mardi 12 décembre 2017

Peut-on vivre sans Dieu et sans religion ? ( 3de3 )

 Salut à tous, 

 La voix du pluralisme ! 

   ¨ Plusieurs modérés religieux ont adoptés la voie, noble en apparence, du pluralisme en adoptant la valeurs égale de toutes les religions. Mais ce faisant, ils oublient de noter les affirmations irrémédiablement sectaires de chacune. Si un Chrétien croît que seuls ses frères baptisés seront sauvés au jugement dernier, ile ne peuvent respecter les croyances des autres, sachant que les flammes de l`enfer ont été attisées par ces mêmes notions et qu`elles sont la destination finale de leurs adhérents.

   Les Musulmans et les Juifs épousent le même point de vue arrogant en considérant leurs propres entreprises et ont passé des millénaires à réaffirmer avec passion les erreurs des autres fois. Il va sans dire que ces fois rivales restent imperméables à la preuve.

   Et pourtant, des intellectuels aussi variés que H. G. Wells, Albert Einstein, Carl Jung, Max Planck, Freeman  Dyson et Stephen Jay Gould ont déclarés que la guerre entre la raison et la foi  était terminée depuis longtemps. Sur ce point, nous n`avons pas besoin de croyances cohérentes au sujet de l`univers. Un Chrétien peut craindre Dieu le dimanche et retourner à la science le lundi matin, sans avoir à justifier la partition créée dans sa tête durant son sommeil. Si les gens peuvent toujours se permettre de raisonner ainsi, c`est que les Églises ont été  entravées en Occident. là où les érudits peuvent toujours être lapidés à mort s`ils doutent publiquement  de la véracité du Coran, la notion de Gould d`un concordat d`amour  entre la foi et la raison serait parfaitement délirante.

   Cela ne signifie pas que les préoccupations les plus profondes des croyants, modérés ou extrêmes , soient banales ou malavisées. Chez la plupart d`entre nous. il existe des besoins émotionnels et spirituels qui trouvent leur réponse dans les grandes religions, quoique indirectement et à un prix terrible. Une simple compréhension scientifique ou autre de notre monde ne saurait les combler.    Mais nous découvrirons que cette démarche, pour être menée à terme, n`exige pas de croire des propositions invérifiables telle Jésus est né d`une vierge  et le Coran est la parole de Dieu.

   Notre existence a clairement une dimension sacrée, et arriver à l`accepter pourrait bien être l`objectif le plus noble de la vie humaine¨.

 * Article du journal La Presse.ca du 9/10/2004.

 https://www.cairn.info/revue-l-annee-sociologique-2010-1-page-93.htm

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/511433/l-insoutenable-contradiction-propre-aux-religions

Pégé
  
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dimanche 10 décembre 2017

Peut-on vivre sans Dieu et sans religion ? ( 2de3 )

Salut à tous,

   Une errance de quelques minutes dans le cimetière des mauvaises idées suggère que les révolutions conceptuelles sont possibles. Prenez le cas de l`alchimie : l`idée a fasciné les humains pendant plus de mille ans, et pourtant, toute personne qui se dirait aujourd`hui alchimiste serait immédiatement écartée de la plupart des postes de responsabilité dans notre société. Les religions doivent suivre la même glissade vers la désuétude.

   Demander s`il existe des solutions de rechange aux religions tel qu`on le connaît,c`est poser la mauvaise question ! La chimie n`était pas une solution de rechange à l`alchimie, mais un troc d`ignorance à son plus rococo contre un savoir véritable. Nous découvrirons qu`à l`instar de l`alchimie, parler de solution de rechange à la foi religieuse, c`est mal comprendre la question.

   Bien sûr, des gens de toutes croyances se situent sur un continuum : certains tirent consolation et inspiration d`une tradition spirituelle particulière, et pourtant embrassent pleinement la tolérance et la diversité, tandis que d`autres carboniseraient la planète pour en extirper l`hérésie. Ils existent donc des modérés et des extrémistes religieux, et leurs passions et projets ne doivent pas être confondus.

   L`un des thèmes centraux de ce livre, cependant, c`est que les modérés sont eux-mêmes porteurs d`un dogme terrible : ils s`imaginent que nous préparerons le terrain de la paix en en apprenant à respecter les croyances injustifiées des autres. J`espère démontrer que l`idéal même de la tolérance religieuse - la notion que chaque humain doit être libre de croire ce qu`il veut au sujet de Dieu - constitue l`une des forces principales qui nous mène au précipice.

   Nous avons été trop lents à reconnaître à quel point la foi religieuse contribue à perpétuer l`inhumanité des humains envers les autres humains. Il ne faudrait pas s`en surprendre, étant donné que bon nombre d`entre-nous  croyons toujours que la foi forme un élément essentiel de la vie humaine.  Deux mystères mettent la foi à l`abri de la critique rationnelle, et il semble susciter autant l`extrémiste que la modération religieuse.

   La plupart d`entre-nous  croyons que la religion comporte des effets bénéfiques, comme par exemples, des communautés fortes, un comportement éthique, des expériences spirituelles; plusieurs d`entre-nous croyons aussi que les gestes terribles qui sont parfois commis au nom de la religion ne résultent pas de la religion comme telle mais de nos plus bas instincts  - des forces comme la convoitise, la haine et la peur - contre lesquelles les croyances religieuses constituent  le meilleur (voir le seul) remède. Conjugués, ces deux mythes nous ont légué une parfaite immunité contre les sursauts de raison dans notre discours public.

  * Article du journal La Presse.ca du 9/10/2004.

 http://quebec.huffingtonpost.ca/andre-gagne/les-religions-et-leurs-textes-sacres-incitent-ils-a-la-violence-et-a-la-radicalisation_b_6109312.html?utm_hp_ref=tw

* Dernier volet très bientôt.

Pégé

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jeudi 7 décembre 2017

Peut-on vivre sans Dieu et sans religion ? (1 de 3)

Salut à tous, 
Dans son livre, Sam Harris prétend  non seulement qu`on peut vivre sans religion, mais qu`il faut vivre sans religion.  

  Notre situation est la suivante : La plupart des humains sur cette planète croient que le Créateur de l`univers a écrit un livre. Par malheur, nous avons plusieurs de ces livres, chacun affirmant son infaillibilité , et les gens ont tendance à se regrouper en factions sur l`acceptation de l`une de ces affirmations incompatibles, plutôt que sur des bases linguistique, raciale, géographique ou tribale.

   Chacun de ces textes incite ses lecteurs à adopter une variété de croyances et de pratiques plus souvent malveillantes que bienfaisantes. Cependant tous s`entendent perversement sur un point fondamental : le respect d`autres croyances ou de points de vue d`incroyants n`est pas une attitude que Dieu endosse.

    Même si toutes ces fois ont été touchées çà et là par l`œcuménisme, la principale doctrine de chaque tradition religieuse, c`est que les autres ne sont que des réceptacles d`erreurs ou, au mieux, dangereusement incomplètes. L`intolérance est donc un élément intrinsèque de chaque foi. Une fois qu`une personne croit  vraiment  que certaines idées ou leur antithèse, peuvent mener au bonheur éternel, elle ne peut tolérer la possibilité que des personnes qu`elle aime puissent être détournées du droit chemin par des cajoleries d`incroyants. La certitude au sujet de l`après-vie ne s`accorde pas avec la tolérance dans la vie présente.

   De telles observations créent un problème immédiat, cependant, parce que critiquer la foi d`une personne reste à peu près partout chez nous un tabou culturel. Sur cette question, libéraux et conservateurs ( au sens américain ) s`entendent pour une fois : les croyances religieuses sont au-delà de la portée du discours rationnel. S`en prendre aux idées d`une personne au sujet de Dieu ou de l`après-vie est impolitique d`une manière différente que de critiquer ses idées sur la physique ou de l`histoire. Ainsi, quand un Musulman commet un attentat-suicide à Jérusalem et qu`il se tue ainsi que des dizaines d`innocents, on ne tient pas compte de la façon dont sa foi a pu influencer son geste. Ses motifs doivent avoir été politiques, économiques ou entièrement personnels. Sans sa foi, des personnes désespérées continueront d`accomplir des actes terribles. Partout, toujours la foi, la foi est elle-même disculpée.

   Mais la technologie arrive à créer de nouveaux impératifs moraux. À la lumière de nos progrès techniques dans l`art de la guerre, nos différences religieuses et par conséquent nos croyances religieuses  s`opposent à notre survie. Nous ne pouvons plus feindre d`ignorer le fait que des milliards de nos voisins croient à la métaphysique du martyr, ou à la vérité littérale de l`Apocalypse, ou à toute autre notion fantastique qui se cache dans l`esprit des croyants depuis des millénaires - parce que nos voisins possèdent maintenant des armes chimiques, biologiques et nucléaires. Sans aucun doute, ces développements marquent-ils la phase terminale de notre crédulité. Des mots comme Dieu, Allah doivent suivre les traces d`Apollon et Baal, ou ils détruiront notre monde.

* Article du journal La Presse, du 9 / 10/ 2004.

**  https://fr.wikipedia.org/wiki/The_End_of_Faith

Suite très bientôt...
  
Pégé

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dimanche 12 novembre 2017

La banalité du mal s'incarne-t-elle dans la corruption ?


  

Salut à tous,

Du site Le Devoir : Eichmann « n’était pas stupide, il était inconscient — ce qui n’est pas du tout la même chose — et seule son inconscience lui a permis de devenir un des principaux criminels de son époque ».

 
    ¨ La sortie du film Hannah Arendt sur sa couverture du procès d’Eichmann à Jérusalem nous invite fortement à repenser sa thèse de la « banalité du mal » dans le contexte actuel. Cette dernière nous dit qu’« il est dans la nature même du totalitarisme, et peut-être de la bureaucratie, de transformer les hommes en fonctionnaires, en “rouages” administratifs, et ainsi de les déshumaniser. Le phénomène politique, connu sous le nom de bureaucratie, c’est le règne de personne.  »

   On a pu constater chez Alexandre Duplessis, Michael Applebaum, ou encore l’ancien ministre français du Budget Jérôme Cahuzac une froideur et un déni des accusations, comme si ces derniers ne pouvaient reconnaître leurs torts.
 
Surspécialisation du travail !  
   La segmentation du travail des cols blancs, comme le décrit très bien le philosophe Matthew B. Crawford dans son Éloge du carburateur, engage ces derniers dans une « routinisation » et conduit à une faible valorisation des tâches effectuées . C’est comme si l’ouvrier de Charlie Chaplin, vissant des boulons toute la journée [cf. Les temps modernes], se retrouvait aujourd’hui devant son ordinateur avec une souris dans la main à la place de la clé de vis.

Négation des impacts collatéraux !  
   Si un individu atteint une situation professionnelle où sa marge de liberté et de créativité est plus grande, et où son pouvoir décisionnel est par conséquent plus fort, il lui sera fort facile de légitimer son action par sa participation à une cause, qu’elle soit sociale ou écologique.

La pensée à court terme !  
   La capacité que nous avons collectivement de reporter la faute sur les individus qui sont à des niveaux différents de responsabilité dans la pyramide sociétale est intéressante à analyser. Dans le champ économique, par exemple, il a été démontré que le producteur doit agir selon la fameuse loi de l’offre et de la demande s’il souhaite que son commerce soit rentable.

Comprendre pour soigner !   
   Comme l’écrit Hannah Arendt, « la triste vérité est que la plus grande part du mal est faite par des gens qui ne se sont jamais décidés à être bons ou mauvais ». Or, nous avons la chance, dans de nombreux pays, d’avoir chacun cette possibilité de nous exprimer. Comme dirait Durkheim, l’autorité de la conscience morale n’est guère excessive et laisse libre cours à « l’originalité individuelle ». Dans les pays où les droits de liberté d’expression et d’association sont réprimés, la question se pose, bien sûr.
   Cela étant, la position sociale de certains individus implique que les décisions qu’ils auront à prendre auront une portée plus grande¨...   ( Voir l`article au complet )

 http://www.ledevoir.com/societe/le-devoir-de-philo/382312/la-banalite-du-mal-s-incarne-t-elle-dans-la-corruption

Pégé

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samedi 28 octobre 2017

La planète Titanic va couler...

 Salut à tous,   

Du site Huffpost-Le Monde : et les riches sont en train de se ruer sur les canots de sauvetage ! 

    ¨Le type d'économie mondialisée dans laquelle nous vivons laisse l'empreinte écologique annuelle des humains dépasser ce que la planète peut supporter, conduisant à long terme au naufrage, sans prévoir un nombre suffisant de canots de sauvetage pour tous.

   En 1998, dans un article paru dans Libération "L'économie-Titanic a-t-elle assez de canots de sauvetage?", je faisais le constat que l'économie libérale non régulée pillait la planète et fragilisait l'autonomie des pays les plus pauvres. J'envisageais que ce type d'économie mondialisée dont la caractéristique est de laisser l'empreinte écologique annuelle des humains dépasser ce que la planète peut supporter à long terme conduise au naufrage de la planète sans prévoir un nombre suffisant de canots de sauvetage pour tous.
    
   Nous en étions au moment où le capitaine du Titanic et ses adjoints découvraient que le bateau ne pouvait que couler. Ils restaient les seuls à savoir qu'il n'y avait pas assez de canots de sauvetage pour tous les passagers.

    Les riches passagers des premières classes ont compris par eux-mêmes ou ont été informés de l'inévitable naufrage. Ils ont réquisitionné les premiers canots mis à l'eau. Les canots d'aujourd'hui sont pour les milliardaires chinois qui fuient la pollution de l'air en Chine, leurs multiples passeports ou les 300 milliards de nos riches français placés dans les paradis fiscaux.

   Les classes dirigeantes qui pilotent les pays en tirent dans l'urgence les dernières gouttes de profit, comme le décrit le philosophe Bruno Latour "Tout se passe comme si une partie importante des classes dirigeantes était arrivée à la conclusion qu'il n'y aurait plus assez de place sur terre pour elles et pour le reste de ses habitants [...] Depuis les années 1980, les classes dirigeantes ne prétendent plus diriger mais se mettre à l'abri hors du monde.

    Nous entrons probablement dans l'ère des conséquences: la planète-Titanic va couler, plus ou moins vite, quoi que nous fassions. Son naufrage est désormais visible aux yeux de tous sur les indicateurs écologiques même si nous n'avons pas vu venir l'effondrement du substrat planétaire qui nous fait vivre à cause de son incroyable rapidité

Comment rester humain et rester en vie ?

    Contrairement aux passagers du Titanic, il nous est encore possible de construire des canots. Quelques-uns, par exemple en France avec Nicolas Hulot, espèrent que tous ensemble, nous puissions aussi colmater quelques brèches pour gagner du temps. Il est également envisageable de réquisitionner les canots des plus riches qui partent presque à vide, comme on peut gérer les places dans les canots pour éviter la bousculade et assurer une justice dans l'affectation des places¨...
( Voir la suite de l`article )

http://www.huffingtonpost.fr/denis-dupre/la-planete-titanic-va-couler-et-les-riches-sont-en-train-de-se-ruer-sur-les-canots-de-sauvetage_a_23249950/


Pégé   


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samedi 21 octobre 2017

L’industrie de l’eau en bouteille est une vraie arnaque !

Salut à tous,  
Du site consoGlobe : 1 million de bouteilles en plastique sont consommées chaque minute dans le monde. Cela pose un véritable problème pour l’environnement, puisqu’on le sait bien le plastique n’est pas biodégradable. Pourtant l’industrie de l’eau est florissante…

    ¨  Le problème est d’autant plus dramatique si on jette un coup d’oeil à la consommation d’eau en bouteille, qui représente 9,3 milliards de litres par an rien que pour la France. Pourquoi consommons-nous autant d’eau en bouteille, alors que l’eau du robinet est parfaitement potable en France, et que l’eau embouteillée coûte 300 fois plus cher que l’eau courante ? Que cache l’industrie de l’eau en bouteille ?

 Nous supportons cette industrie de l’eau hautement polluante, et qui pille des ressources naturelles au Pakistan et au Brésil par exemple.

Alors que Donald Trump vient de ré-autoriser la vente de bouteilles d’eau en plastique dans les parcs naturels américains, il s’agirait de s’interroger sur notre empreinte écologique.

Disons que nous consommons 10 bouteilles d’eau par semaine. Qu’advient-il de ces bouteilles après consommation ?

 En moyenne, en France :
  • 3 seront enfouies, libérant – via la pluie – des produits toxiques dans les sols et dans l’eau, et donc dans notre nourriture. Ces bouteilles mettront pour certaines 1000 ans à se biodégrader.
  • 2 seront incinérées, libérant là aussi des toxines dans l’air.
  • 5 seront recyclées… enfin, presque. Il est en effet, très difficile de recycler le plastique, puisqu’il ne peut être transformé qu’en plastique de moindre grade. Cela signifie qu’une bouteille en plastique ne peut pas être transformée en nouvelle bouteille en plastique, mais, par exemple, en tapis. Et ce tapis ne sera, lui, pas recyclable.
Alors, comment faire pour adopter un comportement plus responsable et plus respectueux de l’environnement ? Nous pouvons commencer par limiter notre consommation de plastique, et privilégier l’eau du robinet – via l’achat d’une gourde par exemple. En Allemagne, le projet Refill(1)permet à chacun d’aller remplir sa gourde gratuitement chez les cafés, bars ou restaurant partenaires. À quand son développement en France, et ailleurs dans le monde ?¨...
( Voir les photos accompagnant cet article )
https://www.consoglobe.com/industrie-de-l-eau-en-bouteille-est-une-vraie-arnaque-cg

Pégé

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dimanche 1 octobre 2017

Christianisme: Jésus n'est pas le pacifiste que vous croyez !

 Salut à tous,  


   Voici le troisième volet de cette trilogie sur les grandes religions et leur côté guerrier largement développé à la lecture de leurs livres saints.

Du site Slate.fr : La religion chrétienne n'est pas seulement, par essence, la religion d'amour que l'on croit parfois. Rien n’est plus faux par exemple que de brosser le portrait de Jésus-Christ, fondateur du christianisme, comme celui d’un prophète non-violent.

   ¨ Il ne faut pas confondre toutes les formes d’intégrisme religieux. Il y a sans doute peu en commun entre le militant juif ultraorthodoxe qui puise dans le messianisme biblique sa revendication en faveur du «Grand Israël», le musulman salafiste qui rêve d’un retour aux premiers temps idéalisés de l’islam et le protestant évangélique radical ou le traditionaliste catholique qui rêve d’une «reconquête» chrétienne du monde.

1- Jésus n'était pas si pacifique !   
    Rien n’est plus faux que de brosser le portrait de Jésus-Christ, fondateur du christianisme, comme celui d’un prophète non-violent, une sorte d’ancêtre de Gandhi ou de Martin Luther King. Rien n’est plus faux également d’affirmer que le Nouveau Testament (Evangile et premiers écrits chrétiens) est celui de la conversion au «Dieu d’amour», rompant ainsi avec l’Ancien Testament, les récits bibliques de guerre et d’extermination.

2-Une religion persécutée devenue persécutrice !     
    La mémoire chrétienne hérite aussi d’une idéologie de «guerre sainte». Il a fallu près de mille ans pour passer du «pacifisme», originel et relatif, de Jésus dans l’Evangile au concept chrétien majeur de «guerre juste», défini à la suite de Saint-Augustin et de Thomas d’Aquin. La guerre est «juste» quand elle vise à défendre un pays, à récupérer des terres et des biens. Ainsi, c’est au cri de «Dieu le veut» que les premiers croisés de l’Occident latin se lancent à l‘assaut des lieux saints chrétiens de Jérusalem profanés par les «infidèles».

3-Croisade contre djihad !    
   La mémoire chrétienne hérite aussi d’une idéologie de «guerre sainte». Il a fallu près de mille ans pour passer du «pacifisme», originel et relatif, de Jésus dans l’Evangile au concept chrétien majeur de «guerre juste», défini à la suite de Saint-Augustin et de Thomas d’Aquin. La guerre est «juste» quand elle vise à défendre un pays, à récupérer des terres et des biens. Ainsi, c’est au cri de «Dieu le veut» que les premiers croisés de l’Occident latin se lancent à l‘assaut des lieux saints chrétiens de Jérusalem profanés par les «infidèles».

 4-Contre l'hérésie et la démocratie !     
     Après le fracas des armes, des excommunications et des anathèmes, il faudrait encore évoquer la longue lutte contre toute forme de «modernité» menée, après les Révolutions en Europe, par une Eglise romaine obscurantiste. Elle est illustrée par la violence des déclarations de guerres contre les idées libérales et sociales, contre les développements de la science, des Lumières, de la liberté et de la démocratie.
 
5- Protestants évangéliques et catholiques intégristes !      
    Après les protestants réformés, émancipés à la Révolution, devenus des fers de lance dans les combats européens pour la liberté, la démocratie et la laïcité, les catholiques ont donc retrouvé le meilleur de leur histoire, renoué avec les accents de leur fondateur, pris leur parti de la laïcisation du monde, redoublé d’efforts envers les populations les plus pauvres, les exclus, les migrants, tous les défavorisés. Mais comment ne pas voir aussi que ces progrès sont aujourd’hui menacés par des comportements qui défient l’esprit des Evangiles et les déclarations des chefs d’Eglise, et par une certaine fascination pour la violence¨...   ( Voir l`article au complet ) 

http://www.slate.fr/story/106313/christianisme-jesus-pacifiste-et-religion-persecutrice


Pégé 
   
   

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jeudi 21 septembre 2017

Judaïsme: le Dieu jaloux et vengeur de la Bible !

Salut à tous,  

Du site Slate : Les exactions de certains ultraorthodoxes radicaux obligent à réviser le lien entre judaïsme et violence.

   ¨ Victimes d’une remontée brutale de l’antisémitisme, héritiers d‘un passé d’exodes, d’exils, de crimes, jusqu’au plus grand génocide du XXe siècle, les juifs les plus attachés à leur tradition et à Israël le reconnaissent aujourd’hui très volontiers: la réalité politique de l’Etat d’Israël et la violence commise par certains partis et groupes ultraorthodoxes radicaux obligent à réviser le lien entre le judaïsme et la violence. «Reconnaître cette réalité, ce n’est pas s’en satisfaire, écrit le rabbin David Meyer. C’est trouver les ressources permettant, de l’intérieur même de la tradition, d’y faire face et de la dépasser.»

    Pourquoi le cacher? La Bible est un livre violent. Loin des polémiques antisémites des siècles derniers, les rédacteurs du Talmud et les codificateurs de la Loi juive n’ont jamais cherché à nier cette réalité originelle.

   La Bible est un livre de chair et de sang, parce qu’elle a été écrite par des hommes et pour des hommes

L'argent, la gloire, le sexe !  
  Autant dire que, dans la Bible, les périodes de paix sont rares. Le peuple israélite est convaincu que les guerres pour protéger sa terre sont voulues par Dieu même. Un Dieu jaloux et vengeur. Dans le livre de l’Exode (15,3), il est nommé «le Maître des batailles». Le livre des Nombres retentit de sa fureur quand il ordonne à Moïse de venger la tribu des Madianites, dont les femmes avaient séduit les enfants d'Israël et fait adopter le culte des idoles: «N’épargnez ni les enfants mâles, ni toute femme qui a connu un homme par cohabitation» (Nombres 31,16). A cette époque, dans un Orient instable et assoiffé de sang, la vengeance, la violence, le fait de rendre coup pour coup, était, pour le petit peuple hébreu élu par Dieu, une question de vie et de mort.

 Messianisme et <<Grand Israël>> !       
   Ainsi faut-il démentir le mythe d’un «pacifisme juif», né d‘une interprétation de l’histoire qui confondrait fatalité et mérite. Les exégètes et rabbins juifs les plus raisonnables admettent aujourd’hui qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre la guerre et le judaïsme. Celui-ci ne remet pas en cause le droit à défendre une «juste cause», au besoin par l’action militaire: «S’il veut te tuer, prends les devants pour le tuer», ordonne le Talmud. Chaque fois que le peuple d’Israël entrait en guerre, c’est un prêtre qui encourageait et bénissait les combattants (Deutéronome 20,2). Certes la guerre, la violence ne sont jamais des buts en soi, mais sont perçues comme des nécessités conjoncturelles impérieuses.

<< Un peuple ne tirera plus l`épée contre un autre peuple>> !    
   Cette lecture radicale de la tradition juive semble ignorer les valeurs morales impératives aussi contenues dans la Bible et la Loi de Moïse («Tu ne tueras pas…»), reprises par les trois monothéismes et universellement répandues, au point qu’on identifie encore l’Europe et l’Occident à la civilisation «judéo-chrétienne».

    Sans doute la religion juive prévoit-elle que tout pays a le devoir de se défendre contre les agressions militaires dont il serait la victime et de s’armer en conséquence, mais comment oublier que c’est sur le mot de shalom –paix– que se terminent toutes les bénédictions sacerdotales, hier dans le Temple de Jérusalem, aujourd’hui dans le rituel quotidien des synagogue¨...
( Voir l`article au complet )       
http://www.slate.fr/story/106311/violence-religions-judaisme
Pégé
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dimanche 10 septembre 2017

Islam: une histoire de désert et de sang !

 Salut à tous, 

Du site Slate.fr :Le Coran étant «primordial» et «incréé», son interprétation doit être absolument littérale et ses versets résonnent parfois aujourd’hui de manière effrayante. Mais ils ne peuvent se comprendre qu’en référence à une époque de guerre.

   ¨   C’est le philosophe René Girard qui a sans doute le mieux cerné le concept de «rivalité mimétique» entre pays, cultures et religions. On peut le définir par un désir puissant d'imiter l'autre pour obtenir la même chose que lui. Au besoin par la violence. Après le 11-Septembre, René Girard expliquait le terrorisme islamique par la volonté «de rallier et mobiliser tout un tiers-monde de frustrés et de victimes dans des rapports de rivalité mimétique avec l'Occident». Pour lui, les «ennemis» de l'Occident font des Etats-Unis «le modèle mimétique de leurs aspirations, au besoin en le tuant».
    
   Une «rivalité mimétique» existe entre les religions elles-mêmes autour d'un même «capital symbolique». A l'âge de Mahomet, elle oppose déjà chrétiens, juifs et musulmans autour de trois «piliers»: le monothéisme, la fonction prophétique, la Révélation.

   Pendant des siècles, ce capital symbolique avait été monopolisé par l’Ancien Testament biblique et par le message de Jésus de Nazareth. Or voici qu'un troisième acteur surgissait au VIIe siècle et affirmait que ce qui avait été transmis par les précédents prophètes n'était pas complet, que leur message avait été altéré.

   Cette rivalité a engendré de la violence entre les «peuples du Livre» dès les premiers temps de l'islam. Au point qu’aujourd’hui encore, on dit que les monothéismes sont porteurs d'une violence structurelle, car ils ont fait naître une notion de «vérité» unique, exclusive de toute articulation concurrente.
Mahomet !      
   Mahomet qui garda des troupeaux, est devenu orphelin précoce, puis un notable puissant, et fut aussi un chef de guerre conquérant.

   Mahomet a 40 ans, en 610, quand il reçoit la «Révélation» sur le mont-Hira, près de La Mecque, en Arabie, où il est né. C’est un site recherché par les polythéistes qui y pratiquent le culte des ancêtres et les rites païens de la Kaaba. C’est là qu’un ange, du nom de Gabriel (Jebrail en arabe), souffle à Mahomet l’ordre de «réciter» la parole de Dieu. «Réciter» vient du verbe arabe qara'a, qui a donné le mot quran (lecture ou récitation) ou Coran. Le dialogue de Mahomet avec Gabriel va durer douze ans.

   Pour les musulmans, la «Révélation» n'est donc pas, comme pour les chrétiens, celle d'un homme-Dieu, Jésus-Christ, venu sur la terre. C'est par la Parole et l'inspiration que Dieu est descendu parmi les hommes. «Dieu parle derrière un voile», écrit ainsi la sourate 62¨...  (Voir l`article au complet) 
http://www.slate.fr/story/106619/islam-une-histoire-de-desert-et-de-sang

 Pégé
  
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mardi 5 septembre 2017

Faut-il avoir peur… de la sixième extinction ?

 Salut à tous,   


   Du site l`Actualité : À la lumière d’une nouvelle étude, il apparaît que la vie sur terre pourrait se terminer bientôt. Bref, que nous sommes foutus. Mauvaise conclusion, dit notre chroniqueuse !

   ¨  Le monde vit actuellement une sixième extinction massive des espèces, encore plus sérieuse que prévu, qui pourrait conduire à l’anéantissement du vivant si rien n’est fait d’ici 20 ou 30 ans.

   Voilà la nouvelle on ne peut plus catastrophique que vous avez sans doute apprise récemment à la suite de la publication d’une nouvelle étude, dans la revue PNAS, par les chercheurs Geraldo Ceballos, de l’Université autonome du Mexique, et Paul Ehrlich, de l’Université Stanford.
Mais quelques précisions s’imposent, car la vérité est — heureusement — un peu plus nuancée. Il ne faudrait surtout pas croire que tout espoir est vain !

   L’étude publiée par les deux chercheurs est intéressante dans la mesure où ils ont tenté d’évaluer non pas le nombre d’espèces qui ont déjà disparu ou qui sont menacées de disparition, comme le fait l’Union internationale pour la conservation de la nature avec sa Liste rouge, mais de cartographier et de quantifier le déclin des populations d’animaux qui appartiennent à ces espèces.

   Pour bien comprendre ce dont on parle, prenons, par exemple, le cas du béluga, dont le nom d’espèce est Delphinapterus leucas. Selon la classification de l’UICN, Delphinapterus leucas ne fait pas partie des espèces menacées. Cette baleine est classée dans la catégorie « quasi menacée », qui, à l’échelle des menaces, se situe entre vulnérable (la moins grave des menaces) et préoccupation mineure (aucune menace établie).

   Sur terre (ou plutôt dans les mers), les bélugas sont répartis entre environ 16 populations ou sous-populations, par exemple celles de l’estuaire du Saint-Laurent, de la baie d’Ungava, de l’est de la baie d’Hudson, etc. Certaines de ces populations sont en voie de disparition, comme celle du Saint-Laurent, d’autres, comme celle de l’est de la mer de Beaufort, ne sont pas menacées.

   En s’intéressant au sort des populations plutôt qu’à celui des espèces, la nouvelle étude dresse donc un portrait plus précis de l’état de la biodiversité.
  
   La superficie des aires protégées, concept inexistant ou presque en 1900, a été multipliée par quatre depuis 40 ans : elles couvrent désormais 15 % de la superficie terrestre, 10 % des aires côtières et 5 % des océans, et des progrès sont attendus. On pourrait faire bien mieux, et plus vite, mais on va nettement dans la bonne direction.

   Qu’on se le dise, cette sixième extinction n’est pas une fatalité. Si, plutôt que de se complaire dans le catastrophisme, on agissait ?¨...   ( Voir l`article au complet )  
  http://lactualite.com/sante-et-science/2017/07/13/faut-il-avoir-peur-de-la-sixieme-extinction/
  Pégé 


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