'histoire et de la guerre, était aussi poète et dramaturge. Fonctionnaire de la République florentine, il effectua diverses missions diplomatiques, notamment auprès de la papauté et de la cour de France. Il devint alors un observateur privilégié et aguerri de la mécanique du pouvoir et des ambitions qu'il suscite.
 
   "Historien, comique et tragique" ("storico, comico e tragico") : c'est ainsi que se désigne lui-même Machiavel, en signant une lettre adressée à son ami Guichardin, à propos des événements de 1525, et des temps troublés où Charles Quint assurait une mainmise sur la péninsule italienne.

   Historien, il n'a cessé de l'être, depuis les années où, nommé secrétaire à la chancellerie florentine, il effectue des missions diplomatiques à l'extérieur : il scrute alors la vie politique de Florence et des pays où il se rend, il analyse, il écrit, éclairé par la lecture des Anciens. Et ce, jusqu'à la fin de sa vie. Toute son œuvre est générée par ses activités politiques qui lui inspirent discours, commentaires, réflexions, pour aboutir à ce dernier grand texte, commandé par Jules de Médicis devenu le pape Clément VII, que sont les Histoires florentines où il traite de l'histoire contemporaine de Florence.
Comique, il écrit aussi des pièces de théâtre dont la plus connue, La Mandragore, à travers le rire et les personnages créés, fait écho à la politique et la vie publique dont il ne peut jamais vraiment s'éloigner.

   Tragique, comme sa description de la réalité des hommes, comme le destin et les qualités qu'il prête au Prince, qui "ne peut fuir le renom d'être cruel". Un réalisme politique froid, qui est à l'origine du terme "machiavélique" parfois utilisé à contresens. Aussi faut-il encore expliquer ce que "machiavélien" signifie¨...  ( Voir l'article au complet )

 https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/nicolas-machiavel-storico-comico-e-tragico?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1592741116

Pégé
 
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dimanche 21 juin 2020

Ce que James Baldwin nous apprend du racisme français !

Salut à tous,

Du site Slate.fr : Il est temps de penser le racisme à la française, de raconter son histoire, de déchiffrer ses codes et d’analyser ses concepts afin de ne plus transmettre l’ignorance volontaire.  

¨  James Baldwin, remis au goût du jour par le documentaire de Raoul Peck, I Am Not Your Negro, et dont Gallimard a publié le mois dernier une nouvelle édition de Notes of a Native Son (Chroniques d’un enfant du pays, traduit par Marie Darrieussecq), a des choses à nous dire aussi sur notre époque et sur le racisme made in France.

   Dans l’avant-dernier texte de ce recueil, intitulé ironiquement «Equal in Paris», Baldwin raconte l’affaire du drap de lit: son arrestation pour vol en décembre 1949, son dialogue kafkaïen avec les policiers venus l’interpeller, son séjour à Fresnes, son passage devant le juge, conclu par un non-lieu. Dans la salle d’audience, le sang du jeune Baldwin se glace lorsqu’il réalise «l’amusement» suscité par son aventure et ses démêlés avec la justice. «Il était inévitable que cette bonne humeur me rappelât les rires que j’avais entendus si souvent chez moi.» Ces rires, écrit-il, sont ceux des privilégiés qui se considèrent à l’abri de la misère et pour qui la souffrance de la vie n’est pas réelle. Baldwin était parti en France dans l’espoir d’y échapper. À Paris, il découvre au contraire l’universalité du regard porté sur lui. Baldwin comprend qu’il lui faudra vivre partout avec «ce rire qui ne s’arrête jamais» –et il devient Baldwin.

   Soixante-dix ans plus tard, le racisme est souvent vu en France comme un objet lointain, étranger, obsolète, neutralisé –un colis suspect sous sa cloche, qui ne risque plus de nous faire du mal. C’est un monstre ancien que l’Histoire et la République, droits de l’Homme en étendard, ont terrassé il y a longtemps sur le territoire national. Pourquoi donc remuer la boue du passé, agiter les ombres de la mémoire? Qu’on nous laisse, Français, aller de l’avant, progresser la conscience claire. Voudrait-on nous diviser? Saper les piliers d’une société déjà affligée de mille et une fractures en y distillant le poison du communautarisme?

   Conséquence de cette mise à distance: l’antiracisme est considéré comme une valeur positive surtout quand il n’a pas de dimension hexagonale ni trop actuelle. Combien de parcs, de stations de métro, de rues, de centres de loisirs portent le nom de Martin Luther King? Rosa Parks? Nelson Mandela? Voilà de dignes héros antiracistes. James Baldwin. Marielle Franco, peut-être un jour. Pourquoi? Parce que ces gens ont combattu un système d’oppression et l’idéologie de la suprématie blanche aux États-Unis, en Afrique du Sud ou au Brésil de Bolsonaro –loin de chez nous. Appliqué à la France, où le racisme flotte dans un vide anhistorique, l’antiracisme devient une lubie toxique, une maladie infantile de l’intellectuel, de l’universitaire ou de l’artiste. À quoi bon être antiraciste? En France, le Code noir s’est écrit tout seul. Les territoires d’Afrique du Nord et de l’Ouest se sont colonisés tout seuls. Les Africains se sont transportés tout seuls aux Antilles et aux Amériques dans la soute des bateaux négriers. Là-bas, ils se sont mis tout seuls au travail pour couper la canne à sucre et récolter le coton¨...  ( Voir l'article au complet )

http://www.slate.fr/story/177468/james-baldwin-racisme-francais?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1558620927
 
 Pégé

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samedi 6 juin 2020

Les croyances religieuses au défi du Covid-19 !

Salut à tous,

Du site ORIENTXXI : Depuis plusieurs semaines, l’incompréhension domine quand on constate que certains groupes confessionnels ou communautaires renâclent à se plier aux règles sanitaires que la majorité des peuples considère comme indispensables pour enrayer la propagation du Covid-19. Comment l’expliquer ?

¨  En Orient, en Occident ou en Asie, dans des églises, des mosquées, des synagogues et d’autres lieux de rassemblement communautaire, des fidèles se rapprochent, se réunissent, communient et se congratulent, favorisant ainsi la diffusion du virus. Comment a-t-on pu oublier que la peste s’est répandue dans la Russie du XVIIIe siècle parce que les croyants faisaient la queue pour embrasser les icônes, réceptacles et agents de transmission de cette bactérie ? À leur décharge, les peuples d’alors ignoraient comment une épidémie se transmet. Comment expliquer les comportements d’aujourd’hui alors que tout prouve que le danger de propagation vient de la promiscuité humaine ?

Résistance à la mondialisation !

   En Corée du Sud, à l’origine de la propagation de l’épidémie début février, une grande partie des personnes infectées appartenait à un groupe chrétien marginal, l’Église Shincheonji de Jésus, dont beaucoup réclament depuis la dissolution. En Israël, pendant des semaines, les quartiers ultra-orthodoxes ont dédaigné les restrictions décidées par l’État. Compte tenu de leur très forte population, ces concentrations urbaines sont porteuses de tous les risques pour l’ensemble du pays.

Crime, châtiment et protection divine !
   Quand rien ne vient expliquer l’irruption d’un inconcevable drame — guerre, famine, cataclysme naturel ou humain, pandémie — les croyances sont une inépuisable source d’interprétations, d’où ne sont pas exclus des considérations politiques et des opportunismes idéologiques.

Desseins secrets !
    Les croyances apportent des réponses aux énigmes de l’existence et offrent un début de sens à ceux qui y adhèrent. S’il ne faut pas prendre des « messies » pour des lanternes, on ne devrait pas en revanche accorder la moindre attention à cette catégorie de personnes qui sont convaincus que la réalité ne peut être que raisonnable et que tout ce qui diverge par rapport au rationnel n’est que le produit d’un dessein secret, échafaudé par des forces forcément occultes. Les complotistes sont de cette eau-là.

La relative impuissance des gouvernants !

    En Israël, l’armée s’est redéployée autour de la ville ultra-orthodoxe de Bnei Brak, dont les habitants, parce qu’ils faisaient peu de cas de ce fléau terrestre, ont été largement infectés par le Covid-19. Devenue camp « assiégé », la zone est désormais entièrement confinée et sous couvre-feu militaire. Cette mesure extrême prouve qu’en période de drame national, l’État est souvent impuissant à faire admettre des décisions extra-ordinaires et qu’il ne peut y parvenir qu’en usant de mesures drastiquement contraignantes¨...  ( Voir l'article au complet )

 https://orientxxi.info/magazine/les-croyances-religieuses-au-defi-du-covid-19,3791

Pégé

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dimanche 31 mai 2020

Les «vieux» sont-ils moins bien traités qu'avant ?

Salut à tous,

Du site  Slate : La crise du Covid-19 ne ferait que mettre en lumière un processus déjà entamé depuis plusieurs décennies.   

¨  «Jamais on n'avait exprimé avec une aussi tranquille impudeur le fait que la vie de tous n'a pas la même valeur.» Dans une lettre lue sur France Inter, lundi 4 mai, Michel Houellebecq s'est ému du sort réservé aux personnes âgées dans la crise du Covid-19. «Jusqu'à quand convient-il de réanimer les malades et de les soigner? 70, 75, 80 ans?», interroge l'écrivain, reprochant aux instances politiques et médicales une relative indifférence face au sort des plus vieilles et des plus vieux, pourtant les plus menacés par le virus.

   Le vieillissement des sociétés occidentales est un phénomène récent, qui a bouleversé le statut des aîné·es. Le cri d'alerte de Michel Houellebecq, salutaire sur le fond, laisse néanmoins entendre que la vieillesse serait aujourd'hui déconsidérée, voire haïe: comme si, par le passé, les personnes âgées avaient été traitées avec plus d'humanité. Mais qu'en est-il vraiment? Faisait-il si bon vivre quand on avait 60 ou 70 ans sous Louis XV, par exemple? Petit panorama de l'évolution du statut des vieilles, des vieux et de la vieillesse au fil des siècles.

Vieux d'hier et d'aujourd'hui !

   Une évidence, d'abord: les vieilles et les vieux d'aujourd'hui ne sont pas les mêmes qu'hier. «Sous l'Ancien Régime, on peut facilement qualifier de “vieux” quelqu'un qui a 45 ou 50 ans», indique l'historien Jean-Pierre Bois, auteur du livre Les Vieux. Avant que l'état civil ne se systématise au XIXe siècle et que l'espérance de vie n'augmente, tout est plutôt question d'aptitudes à la tâche: «Jusqu'à la Révolution française, la vieillesse est plus un état qu'un nombre d'années vécues. On découpe parfois les âges de la vie en quatre, comme les quatre saisons, pour obtenir des concordances merveilleuses. Mais cette partition n'a rien de très fixe ni élaboré.» 

Le «vieillard» et sa famille: une relation ambivalente !

   Jean-Pierre Bois met en garde contre deux écueils: «Dire que c'était mieux avant... et dire que c'était pire. En réalité, chaque société aborde les problèmes de la vieillesse avec ses codes, ses ressources, ses équilibres propres.» La différence indéniable entre l'époque moderne et aujourd'hui, selon lui, c'est l'émergence de la famille nucléaire (parents + enfants) qui éloigne les grands-parents du cercle initial. «Jusqu'au début du XXe siècle, les anciens ont généralement une place près du feu ou dans un coin plus éloigné de la partie centrale de la maison, la table étant réservée au chef de famille, développe Jean-Pierre Bois. Ils sont respectés car ils transmettent un savoir précieux et ont parfois une utilité au sein de la famille: aller chercher du bois mort, filer la laine...» 

  S'il arrive que trois générations vivent sous le même toit, cette configuration n'est pas pour autant systématique. Des personnes âgées peuvent vivre seules, à proximité de leur descendance. «Chacun intègre l'autre dans le cadre de sa sociabilité quotidienne, ce qui se traduit par un apport éducatif, matériel et affectif de la part du ou des grands-parents encore en vie», note Vincent Gourdon, auteur d'une Histoire des grands-parents. Ce modèle a surtout cours dans la moitié sud de la France, où la structure familiale est davantage patriarcale. «L'affaiblissement de la cohabitation entre les aïeuls et petits-enfants se produit véritablement à partir de la Première Guerre mondiale.»¨ ...  
( Voir l'article au complet )

 http://www.slate.fr/story/190539/famille-sante-retraite-statut-vieux-personnes-agees-evolution-covid-19?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1589953467

Pégé

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samedi 23 mai 2020

HISTOIRE : Les infortunes d’un jeune chef en temps d’épidémie !

Salut à tous,

Du site OrientXXI : Les infortunes d’un jeune chef en temps d’épidémie. 

¨ Il sait qu’il va devoir affronter des obstacles, mais l’adversité l’attire. Il ne craint pas les revers de fortune et rêve de faire de grandes choses. Il dort peu, quelques heures par nuit, et mange souvent à la va-vite. En pleine débâcle sanitaire, il n’hésite pas à contredire ses services de santé qui ne l’écouteront pas toujours à leur tour. Il laissera ses hommes, frappés par une épidémie incurable, pour rejoindre la côte méditerranéenne de France. Les a-t-il sacrifiés à son ambition ? Sa carrière n’en souffrira pas. Pour l’heure, le général Bonaparte est à Paris et rêve d’Orient. Une année plus tard, il sera en Égypte puis en Palestine.

 Son expédition échouera. Si les raisons de l’échec de son aventure orientale sont multiples, la peste à Jaffa a sûrement pesé de manière importante. Un tableau d’Antoine-Jean Gros en porte le souvenir.

« L’Empire des Turcs s’écroule tous les jours » !

   En 1797, le général Bonaparte fait part au Directoire1 de son sentiment selon lequel « l’Empire des Turcs s’écroule tous les jours » et qu’il serait opportun d’agir en Orient. Il met en avant les avantages stratégiques et commerciaux que le pays peut en attendre. Charles-Maurice de Talleyrand, ministre des relations extérieures, soutient cette idée qui est déjà ancienne. Le feu vert est donné. En mai 1798, la campagne d’Égypte peut commencer.

   À peine débarqué en Égypte, Bonaparte adopte une politique du changement de régime, de libération des peuples et de modernisation de l’Orient, une sorte de néoconservatisme américain avant l’heure. Quelques jours auparavant, en route vers l’Égypte, il s’était fait la main sur Malte. En moins d’une semaine de séjour, il avait révolutionné à jamais le système de gouvernance de l’île : en particulier, établissement d’un code civil, abolition de l’esclavage, abolition des privilèges et des droits féodaux, fin de l’Ordre de Malte, création d’une nouvelle administration, administration de Malte et Gozo par une commission de gouvernement, réforme de l’administration des finances publiques, création de nouvelles écoles primaires, envoi de boursiers maltais en France.

       Arrivé en Égypte, sa victoire lors de la bataille des Pyramides contre les mamelouks2 (21 juillet 1798) le conforte dans ses choix stratégiques et politiques. La route du Caire lui est ouverte. Mais contrairement à ce qu’il peut croire alors, cette victoire n’augure rien de bon. Il s’ensuit une série de réussites militaires sans lendemain et de défaites, dont la plus importante est celle de la marine française à Aboukir, les 1er et 2 août 1798, face à l’amiral Horatio Nelson, qui prive l’armée de Bonaparte de toute possibilité de recevoir du renfort et de revenir en France. Le cours de son aventure orientale en est radicalement transformé.

Préparatifs sanitaires de guerre !
   Les historiens s’accordent à dire que le dispositif sanitaire mis en place en préalable à l’aventure orientale de Bonaparte avait été préparé avec soin. Mais il n’a pu être déployé comme il aurait fallu" ...   ( Voir l'article au complet )

https://orientxxi.info/les-infortunes-d-un-jeune-chef-en-temps-d-epidemie-de-la-peste-au-covid-19,3808

Pégé  

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samedi 16 mai 2020

COMMENTAIRE : ¨Je suis fatiguée des peines qu’on a ¨ !

Salut à tous,

Du site  La Presse : Mardi soir, je regarde l’indispensable émission d’Anne-Marie Dussault, 24/60, sur RDI. Clémence DesRochers, en direct de son jardin, se souvient de sa grande amie Renée Claude, emportée, le matin même, par la COVID-19.  

¨   Les yeux tristes, la voix nouée, Clémence dit : « Je suis fatiguée des peines qu’on a. C’est épouvantable. D’abord, on vieillit… Mais de voir partir Renée et Monique Leyrac… C’est toute une époque dans laquelle on vivait… »

   Sa douleur et son découragement traversent l’écran et me frappent en plein cœur. Soudain, je prends conscience de la tragédie qui nous attend tous au détour. Il n’y a pas que notre mort qui nous guette. Il y a aussi la mort de ceux qu’on aime. Il y a surtout les morts de ceux qu’on aime.

   On vit d’abord la grande souffrance de perdre ses aïeux. Sa mère, son père, ses oncles, ses tantes, ses maîtres, ses guides. Ça nous déconstruit. Pour se consoler, on se dit que c’est le cycle de la vie. Que c’est la loi du temps. Qu’ils étaient là avant nous. Et que c’est normal qu’ils soient rendus au-delà avant nous aussi.

   Mais quand commencent à disparaître les gens de notre cohorte, les gens de notre époque, ça doit être infernal. Les paroles rassurantes ne tiennent plus. C’est toujours le cycle de la vie. Mais c’est notre cycle à nous. On fait partie du tourbillon.

   Ce sont les gens de notre présent qui s’évanouissent. Comme si le puzzle du destin, qu’il nous avait fallu tellement de temps à résoudre, se défaisait morceau par morceau.
« Fatiguée des peines qu’on a… »

   Je me mets à la place de Clémence. Apprendre que son amie est partie. Son amie avec qui elle a eu 20 ans. Son amie avec qui elle a ri, chanté, dansé. Son amie avec qui elle était au début du temps nouveau. C’est une lumière qui s’éteint dans sa demeure. Une chambre qui se condamne. Un jardin qui rétrécit. Une vivace qui ne refleurira plus.

   Un deuil, ça épuise. Imaginez quand il s’ajoute à d’autres qu’on vient à peine de traverser. Ça accable.

   Des âmes fatiguées, il y en a plein, en ce moment. Tourner ou faire glisser les pages nécrologiques du journal donne le vertige. Il y a tellement de noms, tellement de visages, tellement d’existences qui se terminent en 2020. Le récit d’une génération se transforme en épitaphes. Et pour chacun de ces êtres, combien de proches abandonnés. La peine de ces milliers de gens, on ne l’entend pas. Leurs larmes sont trop discrètes, trop sincères pour passer par-dessus le tumulte de nos humeurs quotidiennes.

   Faut dire qu’on a raison d’être maussades. On a raison d’être à bout¨...   
( Lire le commentaire au complet )

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Pégé

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vendredi 8 mai 2020

RÉFLEXION : Une terre sans moustique ni pou !

Salut à tous,

Du site Québec Science :  Mon frère, le géologue, me disait un jour: «Tu sais, la Terre, nous lui sommes profondément indifférents, elle se passerait bien de nous. Quand nous aurons tout détruit de sa beauté, elle s’en refera une, elle sera belle une autre fois, mais serons-nous encore là pour le constater?»  

¨ Les temps cosmiques et géologiques sont des temps qui nous dépassent. La beauté du monde n’est pas humaine, elle se situe hors de notre entendement; en sommes-nous si jaloux? Car il faut croire que l’humain vit sur la Terre dans le seul but de la défigurer.

   J’ai une amie qui revient d’Hawaï. Ces îles volcaniques, depuis toujours isolées du reste du monde, s’étaient au fil du temps transformées en paradis des arbres et des fleurs, bougainvilliers, orchidées, hibiscus, oiseaux du paradis et des dizaines de variétés dont on ne saurait plus dire le nom. Sur ces îles et ces îlots poussait une forêt tropicale aux arbres magnifiques, dont le fameux Santal, arbre mythique, bois odorant dont les efflu­ves portent à la méditation, invitent à la sagesse et inspirent le calme. Il n’y avait ni prédateur, ni reptile, ni moustique, ni pou, ce qui est bon pour la paix de l’esprit et le repos des vieilles âmes. Soixante-trois espèces d’oiseaux habitaient les îles, en compagnie d’une sorte de chauve-souris et du phoque moine, vieux mammifère solitaire et grognon. La tortue des mers venait pondre ses œufs sur la plage, à l’ombre des palmiers, en toute tranquillité.

   Il y a près de 2 000 ans, des humains ont abordé ce paradis, c’étaient des Polyné­siens de la famille des Maoris, en provenance des îles Marquises. Ils amenaient avec eux la religion des grands Tabous et du Mana, ils apportaient aussi des chiens et des cochons. Plusieurs générations occupèrent pacifiquement les îles de l’Archipel, allant de l’une à l’autre à bord de leur fameuse pirogue, le va’a. Grands navigateurs, ils connaissaient les constellations, sachant s’orienter en haute mer à la seule observation des vagues, du ciel et du vent. Ils mangeaient du porc, des poissons, de la tortue, de grosses mangues juteuses et des bananes. Les chiens étaient heureux qui n’avaient pas de puces, le temps était au beau fixe, avec beaucoup de soleil, beaucoup de pluie, de la chaleur à profusion.

   Puis vinrent les bateaux européens. Les îles furent officiellement découvertes en 1778 par le capitaine Cook, qui y trouva d’ailleurs une mort tragique aux mains des indigènes. La Pérouse, Vancouver et combien d’autres vinrent mouiller dans les parages de l’archipel malencontreusement nommé Sandwich, en l’honneur du comte anglais à qui l’on doit le plat du même nom, oh! malheur toponymique! À partir de là, l’île fut déflorée, spoliée, transformée, littéralement salie. Les Anglais n’apportaient pas que des chevaux, des chèvres et des moutons; venaient avec eux les jeux de pouvoir, la hiérarchie monarchique, la syphilis, toute l’avidité, toute la violence, tous les maux du monde¨...  ( Voir l'article au complet )

 https://www.quebecscience.qc.ca/serge-bouchard/une-terre-sans-moustique-ni-pou/

Pégé 

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dimanche 3 mai 2020

Comment Victor Hugo a écrit "Les Misérables" ?

Salut à tous,

 Du site France Culture : "Mes amis, retenez ceci. Il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs." ( Victor Hugo )  

¨    “Tant que les trois problèmes du siècle, la dégradation de l'homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l'atrophie de l'enfant par la nuit, ne seront pas résolus (...) tant qu'il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles.” Dès sa célèbre préface des Misérables, qui tient en une seule phrase, Victor Hugo pose l'enjeu de ce livre total. Avec ses personnages de Cosette, Gavroche, Jean Valjean ou Marius, cette oeuvre est aujourd'hui l'une des plus connues au monde, les plus adaptées, sous forme de manga, de télénovelas, de film ou de comédie musicale. Le récent succès du film de Ladj Ly, Les Misérables, qui cite le roman et y fait référence sans pour autant en être une adaptation, a remis en avant l'actualité du propos politique de Hugo, quant à la violence, la misère ou l'éducation.

   Jean-Marc Hovasse : "L’ambition politique et sociale de Victor Hugo avec Les Misérables est considérable. Il s’agit de fonder la démocratie avec un peuple qui sait lire. L’ambition de Victor Hugo, c’est d’élever, comme on parle des élèves, d’élever son lecteur. De constituer le peuple dans la grande république qu’il rêve pour la France, l’Europe et le monde. Son ambition c’est d’être lu et d’avoir une incidence, une utilité dans le monde entier. Et c’est extraordinaire de constater combien ça a marché parce que c’est le roman français sans doute le plus connu dans le monde entier. On trouve dans Les Misérables tout Victor Hugo, c’est très important. On trouve le Hugo politique, le Hugo dramaturge, le Hugo poète, d’abord dans l’écriture ; Rimbaud dit que c’est un poème. On a tout Hugo aussi parce qu’on a le Hugo d’avant l’exil et le Hugo de l’exil, mêlés. Sa femme a mis en évidence les liens qui existent entre Marius et lui-même, qui sont évidents quand on connaît la biographie. Et Hugo lui-même dans une déclaration dit “ce sont des quasi mémoires”. C’est le sommet de son oeuvre."

Littéralement, le roman d’une vie !

   Hugo écrit ce roman sur 17 années, en deux fois diamétralement opposées, à deux moments presque opposés de son évolution personnelle et politique.

   La première fois, en 1845, il a 43 ans et le livre s’appelle alors Les Misères. Au sommet de sa carrière, académicien, mondain, reçu par le Roi, Hugo est honoré partout. Il vient d’être nommé Pair de France, l’équivalent d’un sénateur, dans le parti de l’ordre, conservateur. Mais il est pris en flagrant délit d’adultère. Sa réputation ternie, le roi lui demande de se faire oublier quelques temps. Dans son bureau de la Place des Vosges, il s’isole et écrit, frénétiquement, sa réponse à la Comédie humaine de Balzac à partir du destin d’un forçat libéré du bagne, Jean Valjean.

   Jean-Marc Hovasse : "Hugo déplace les horaires de repas, il travaille énormément, le matin, l’après-midi, le soir. Il s’enferme dans son roman. Sa documentation, c’est là où c’est troublant, il l’a accumulée depuis des années." Habité par la question sociale depuis longtemps, Hugo fait appel à ses anciennes visites de prisons, de bagnes, d’usines, de villes comme Montfermeil, de rencontres avec des ouvrières, pour écrire au plus près du réel, de la misère. Mais alors qu’il a écrit les trois quarts du récit, survient la révolution de 1848, Hugo arrête tout pour se consacrer à la politique. Élu à l’Assemblée nationale, il tient de grands discours sur le prolétariat, la liberté de la presse, l’éducation... qu’il déclinera plus tard dans son roman¨...  ( Voir l'article au complet )

 https://www.franceculture.fr/litterature/comment-victor-hugo-a-ecrit-les-miserables?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1588436348

Pégé

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jeudi 23 avril 2020

COVID-19, Chine, Walmart et centre d’achats des Colocs !

Salut à tous,

 Du site LeDevoir : «La COVID-19 a forcé toute la planète à se mettre sur "pause" et tous les pays prennent maintenant conscience de la faiblesse de leur économie locale et de leur dépendance face aux grandes puissances économiques».

¨ Pourquoi ces quatre entités font autant peur aux économies locales ? En fait, elles ont en commun de chercher à les réduire à néant.

   La COVID-19 a forcé toute la planète à se mettre sur « pause » et tous les pays prennent maintenant conscience de la faiblesse de leur économie locale et de leur dépendance face aux grandes puissances économiques qui contrôlent l’approvisionnement de plusieurs secteurs économiques, dont entre autres les fournitures médicales et pharmaceutiques. Que restera-t-il de notre tissu économique après la pandémie ? Les sociétés vont compter leurs morts autant dans leur population que chez les PME et petits commerces qui n’y survivront pas. En conséquence, il est fort à parier que le discours mondialiste changera de manière importante.

   À l’échelle planétaire, la Chine est le Walmart de l’humanité. C’est la raison pour laquelle Donald Trump en a autant peur et lui a imposé des mesures pour contrer les dommages causés dans l’économie américaine locale. À l’image du centre d’achats chanté par les Colocs, il a sorti le bulldozer et a fait passer à la Chine un mauvais quart d’heure.

   Actuellement, le Québec prend aussi conscience que la santé de sa population et la protection des travailleurs de la santé sont dépendantes des livraisons de matériel médical et de fournitures pharmaceutiques en provenance de la Chine et d’ailleurs. Quelles sont ses options pour devenir autonome ?

Petites et grandes surfaces !
   Difficile à comprendre pourquoi le gouvernement du Québec demande d’acheter local et laisse les Walmart et Costco entièrement ouverts pendant la pandémie. En effet, tous les produits offerts dans nos petits commerces fermés sont actuellement disponibles dans ces grandes surfaces. Alors que les ventes de nos PME et petits commerces sont à zéro, celles des grandes multinationales sont au maximum. C’est le monde idéal pour ces grandes entreprises, car la concurrence est nulle, neutralisée et placée sur respirateur artificiel par les gouvernements canadien et provinciaux. Nos cultivateurs jettent leur lait pendant que Walmart vend des produits laitiers américains sur ses tablettes. Ce qui est paradoxal, c’est que de nombreux consommateurs achètent des produits dans ces grandes surfaces avec de l’argent qui leur est versé à même nos taxes parce qu’ils ont perdu leur emploi dans une de nos PME. Où sont la justice et l’équité dans tout ça ? Où iront les profits réalisés par ces multinationales avec une partie de nos taxes pendant que nos entrepreneurs locaux subissent des pertes importantes ?¨... ( Voir l'article au complet )

 https://www.ledevoir.com/opinion/idees/577445/covid-19-chine-walmart-et-centre-d-achats-des-colocs?fbclid=IwAR3PNyQRxlJc1KkElW4hruyxLKaqWaKCKoJhst-XMq82_flM-Jv4zetAvRs

 Pégé

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mardi 21 avril 2020

Cosmologie : quelle est notre place dans l'Univers ?

Salut à tous,

 Du site Futura Sciences : Non, la Terre n’est pas au centre de l’Univers. Le Soleil non plus. Notre Planète, notre Galaxie sont des anonymes perdus dans l’immensité du cosmos. Découvrez ici quelques notions de cosmologie qui vous permettront de mieux comprendre quelle est notre place dans l’Univers. 

¨  Situé à la périphérie de la galaxie qui l'héberge (la Voie lactée), notre Soleil n'est qu'une étoile quelconque parmi les centaines de milliards d'autres étoiles qui forment la traînée blanche si visible les nuits d'été. Notre Galaxie n'est elle-même qu'un individu banal parmi les milliards d'autres galaxies que l'on observe dans l'Univers. Mais le plus étonnant est que ces observations ne révèlent que la face visible d'un univers réel dominé par la matière noire et l'énergie noire, hypothèses qui rendent Copernic toujours plus contemporain. 

   Y a-t-il spectacle plus magnifique que celui du ciel d'une nuit d'été ? On peut y chercher avec bonheur les zébrures fugaces des « étoiles filantes » ou contempler sans se lasser l'éclat des milliards d'étoiles de la Voie lactée.

   Y a-t-il plus belles images que celles des planètes de notre Système solaire, envoyées par les sondes spatiales au cours de leur périple ? Et pourtant, ces images sont en partie trompeuses ! Le cosmos qu'elles nous révèlent ne serait qu'une infime part de l'univers réel.

   C'est ce réel que nous allons tenter ici d'appréhender en nous rappelant en premier lieu le rôle fondamental de l'astronomie et de la cosmologie dans l'évolution des idées scientifiques et philosophiques.

Explorer l'Univers !

   L'aspect trompeur des belles images du cosmos n'est pas dû à la limitation de nos sens usuels. Si nos yeux ne sont sensibles qu'à une infime part (« le domaine visible ») du spectre électromagnétique, la technologie actuelle permet d'explorer ce spectre dans sa totalité, du domaine radio aux rayons gamma.

   En dépit de ces moyens extraordinaires, l'essentiel de la masse, cause de la rotation des étoiles dans les galaxies spirales ou des mirages gravitationnels au sein des amas de galaxies, reste indétectable. Cette « masse cachée » ne se manifeste en effet que par son action gravitationnelle.

Les secrets de la cosmologie !

   La matière noire, 5 à 10 fois plus abondante que la matière visible, joue également un rôle irremplaçable dans le mécanisme de formation des grandes structures de l'Univers, des galaxies et des amas, dont les parties visibles sont offertes à nos regards.

   Le modèle du Big Bang est devenu le standard de la cosmologie et rend compte avec succès (avec de nombreux autres phénomènes) de l'expansion de l'Univers, expansion dévoilée par la « fuite des galaxies ». ( Voir l'article au complet )


 Pégé

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samedi 18 avril 2020

Chronique : Vive les vieux !

Salut à tous,

Du site LaPresse+ : On a tout faux. Les aînés ne sont pas derrière nous. Ils sont devant nous. Les aînés ne sont pas notre passé. Ils sont notre avenir. Ils sont déjà rendus là où l’on s’en va. Ils nous ont devancés. Ils ont marché avant nous. Parlé avant nous. Dansé, chanté, aimé, volé, gagné, avant nous. Trahi, chuté, perdu avant nous, aussi. 

 ¨ Ce ne sont pas les derniers. Ce sont les premiers. Ce sont nos Neil Armstrong. Nos découvreurs. Nos pionniers. Ce que l’on sait, ils nous l’ont appris. Lire, compter, s’intéresser, donner. Ignorer, blesser et prendre, aussi. Selon qui ils étaient sur notre chemin, on peut tout leur devoir ou leur en vouloir pour tout. Ils sont bons ou cons, comme nous. Ou, plutôt, on est cons ou bons, comme eux.

   Ce qu’ils sont aujourd’hui, c’est ce que nous serons demain. Les crèmes, la chirurgie esthétique et les filtres Instagram n’y changeront rien. On ne rajeunit pas. On vieillit. Tous autant que nous sommes. Les jeunes, aussi. Le temps d’une virgule, ils sont déjà moins jeunes. On vieillit. Chaque seconde de notre vie. Parce que vieillir, c’est vivre. Et mourir, c’est ne plus vieillir.

   Alors, voulez-vous bien me dire pourquoi, nous qui sommes si remplis de promesses pour l’avenir, sommes si peu préoccupés du sort des aînés ? Ce que nous leur faisons, c’est ce qu’on nous fera. Ce que nous ne leur faisons pas, c’est ce qu’on ne nous fera pas. Si on n’agit pas envers eux par altruisme, agissons, au moins, envers eux par égoïsme.

   Vous pouvez même le faire pour vos enfants. Parce que, je vous le souhaite, vos enfants seront vieux un jour. Pourquoi tant de sacrifices pour qu’ils aient une belle vie, si leur fin est triste et malheureuse  ? Tous les vieux sont les enfants de quelqu’un.

   La société a laissé de côté les personnes âgées. Pas juste depuis le virus. Depuis une éternité. Parce qu’on ne veut pas se voir en eux. La société vit bien dans le déni. La société croit qu’elle a 18 ans et se fait croire qu’elle s’amuse tout le temps.

   Le plus dérangeant dans cette histoire, c’est lorsqu’on lit le chiffre des décès, et que ça nous rassure de constater que les victimes sont surtout des gens de 70 ans et plus. Comme si c’était moins grave. Honte à nous. Une vie est une vie. Un être humain n’est pas un char. Il ne perd pas de la valeur avec le temps.

   Je sais que la mort d’un enfant nous brise le cœur. La mort d’un vieil enfant devrait le briser aussi. On comptera en combien de morceaux après. On part toujours trop tôt quand on aurait pu partir plus tard.
( Lire la chronique au complet )

 https://plus.lapresse.ca/screens/f92bc1d3-0a24-454f-ae26-5c6010938188__7C___0.html?utm_medium=Facebook&utm_campaign=Internal+Share&utm_content=Screen&fbclid=IwAR1Xwb_PoUzRCOUZdXttk4DGTL6R6uP9ilQgz8PgI9V1uMfcI1vyjJigbUc

Pégé   

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dimanche 12 avril 2020

Les nouveaux cavaliers de l’apocalypse !

Salut à tous,

 Du site Radio-Canada : La guerre, la famine, la maladie et la mort ne sont plus les seuls dangers qui guettent l'humanité.  

¨ Si le livre de l'Apocalypse du Nouveau Testament symbolisait par quatre cavaliers les grands maux annonciateurs de la fin des temps, des scientifiques singapouriens ont revu le concept pour les temps actuels.
 
   Les fléaux qui menacent maintenant l’humanité sont, selon eux, la surpopulation, la mondialisation, l’hyperconnectivité et la diminution du nombre de chaînes d'approvisionnement.

     ¨La pandémie actuelle dévoile de graves problèmes dans la dynamique mondiale du commerce, de la gouvernance et de la santé publique¨. (  Kang Hao Cheong, SUTD )

1- La surpopulation !
   La planète compte presque 8 milliards d’humains, et leur nombre augmente particulièrement vite depuis la révolution industrielle. La population mondiale a atteint un premier milliard d’humains autour de 1800, un deuxième milliard en seulement 130 ans vers 1930, puis un troisième milliard en 30 ans, vers 1960. Le quatrième milliard en 15 ans, en 1974, et le cinquième milliard en seulement 13 ans, en 1987. 

2- L’hyperconnectivité !
   L’explosion démographique a mené à une urbanisation importante et à l’apparition de mégapoles partout sur la planète. Ces villes où vivent des millions de personnes sont desservies par des systèmes de transport très connectés : bus, métro, avions et voitures. 

 3- La mondialisation !
   Les activités humaines, qu’elles soient économiques, sociales, sanitaires ou politiques, se déroulent de plus en plus à l’échelle planétaire. Elles sont liées et interdépendantes. Cette réalité découle de l'évolution technologique des transports, des communications et du commerce, et a mené à la création d’organisations telles que l’ONU et le Fonds monétaire international (FMI).

4- Des chaînes d'approvisionnement fragiles !
La mondialisation a favorisé l’apparition d’entreprises multinationales. De nos jours, les grands ensembles démographiques sont alimentés par des chaînes d'approvisionnement concentrées et moins nombreuses, dont les produits se trouvent rarement en quantités excédentaires. Si la survie d’une partie de la population nécessite une ressource en particulier pour sa survie, comme des respirateurs, la situation peut rapidement entraîner une catastrophe. 

Pégé
 
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mercredi 8 avril 2020

Regard de philosophe : « Non, tout n’ira pas bien si on continue comme on le fait » !

Salut à tous,

 Du site Radio-Canada : « Il faut vraiment saisir cette occasion pour travailler à une régionalisation des modes d’organisation et à une modération de notre rapport à la consommation. ».  

¨ Au-delà de l’urgence sanitaire, Alain Deneault pense que la pandémie du coronavirus, aussi douloureuse soit-elle, doit être l’occasion pour la planète d’observer une halte salvatrice et de repenser son modèle de production et de consommation. 

   Le philosophe est sans détour. Dans la fièvre du coronavirus qui s’empare du monde, avec son lot de morts et d’effets collatéraux, il est naturel de s’allier solidairement pour faire front commun à la pandémie, mais il faut se garder de verser dans un optimisme béat. 

   Il recommande de ne pas trop se gargariser de slogans triomphants, du genre Tout ira bien, car, prévient-il, non, tout n’ira pas bien si on continue comme on l’a fait. C’est la leçon qu’il faut tirer, il ne faut pas se fermer les yeux en disant : tenons bon et bientôt tout continuera comme avant.

   En entrevue à l’émission Désaultels le dimanche, le professeur de philosophie à l’Université de Moncton prône une espèce de catharsis en ces temps de crise. C’est un moment existentiel, c’est un moment aussi intellectuel où on peut collectivement se demander d’où on vient et où on va. Et qu’est-ce qu’on fait, comment on s’organise et comment s’explique la crise dans laquelle on est?

   En d’autres termes, il faudrait faire du problème un élément déclencheur pour penser plus largement notre rapport au monde.
      
   La fulgurance avec laquelle le virus, originaire d’une ville chinoise, s’est propagé dans le monde a mis à nu les failles de notre système économique mondialisé, soutient-il. 

On a complètement intégré, par la délocalisation des entreprises, toutes les parties du monde à un même réseau de production. Ce qui suppose énormément de rapports de dépendance et d’interdépendance.
Aujourd’hui, l’organisation du travail, la production capitaliste est tellement réseautée à l’échelle mondiale que lorsqu’un Chinois éternue, la planète devient malade.
Alain Deneault, philosophe et auteur
   Le chaos mondial auquel on assiste a également révélé que les tenants du capitalisme peuvent s’avérer des géants aux pieds d’argile. On est dans un moment où on se rend compte que la mondialisation financière est très fragile. Elle n’est pas assise sur du roc, comme on a pu le penser.

Mettre le capitalisme sur pause

Il est bon que la planète fasse une halte, clame l’auteur de La médiocratie. On se rend compte qu’on est malheureux au travail très souvent. En témoignent le recours aux psychotropes, l’alcoolisme et grand nombre de phénomènes sociaux qu’on observe.

   Le modèle économique capitaliste a été pensé pour pouvoir faire travailler des gens dans des conditions de misère, pour contourner les règles sociales que nous sommes données dans la modernité, en Occident, déplore le philosophe¨...   ( Voir l'article au complet )


 Pégé

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dimanche 29 mars 2020

Afghanistan. La guerre perdue contre le « totalitarisme islamique »

Salut à tous,

Du site Orient XXI :  Au-delà de l’Afghanistan, l’accord signé entre Washington et les talibans marque l’échec de la « guerre contre le terrorisme », lancée au lendemain du 11 septembre 2001 et à laquelle la France a activement participé.   

¨  L’information a été rapidement mentionnée, parfois avec étonnement, puis reléguée au second plan avant de disparaître des écrans radars des médias. Pourtant, l’accord signé le 29 février 2020 entre les talibans et le gouvernement américain — le premier dans l’histoire contemporaine négocié directement entre un État et un mouvement de guérilla étranger, ou plutôt une « organisation terroriste » — devrait mettre fin à la plus longue guerre menée par les États-Unis depuis leur création. S’il est encore trop tôt pour savoir s’il sera appliqué, ce texte aurait dû provoquer des débats passionnés et quelques autocritiques contrites, aussi bien aux États-Unis que dans les pays européens qui ont participé, deux décennies durant, à cette triste équipée, notamment parmi tous les intellectuels et cette poignée d’orientalistes qui l’ont justifiée.

    D’abord parce que l’accord confirme la stupidité de la formule, ressassée ad nauseam : « on ne négocie jamais avec les terroristes ». Le gouvernement israélien, si prompt à dénoncer le laxisme des autres, est lui-même en tractation depuis des années avec le Hamas sur Gaza. Ensuite parce que, selon toute probabilité, le retrait américain livrera le pays aux talibans — ce que vient de reconnaître le président Donald Trump —, c’est-à-dire qu’il nous ramènera à la situation d’avant la guerre déclenchée par les États-Unis au lendemain du 11-Septembre, personne ne pouvant croire que le pouvoir de Kaboul, dont la corruption et les divisions sont patentes, dont le président n’est chaque fois élu que grâce à des fraudes massives (deux candidats se sont autoproclamés vainqueurs lundi 9 mars) pourra tenir bien longtemps. Tout ça pour ça ?
     
   Ainsi, dix-huit ans après le déclenchement de « la guerre contre le terrorisme », cette croisade qui a mobilisé plus d’une quarantaine de pays sous la houlette de Washington, les résultats sont désastreux et d’abord pour l’Afghanistan1 : poursuite de la destruction du pays que l’intervention soviétique avait déjà entamée ; des dizaines de milliers de victimes que nous voulions « libérer », des millions de réfugiés et de personnes déplacées, sans parler des crimes de guerre et contre l’humanité de Washington (et des talibans) sur lesquels la Cour pénale internationale (CPI) a décidé en mars 2020 d’ouvrir une enquête ; l’installation et le renforcement dans ce pays de l’organisation de l’État islamique (OEI).

   Cette guerre n’a été soutenable tout au long de ces années que par les mensonges persistants, confirmés par le Washington Post en décembre 2019, des gouvernements américains successifs qui ont volontairement caché la situation à leur opinion,, tout en se vantant de progrès imaginaires dans la guerre.  ( Voir l'article au complet )

 https://orientxxi.info/magazine/afghanistan-la-guerre-perdue-contre-le-totalitarisme-islamique,3693

 Pégé

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samedi 21 mars 2020

Covid-19 : pourquoi n’arrivons nous pas à agir de même pour les autres menaces sanitaires ?

Salut à tous,

Du site Basta :  Des mesures radicales sont en train d’être prises par plusieurs pays pour protéger les populations contre le COVID-19. « Ces mêmes mesures dont on nous dit pourtant depuis une décennie qu’elles sont impossibles » lorsqu’il s’agit de réchauffement climatique, de pesticides ou de perturbateurs endocriniens, souligne le Collectif Malgré Tout, investi sur les pratiques de résistance et de contre-pouvoir.  

¨ Disons-le clairement, nous n’avons strictement aucune idée de ce que nous sommes en train de vivre. Et si une seule chose nous paraît aujourd’hui certaine, c’est que nous n’avons pas fini de compter nos morts et de constater les dégâts sanitaires, humains et économiques causés par la diffusion mondiale du coronavirus.

   Nous savons aussi qu’au bout du compte, c’est la tristesse et la misère qui nous attendent. Et comme toujours, elles toucheront plus durement les plus fragiles d’entre nous. Pour le reste, on ne sait rien. On doute, on se noie, heure après heure, dans les informations pour en arriver à la conclusion que les ministres et les puissants de ce monde n’en savent guère plus que nous.

« Il est possible de prendre des mesures radicales pour protéger les populations »

    Et pourtant, si l’on ouvre bien grand nos yeux et nos oreilles, on sera surpris d’apprendre qu’il est possible au niveau d’un pays, et même d’un continent, de prendre des mesures radicales pour protéger les populations. Ces mêmes mesures dont on nous dit pourtant depuis une décennie qu’elles sont impossibles lorsqu’il s’agit de lutter contre le réchauffement climatique, de mettre un terme à la pollution aux pesticides ou encore d’interdire purement et simplement les perturbateurs endocriniens.

   Jugées nécessaires et appliquées aujourd’hui sans hésitations, ces mesures visant à renforcer nos systèmes sanitaires étaient pourtant hier encore sacrifiées au nom d’un réalisme économique qui nous prévenait catégoriquement qu’elles n’étaient pas viables. Celles et ceux qui s’opposaient à la destruction de notre structure sociale, qui appelaient une utilisation différente de nos ressources économiques, ont été trop souvent traités d’idéalistes, de populistes ou de rêveurs naïfs.

   Malheureusement, on constate aujourd’hui le prix que le « réalisme » nous fait payer face à une crise sanitaire majeure, face à une situation bien « réelle ». On aurait donc presque du mal à y croire. En quelques jours, les responsables politiques ont su miraculeusement trouver le volontarisme et les ressources (éthiques et financières) qui leur faisaient défaut quand il était question de réguler l’industrie automobile, d’accueillir dignement réfugiés et migrants ou de renforcer la structure sociale de nos pays.

 Les dictats du Fonds monétaire international peuvent sauter !

    Voilà donc au moins ce que nous aurons appris : le fatalisme économique, la destruction de nos écosystèmes au nom de logiques industrielles, la boulimie anthropophagique des banques, les dictats du FMI (et la conséquente destruction de nos services publics), toutes ces réalités que les gauchistes œdipiens n’acceptaient pas, peuvent sauter. ( voir l'article au complet )

 https://www.bastamag.net/covid19-cornavirus-mesures-radicales-inaction-changement-climatique-pesticides-pertubateurs-endocriniens

Pégé

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samedi 14 mars 2020

COVID-19...Chine... Animaux sauvages !

Salut à tous,

Du site LaPresse : Ce qui se passe en Chine est aussi une crise environnementale qui nécessite des réponses bien plus globales que médicales. Quand cette catastrophique et triste épidémie autour du coronavirus de Wuhan, désormais appelé le COVID-19, sera derrière la Chine, il faudra que ce pays se pose des questions autour du commerce d’animaux sauvages sur ses marchés.   

¨   Au cœur du problème, il y a aussi la destruction de l’habitat qui favorise le contact avec les animaux sauvages porteurs de microbes, dont des bactéries, des virus et des parasites capables de nous refiler ces maladies appelées des zoonoses. Le virus Ebola, le sida, le SRAS et probablement le COVID-19 appartiennent tous à ce groupe de maladies humaines d’origine animale.

   Les spécialistes de la question s’accordent désormais pour dire que les solutions durables à ces problèmes comme celui que traverse actuellement la Chine passent par des approches intégrant à la fois la santé animale et humaine, mais aussi la santé environnementale, notamment la protection de la biodiversité et de son habitat. Cette approche, mise de l’avant au début des années 2000 et dénommée One World, One Health, est certainement la médecine préventive la plus efficace que la Chine devra adopter.

   Pour cela, il faut que le pays de Xi Jinping donne un solide un coup de barre dans ces marchés où on vend des animaux sauvages pour la consommation humaine. 

   Sinon, à la fin de cette bataille qu’elle livre contre le COVID-19, il faudra que la Chine se prépare pour une autre offensive microbienne dans un avenir pas lointain.
  
   Tant qu’à attaquer le problème de front, la Chine devrait aussi faire un sérieux ménage dans les départements de sa médecine traditionnelle, surtout ceux consacrés aux aphrodisiaques qui font aussi certainement partie du problème. Les pannes de libido de ce populeux pays semblent être un problème sérieux qui coûte très cher à la biodiversité planétaire. Pensez ici à la corne de rhinocéros qui, une fois réduite en poudre, agrémente des soupes ou est encapsulée et vendue à fort prix à des hommes convaincus que toute la force du pachyderme sera miraculeusement transposée dans leur zigounette ¨ ... ( Voir l'article au complet )

https://www.lapresse.ca/debats/opinions/202002/14/01-5261031-covid-19-et-libido-anxiete.php?fbclid=IwAR16FaipQNLFpaV6SUKWQ0PwN1NV4oSUHODwJSVXnMPlgHDt6EEgElC_Qoo
 
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Voir aussi : Du site Le Monde : « Une fois le coronavirus oublié, l’appétit des Chinois remettra le pangolin sur les tables ».

¨  Le pangolin va-t-il enfin quitter les marchés et les assiettes des Chinois ? Pékin a décidé, lundi 24 février, d’interdire la vente et la consommation d’animaux sauvages, des pratiques suspectées d’être à l’origine de l’épidémie du nouveau coronavirus. Une décision qui pourrait influer sur le destin de ce petit animal aux formes aussi étranges que les vertus qui lui sont prêtées. Et dont certains scientifiques estiment aujourd’hui qu’il pourrait avoir servi de vecteur de transmission du Covid-19¨...  ( Voir l'article au complet )

 https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/02/25/une-fois-le-coronavirus-oublie-l-appetit-des-chinois-remettra-le-pangolin-sur-les-tables_6030812_3212.html

Pégé

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vendredi 6 mars 2020

Géopolitique...migrations... conflits !

Salut à tous,

Du site Basta : Réfugiés en Grèce : l’île de Lesbos au bord de l’explosion. 

¨ Pris en étau entre le régime autoritaire Turc et la gouvernement de droite grec, les réfugiés coincés dans le camp de Moria sur l’île de Lesbos sont totalement abandonnés par les pays de l’Union européenne. 21 000 personnes s’y entassent, sans nourriture et sans chauffage.

   Des « check points » sont improvisés sur les routes par des militants d’extrême droite, des étrangers sont attaqués, les voitures de location visées. Depuis quelques jours, l’île grecque de Lesbos (86 000 habitants), à quelques encablures des côtes turques et « hotspot » d’arrivée de réfugiés par la Turquie, connait une tension et des violences inédites. Que les annonces d’Erdogan sur l’ouverture des frontières turques ne devraient pas contribuer à calmer. Le gouvernement grec vient d’annoncer qu’il suspendait toutes les procédures de demande d’asile.

Sur-concentration de 21 000 personnes dans le camp de Moria !

   Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur en juillet dernier, les transferts de migrants et réfugiés vers Athènes ont subi un coup d’arrêt. Dans le même temps, les arrivées ont recommencé à augmenter en 2019. Elles risquent de s’accélérer avec la fuite des populations civiles coincées dans la poche d’Idlib, en Syrie, prises en étau entre l’armée de Bachar al-Assad soutenue par la Russie, les factions rebelles et l’armée turque. Résultat : plus de 21 000 personnes s’entassent aujourd’hui dans le camp de Moria, conçu à l’origine pour accueillir 3000 réfugiés maximum !

Un gouvernement conservateur qui ferme les routes de l’asile et veut construire un camp fermé !

   Forts du succès de la grève générale, les mouvements d’extrême droite continuent depuis les attaques sporadiques, visant les migrants et ceux qui les aident. En parallèle, les réfugiés tentent également de s’organiser. Afghans ou Syriens, ils demandent des solutions pour arrêter de s’entasser sur l’ile. Problème : depuis janvier, une nouvelle loi sur l’asile rend pratiquement impossible leur régularisation. Le gouvernement de Kyriakos Mitsotakis (Nouvelle démocratie, droite) entend appliquer strictement l’accord entre l’Europe et Ankara. Il refuse de laisser les demandeurs d’asile rejoindre le continent, et déporte tous ceux dont la demande est rejetée.

Des bateaux empêchés d’accoster !

L’alliance entre les deux camps n’aura évidemment pas duré. Certains habitants empêchent les bateaux de migrants d’accoster. Des Syriens venus aider les naufragés se seraient fait attaquer. La route entre le nord de l’île et le camp de Moria a été bloquée. Des tentes d’un camp temporaire ont été détruites. La police n’interviendrait que très peu pour stopper ces violences¨...
( Voir l,article au complet )

 https://www.bastamag.net/Grece-Turquie-refugies-Lesbos-extreme-droite-Idlib-Syrie

 Pégé

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dimanche 1 mars 2020

Les Églises évangéliques, alliées du populisme aux quatre coins de la planète !

Salut à tous,

Du site Slate.fr : En pleine croissance, les mouvements évangéliques ont gagné dans un certain nombre de démocraties un poids politique majeur. 

¨   On n’entend plus qu’eux: les mouvements chrétiens évangéliques font et défont les majorités, sont à l’origine des mutations conservatrices et populistes de la planète.
   
   Ils impriment leur marque au Brésil, où ils ont largement contribué au succès du président d’extrême droite Jair Bolsonaro; dans l’Amérique de Trump, qu’ils ont porté au pouvoir en 2016 et dont ils sont à nouveau les soutiens actifs dans l’actuelle campagne des midterms; en Israël, où ils justifient par des arguments tirés de la Bible –dont ils font un cadastre sacré– la politique de colonisation juive menée en Cisjordanie par le gouvernement Netanyahou. Et jusqu’en France, où ils représentent déjà plus du tiers d’un protestantisme historique pourtant orienté à gauche.

Un protestantisme radical !
 
   Qui sont donc ces évangéliques qui ne cessent d’étendre leur toile et seraient déjà 640 millions dans le monde, dont 208 en Asie, 93 aux États-Unis et 127 en Amérique latine? Une mouvance, une nébuleuse, dit-on, difficile à cerner malgré son poids politique depuis les années 1980 (36% de l'électorat en 2014) dans cette droite religieuse américaine qui a conduit George Bush et Donald Trump à la Maison-Blanche.

   Une nébuleuse, parce que les évangéliques appartiennent à des Églises indépendantes peu structurées et reliées entre elles, inspirées par un protestantisme radical exalté par des pasteurs autoproclamés empruntant à la Bible les motifs de leur combat acharné contre l'homosexualité, l'avortement, la sexualité hors mariage, la recherche sur les cellules souches d’embryons ou l’euthanasie.

   Les évangéliques récusent tout travail d’interprétation et de contextualisation des Écritures, contestent le darwinisme (pour les créationnistes), abusent de la crédulité de populations précarisées par la mondialisation à coup de promesses intenables de «guérison», de «conversion», de nouvelle «prospérité».

   Prosélytes actifs, luttant contre toute forme de permissivité morale et contre une modernité jugée étrangère à Dieu, ces courants évangéliques s'exportent en Amérique et dans les grandes mégapoles d’Asie et d’Afrique grâce aux ressources d’un religieux émotionnel, guère dogmatique, simple et de libre accès, entretenu par de puissants circuits de financement et par des remèdes pratiques et pragmatiques proposés aux frustrations individuelles et collectives¨... ( Voir l'article au complet )

http://www.slate.fr/story/169434/religion-eglises-evangeliques-populisme-etats-unis-bresil-france-israel

Pégé

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