dimanche 25 octobre 2020

Histoires de couleurs et de nuances !

Salut à tous,

Du site La Presse : Oui, le mot « nègre » porte une bonne épaisseur de mépris ! Je suis de ceux qui ont quelques fois été victimes de cette arme de déshumanisation massive qui peut blesser bien plus profondément lorsqu’il est dégainé pour faire mal. 

¨ Mais, comme ex-enseignant, je suis aussi de ceux qui pensent qu’il y a des limites à la rectitude lorsqu’un sujet, si sensible soit-il, s’invite dans un cours universitaire. À plus forte raison quand l’objectif du cours en question est de faire cheminer les idées et évoluer les mentalités. Je félicite d’ailleurs vivement Dominique Anglade pour sa position claire et nuancée dans cette saga qui se joue à l’Université d’Ottawa. Une sagesse qui rejoint la vision déjà annoncée par Dany Laferrière et Normand Brathwaite il y a quelques jours. 

    S’il est vrai, comme le disait Tahar Ben Jelloun, que la lutte contre le racisme est d’abord une question d’éducation, il faut laisser les professeurs catalyser la réflexion. Comme Africain et papa de deux enfants métissés, cette police de la pensée largement acceptée dans le monde anglo-saxon depuis longtemps n’est pas ma voix de militantisme préférée. En fait, cette nouvelle tendance d’une certaine gauche qui décide souvent agressivement dans certaines universités qui a le droit d’utiliser un mot, de porter un kimono, d’enseigner le yoga, de préparer des sushis, de porter telle coiffure ou de revisiter telle cuisine soulève chez moi une grande question : comment peut-on, au nom d’une meilleure ouverture à l’autre, plaider pour tant de cloisonnement des appartenances ? 

   Plus il y a d’interdits et de tabous interculturels, plus une grande partie de la population se sent obligée de marcher sur des œufs. Ainsi va la vie. Quand la simple communication avec l’autre devient un terrain miné, on est rarement en mode ouverture véritable et profonde avec cette personne. Autrement dit, lorsque le simple fait d’être en présence d’une personne force à policer sa pensée et à rester en alerte maximale par peur de ne pas heurter la moindre de ses sensibilités, à l’université comme à la maison, la fraternité en prend un coup. La lutte contre le racisme est une chose très sérieuse et il reste beaucoup de chemin à faire. L’actualité récente témoigne de temps très durs pour les afro-descendants, particulièrement aux États-Unis, mais également au Canada et au Québec. Des inégalités socio-économiques en passant par le profilage racial, la brutalité policière et la discrimination au travail, nombreux sont les chantiers qui méritent encore une mobilisation et des actions politiques concrètes.

Mais sur le chemin de cette marche pour la justice sociale, on gagne à se rappeler en tout temps que le manque de nuances mène souvent à la perte des alliés naturels. Ce qui est très dommageable, car dans ce combat-là, on a largement besoin des autres pour arriver à changer significativement les mentalités¨...  ( Voir l'article au complet )

https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2020-10-24/histoires-de-couleurs-et-de-nuances.php?fbclid=IwAR2dUmluGUb4mGs2KLbWWGPP52OhSQXJjazjdUlygjERrLdRqPTqXFv8iaM

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lundi 19 octobre 2020

La Jungle d’Upton Sinclair : Un cauchemar moderne !

Salut à tous,

Du site  L'Internaute :  « On utilise tout dans le cochon, sauf son cri » : telle est la devise capitaliste chez Brown and Company. En racontant ce qui se passe à Packingtown, ce vaste quartier de Chicago comprenant les parcs à bestiaux, les abattoirs et les logements des ouvriers, Upton Sinclair va connaître son premier grand succès littéraire. L’auteur, qui rendra fous de colère les cartels, mais que son envie de réforme porte au combat, sera même reçu par Roosevelt à la Maison-Blanche. 
   ¨ La Jungle s’ouvre sur le mariage d’Ona et de Jurgis : on s’amuse, on danse, on mange… Mais la fête a coûté d’importants sacrifices et la liesse cache quelque chose de douloureux et de misérable :

   « Elles sont effrayantes, quand on y songe, les dépenses qu’exige cette noce. C’est follement imprudent et c’est tragique, mais c’est tellement beau ! Peu à peu, ces pauvres gens ont tout perdu. Mais ils sont attachés à la vesejila, ils s’y accrochent de toute la force de leur âme ». (p.24)

   Dans cette scène inaugurale, antithèse de ce que sera la vie des personnages, l’auteur annonce la tragédie d’une famille lituanienne qui se débattra pour ne pas sombrer dans le malheur total. Comme dans un roman naturaliste, Upton Sinclair nous narre l’histoire de Lituaniens, qui vendent tout ce qu’ils possèdent pour partir, espérant sortir de la misère et vivre le rêve américain. Ils sont douze à prendre le bateau pour cette nouvelle terre : Jurgis, Antanas (son père), Ona (sa fiancée) Elzbieta (belle-mère d’Ona), Jonas (frère d’Elzbieta) et les six enfants de celle-ci. Ils quittent leur pays natal le cœur rempli d’un espoir qui sera long à s’éteindre. Dès leur arrivée, ils sont freinés par la barrière de la langue. Heureusement, ils trouvent sur place des compatriotes qui les aident autant qu’ils le peuvent, leur donnent de quoi dormir et manger en attendant d’obtenir du travail.

   À Chicago, à la fin du XIXème siècle, l’industrie de la viande est en pleine expansion : des abattoirs à perte de vue, des conserveries, une machine à tuer des milliers de bêtes par jour ! Lorsqu’on entre dans l’usine, on croirait lire la description de ce qui se déroule de nos jours dans les élevages industriels et les abattages à la chaîne, tels qu’on en a vu récemment grâce aux vidéos de L214, avec des ouvriers qui considèrent les animaux comme de la marchandise. Chacun est assigné à sa tâche : il y a celui qui assomme, celui qui écorche, celui qui balaie les boyaux, etc. La première fois que Jurgis et sa famille pénètrent au cœur des abattoirs pour une simple visite, ce ne sont que stupeur et dégoût :

   « Les spectateurs sursautèrent d’effroi, les femmes pâlirent en se reculant : un cri atroce venait de leur percer les oreilles. Il fut suivi d’un autre, plus fort et plus angoissant encore. Le cochon avait entamé son voyage sans retour. » (p. 55)

   S’ensuit une description de la roue à laquelle les animaux sont pendus avant d’être saignés. Mais, comme tous les autres, les spectateurs s’habituent, ravalent leur peur, passent leur chemin. Malgré des pages très fortes et brutales sur le sort réservé aux bêtes, le roman d’Upton Sinclair n’est pas réellement engagé sur cette question. En tant qu’écrivain-journaliste, s’il dénonce ces horreurs, c’est pour mieux mettre en lumière les rudes conditions de travail des hommes, exploités par des patrons sans foi ni loi et http://salon-litteraire.linternaute.com/fr/les-anciens-et-les-modernes/content/1947024-la-jungle-d-upton-sinclair-un-cauchemar-modernecupides¨...  ( Voir l'article au complet )

 http://salon-litteraire.linternaute.com/fr/les-anciens-et-les-modernes/content/1947024-la-jungle-d-upton-sinclair-un-cauchemar-moderne

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samedi 10 octobre 2020

CLIMAT ! L’Arctique a basculé dans une nouvelle ère climatique !

Salut à tous,

Du site Novethic : En quelques décennies, l'Arctique a complètement été bouleversée par le changement climatique. Hausse des températures, fonte des glaces, saison des pluies plus intenses... Les évènements ont été si rapides, constants et intenses que des scientifiques américains du Centre national pour la recherche atmosphérique (NCAR), estiment, dans une nouvelle étude, que la normalité dans la région n'a plus de sens.

 ¨ Des températures plus hautes, de la pluie au lieu de la neige, une accélération de la fonte des glaces… L’Arctique est une des régions les plus perturbées par le changement climatique. À tel point que dans une nouvelle étude publiée dans la revue Nature climate change, deux scientifiques estiment que la région a basculé dans un "nouveau climat arctique"

   "C'est une période de changement si rapide que les observations des conditions météorologiques passées ne montrent plus ce à quoi vous pouvez vous attendre l'année prochaine. L'Arctique entre déjà dans un climat complètement différent de celui d'il y a quelques décennies", a déclaré Laura Landrum, scientifique du National Center for Atmospheric Research (NCAR), autrice principale de l'étude. Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont passé au crible des grandes quantités de données d’observation des conditions climatiques de l’Arctique sur les dernières décennies.

Une nouvelle définition du climat arctique

   "Les changements du climat arctique sont si profonds que l’étendue moyenne de la glace en septembre, lorsqu’elle atteint son minimum annuel, a chuté de 31 % depuis la première décennie de l’ère des satellites", soulignent les chercheurs. Ces derniers ont aussi observé une hausse des températures en hiver et une saison des pluies plus intense et longue. Ces changements ont ainsi entraîné une fonte des glaces rapide et constante apparue entre la fin du 20e siècle et le début du 21e. À ce rythme, d’ici 2100, plus aucune glace ne recouvrira l’Arctique entre trois et dix mois par an. 

   "L'Arctique est susceptible de connaître des extrêmes de glace de mer, de température et de précipitations qui sont bien en dehors de tout ce que nous avons connu auparavant", a déclaré Laura Landrum. "Nous devons changer notre définition de ce qu'est le climat arctique", a-t-elle prévenu¨.

https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/science-l-arctique-a-bascule-dans-une-nouvelle-ere-climatique-149065.html

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mardi 8 septembre 2020

MATIÈRE À RÉFLEXION : D'économie et de société !

Salut à tous,

Du site le Quotidien :  Le Petit Robert donne de l’économie la définition suivante : « La somme des activités de production et de distribution des biens et services ». 

 D’économie et d’économies !

   ¨ Aujourd’hui, on n’en a que pour l’économie de marché. Mais c’est faire peu de cas du fait que l’humanité a satisfait à ses besoins durant bien longtemps avant que le capitalisme ne voie le jour. Encore aujourd’hui, le deux tiers de l’humanité doit répondre à ses besoins à l’extérieur de cette économie de marché.

   Lorsqu’il est question du concept d’économie « sociale », c’est en référence à une approche différente pour produire et distribuer des biens et services. Il existe bien des définitions de l’économie sociale (É.S.). Pour ma part, ce concept se résume à « des activités de production de biens et services dans le but d’améliorer la situation des personnes et des communautés ».

   D’aucuns rétorqueront que c’est là le but de toute forme d’économie. Eh bien non. Pour citer Rudolf Hickel, un économiste allemand réputé pour ses travaux en économie politique : « Notre économie est organisée autour du bien-être du capital plutôt que du bien-être des individus ».

   L’É.S. est le plus souvent considérée comme marginale et négligeable. Un ami me disait que pendant toutes ses études en administration aux HEC, il n’en a entendu parler qu’une seule fois par un professeur et c’était pour préciser que ça n’avait rien de sérieux. Pourtant, 10 % de l’économie mondiale est générée sous forme d’É.S. – c’est le même chiffre au Québec –, principalement par des coopératives.

 De morale et de satisfaction !

   Les tenants de la société de consommation et de croissance accompagnaient leurs promesses économiques de promesses de bonheur et de justice sociale. Ceux qui en ont profité le plus sont le petit nombre. Dans un article récent, la journaliste Shayla Love explique : « En 1965, les PDG gagnaient 20 fois plus que les travailleurs ordinaires, mais en 2013, ils gagnaient 296 fois ce montant. De 1973 à 2013, les salaires horaires n’ont augmenté que de 9 %, mais la productivité a augmenté de 74 %. Malgré la crise économique, les marchés boursiers se sont redressés et le monde est sur le point d’avoir son premier trillionaire. »

De chaos et d’attracteurs !

   Nous nous approchons de limites globales, mais ce n’est pas une fatalité. L’avenir n’existe pas. Il n’est pas écrit. Son livre ne contient que des pages blanches. Il existe des artisans du changement et de l’innovation sociale de même que des idées fortes qui risquent bien de nous aider à mieux traverser cette période de transition dans laquelle nous sommes entrés¨...  ( Voir l'article au complet )

 https://www.lequotidien.com/le-mag/matiere-a-reflexion-deconomie-et-de-societe-952aa232df68a9cc14cbe8333b9a3df0

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dimanche 30 août 2020

Le terrorisme d'extrême droite américain, de l'isolationnisme au transnationalisme !

Salut à tous,

   Du site Slate.fr :À l'origine centrés sur le combat aux États-Unis, des extrémistes de droite veulent désormais ouvrir des fronts de la «guerre raciale» partout en Occident. 

   ¨Avant le 11 septembre 2001, l'attentat le plus meurtrier jamais perpétré aux États-Unis était celui du 19 avril 1995 à Oklahoma City. À la veille de ses 27 ans, Timothy McVeigh fait exploser un véhicule chargé d'un mélange de carburant et d'ammonium de nitrate (ANFO) au pied du bâtiment fédéral Alfred P. Murrah. Au total, 168 personnes sont tuées.

   McVeigh était proche du mouvement des milices (Militia Movement), une mouvance d'extrême droite radicalement anti-État. Il souhaitait venger les quatre-vingt-deux civils tués lors du siège de Waco, un an exactement après la fin de ce dernier.

   Cette confrontation avait opposé les forces fédérales du Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives (ATF) et du FBI aux Branch Davidians, une secte accusée d'avoir stocké illégalement des armes.

Principale menace intérieure !

   Après le 11-Septembre, l'extrême droite violente est redevenue la principale menace terroriste visant le territoire américain. Entre 2010 et 2019, 76% des victimes de terrorisme aux États-Unis ont été tuées par des extrémistes de droite, soit 330 personnes sur 435.

   Cette activité s'est intensifiée durant les cinq dernières années, et le terrorisme d'extrême droite américain s'insère désormais dans une nébuleuse transnationale qui veut frapper partout dans le monde.

 Suprématie blanche et anti-étatisme !

   L'histoire du terrorisme d'extrême droite américain est ancienne. Fondé au lendemain de la guerre de Sécession (1865), le tristement célèbre Ku Klux Klan entend restaurer la suprématie absolue des Blanc·hes sur les Noir·es dans un Sud où l'esclavage a été aboli après sa défaite militaire –bien que la ségrégation persiste.

Néo-nazisme accélérationniste !

   Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des liens se sont tissés entre les néo-nazis américains et d'autres tendances de l'extrême droite radicale, au sein de structures comme Aryan Nations. The Order, un groupe terroriste néo-nazi lié à l'organisation, a par exemple braqué des millions de dollars et commis de multiples assassinats en 1983 et 1984¨...  (Voir l'article au complet)

 http://www.slate.fr//societe/au-nom-de-la-race-blanche/episode-3-terrorisme-extreme-droite-etats-unis-suprematie-blanche-neo-nazis-accelerationnisme-internationalisation

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samedi 8 août 2020

Brésil: augmentation de 85% de la déforestation en Amazonie en 2019 !

Salut à tous, 

Du site La Presse : (Brasilia) La déforestation en Amazonie brésilienne a touché 9166 km2 en 2019, une augmentation de 85 % par rapport à 2018, d’après les données préliminaires recueillies par l’Institut de recherches spatiales INPE pour cette première année de gouvernement de Jair Bolsonaro.  

 ¨ En 2018, le système Deter de l’INPE, basé sur des alertes de déforestation identifiées par satellite, avait identifié 4946 km2 de forêt déboisés.

   La déforestation est un sujet sensible au Brésil, où le président d’extrême droite Jair Bolsonaro a défrayé la chronique en août en tentant de minimiser

la recrudescence d’incendies de forêt qui avaient choqué le monde entier. 

  Pour ce climato-sceptique assumé, les campagnes internationales de défense de l’Amazonie sont des atteintes à la souveraineté du Brésil qui masquent une volonté de la part de certains pays de se saisir de ces richesses. 

  En août, l’ex-président de l’INPE, Ricardo Galvao, avait été limogé par le gouvernement Bolsonaro après avoir été accusé d’exagérer l’ampleur de la déforestation.

   En décembre, M. Galvao a été choisi parmi les dix scientifiques les plus importants de l’année par la revue de référence britannique Nature.

   Dans son rapport annuel rendu public mardi, l’ONG Human Rights Watch a pointé du doigt la politique environnementale actuelle du Brésil. 

   « Le gouvernement Bolsonaro doit arrêter d’affaiblir les protections environnementales et adopter des mesures contre les groupes criminels qui détruisent la forêt amazonienne, menaçant et attaquant les défenseurs de la forêt », a dénoncé HRW.

 « Sans aucune preuve, le gouvernement a incriminé les ONG pour les incendies en Amazonie, tout en échouant dans le combat contre des groupes criminels qui déboisent et brûlent la forêt pour installer à sa place des champs et des pâturages », poursuit le rapport"...

 https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2020-01-14/bresil-augmentation-de-85-de-la-deforestation-en-amazonie-en-2019

 https://www.youtube.com/watch?v=FY8nChMknPo

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samedi 25 juillet 2020

GÉOPOLITIQUE : Boris Johnson et le "conservatisme d'une seule nation" !

 Salut à tous,

Du site France Culture : Au XIXe siècle, Benjamin Disraeli développe la théorie du "One nation-conservatism" selon laquelle la classe ouvrière partagerait davantage d’idées avec les conservateurs qu’avec les libéraux. 150 ans plus tard, Boris Johnson reprend à son compte ce discours. Par conviction ou calcul politique ?  

  ¨ Quand Donald Trump a annoncé sa candidature aux primaires républicaines, à peu près tous les commentateurs autorisés ont crié au fou !  Comment un new-yorkais divorcé, remarié à une bimbo et connu pour ses frasques, pourrait-il convaincre la droite chrétienne, socle traditionnel du parti de droite américain ? Le parti républicain est, en outre, lié au business, et traditionnellement favorable au libre-échange. Trump, quant à lui, annonçait vouloir "démondialiser" l’économie. Les Républicains sont méfiants envers la Russie ? Trump copine avec Poutine. Vous verrez, ça ne marchera pas, disait-on. Et quand Trump a été adoubé par les Républicains, les mêmes ont prédit : c’est une folie, il n’a aucune chance. On connaît la suite...

Le phénomène des cygnes noirs en politique !

   Qui aurait imaginé que Viktor Orban, ancien dissident de tendance libérale, multiplie les succès électoraux après s’être rallié à la tradition "chrétienne-nationale" hongroise, en tout point opposée à sa tendance libérale et pro-européenne ? Qui aurait parié sur le capitaine Bolsonaro - renvoyé de l’armée - pour conquérir le Brésil ? Ou encore que la Ligue de Matteo Salvini, fondée par des illuminés qui voulaient quitter le Mezzogiorno pour créer leur "Padanie" devienne le premier parti en Italie ? On pourrait ainsi poursuivre la liste des péripéties ahurissantes...

Boris Johnson, une énigme ?
   Le dernier en date de ce phénomène s’appelle Boris Johnson. Longtemps considéré comme un imposteur, un histrion tourbillonnaire, il vient de remporter l’une des victoires électorales les plus étourdissantes de l’Angleterre moderne. En infligeant au Labour sa pire défaite depuis 1935. Il y a forcément des leçons à en tirer.

Le nationalisme version BoJo !

Il se réclame du « one-nation conservatism » et se place sous l’invocation de Benjamin Disraeli. Ce dernier, personnage haut en couleur, juif et anglican, romancier célèbre et impérialiste, a révolutionné le parti conservateur dans les années soixante du XIXe siècle. La grande idée de Disraeli, inventeur du « One nation-conservatism » fut que la classe ouvrière naissante pourrait bien partager davantage d’idées avec les conservateurs qu’avec les libéraux de son rival Gladstone.
A condition de faire appel au patriotisme des ouvriers et de se préoccuper de leur santé. Dans son roman, Sybil ou les Deux Nations, Disraeli peignait la misère des villes ouvrières et des mineurs. Et une fois devenu premier ministre, il entendit mettre fin à cette fracture sociale, en combattant la misère¨... ( Voir l'article au complet )

 https://www.franceculture.fr/emissions/le-tour-du-monde-des-idees/boris-johnson-et-le-conservatisme-dune-seule-nation?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1595339637
  
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dimanche 12 juillet 2020

La croissance n’est pas la solution, elle est le problème !

Salut à tous,

Du site La Presse + : Réplique « Cessons de nous en remettre aux gouvernements pour sauver la planète ».  

   ¨ Réagissant aux manifestations spectaculaires de ces derniers jours en faveur de la protection du climat, les économistes Kevin Brooks, Benoit Pépin et Germain Belzile nous invitent à cesser « de nous en remettre aux gouvernements pour sauver la planète** ».

   Fidèles à l’idéologie libérale qui fonde leur discipline, mes collègues nous conseillent plutôt de « laisser faire » les « entrepreneurs » pour trouver les solutions adéquates, de nous fier à la « main invisible du marché » pour orienter la recherche de ces solutions et de ne surtout pas remettre en question la course à la croissance économique.

   Pourtant, c’est bien cette croissance phénoménale de la quantité de marchandises produites depuis 200 ans qui est en cause dans la catastrophe écologique actuelle. On ne peut produire en effet toujours plus de biens et de services sans utiliser au bout du compte toujours plus d’énergi

e et de matière (vivante ou inerte) et sans générer toujours plus de déchets. Certes, il est possible de réduire jusqu’à un certain point, pour chaque marchandise produite, la quantité de « ressources naturelles » mobilisées. Mais l’augmentation du nombre total de marchandises offertes à la vente tend à annuler les économies ainsi réalisées, et donc à aggraver la situation sur le plan écologique.

   Par ailleurs, il est fallacieux d’affirmer que c’est « dans les pays les plus développés et les plus libéraux sur le plan économique que les performances environnementales sont les meilleures ».

  Si l’air que nous respirons dans les grandes métropoles occidentales est un peu moins vicié que dans les villes d’Asie du Sud-Est ou d’autres « pays émergents », c’est tout simplement parce qu’une grande partie des marchandises que consomment aujourd’hui les entreprises et les ménages occidentaux sont produites en dehors du « premier monde ». Lorsque l’on en tient compte, ce qui est la moindre des cohérences, les « pays les plus développés et les plus libéraux » présentent les pires performances environnementales (par habitant) à l’échelle mondiale.

Deux visions de la pauvreté !

   Enfin, l’argument selon lequel cette fameuse croissance aurait au moins permis en deux siècles de réduire de 80 % à 10 % la proportion d’êtres humains vivant dans « l’extrême pauvreté » masque certaines réalités qu’il convient de souligner. Ces chiffres nous indiquent qu’il y a tout de même près de 800 millions de personnes dans le monde qui vivent encore avec moins de 1,90 $US par jour¨...
( Voir l'article au complet )

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samedi 4 juillet 2020

HISTOIRE : Nicolas Machiavel, "storico, comico e tragico" !

Salut à tous,

Du site France Culture: À l’heure où monarques et dictateurs côtoient des démocraties moribondes, "Une vie, une œuvre" vous emmène à Florence au temps de la Renaissance, à la rencontre d’un théoricien du réalisme politique qui se disait "historien, comique et tragique" : Nicolas Machiavel.  

¨   Une vie, une œuvre vous emmène à Florence en temps de guerre, au cœur d’une période troublée pendant laquelle les Lumières de la Renaissance côtoyaient les Ténèbres de la violence politique et religieuse. Vous rencontrerez un homme épris de liberté mais que sa légende noire fit et fait encore passer pour une canaille, Nicolas Machiavel.

   Revêtez vos plus beaux habits de cour et prenez vos armes pour vous frayer un chemin parmi les mercenaires et condottieres, en compagnie de Savonarole, des Borgia, des Médicis et même d'un prélat coupé en deux, avec l’auteur des bréviaires intemporels de philosophie politique que sont Le Prince et L’Art de la guerre.

   Niccolò Macchiavelli, penseur italien de la Renaissance, théoricien de la politique, de l'histoire et de la guerre, était aussi poète et dramaturge. Fonctionnaire de la République florentine, il effectua diverses missions diplomatiques, notamment auprès de la papauté et de la cour de France. Il devint alors un observateur privilégié et aguerri de la mécanique du pouvoir et des ambitions qu'il suscite.
 
   "Historien, comique et tragique" ("storico, comico e tragico") : c'est ainsi que se désigne lui-même Machiavel, en signant une lettre adressée à son ami Guichardin, à propos des événements de 1525, et des temps troublés où Charles Quint assurait une mainmise sur la péninsule italienne.

   Historien, il n'a cessé de l'être, depuis les années où, nommé secrétaire à la chancellerie florentine, il effectue des missions diplomatiques à l'extérieur : il scrute alors la vie politique de Florence et des pays où il se rend, il analyse, il écrit, éclairé par la lecture des Anciens. Et ce, jusqu'à la fin de sa vie. Toute son œuvre est générée par ses activités politiques qui lui inspirent discours, commentaires, réflexions, pour aboutir à ce dernier grand texte, commandé par Jules de Médicis devenu le pape Clément VII, que sont les Histoires florentines où il traite de l'histoire contemporaine de Florence.
Comique, il écrit aussi des pièces de théâtre dont la plus connue, La Mandragore, à travers le rire et les personnages créés, fait écho à la politique et la vie publique dont il ne peut jamais vraiment s'éloigner.

   Tragique, comme sa description de la réalité des hommes, comme le destin et les qualités qu'il prête au Prince, qui "ne peut fuir le renom d'être cruel". Un réalisme politique froid, qui est à l'origine du terme "machiavélique" parfois utilisé à contresens. Aussi faut-il encore expliquer ce que "machiavélien" signifie¨...  ( Voir l'article au complet )

 https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/nicolas-machiavel-storico-comico-e-tragico?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1592741116

Pégé
 
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dimanche 21 juin 2020

Ce que James Baldwin nous apprend du racisme français !

Salut à tous,

Du site Slate.fr : Il est temps de penser le racisme à la française, de raconter son histoire, de déchiffrer ses codes et d’analyser ses concepts afin de ne plus transmettre l’ignorance volontaire.  

¨  James Baldwin, remis au goût du jour par le documentaire de Raoul Peck, I Am Not Your Negro, et dont Gallimard a publié le mois dernier une nouvelle édition de Notes of a Native Son (Chroniques d’un enfant du pays, traduit par Marie Darrieussecq), a des choses à nous dire aussi sur notre époque et sur le racisme made in France.

   Dans l’avant-dernier texte de ce recueil, intitulé ironiquement «Equal in Paris», Baldwin raconte l’affaire du drap de lit: son arrestation pour vol en décembre 1949, son dialogue kafkaïen avec les policiers venus l’interpeller, son séjour à Fresnes, son passage devant le juge, conclu par un non-lieu. Dans la salle d’audience, le sang du jeune Baldwin se glace lorsqu’il réalise «l’amusement» suscité par son aventure et ses démêlés avec la justice. «Il était inévitable que cette bonne humeur me rappelât les rires que j’avais entendus si souvent chez moi.» Ces rires, écrit-il, sont ceux des privilégiés qui se considèrent à l’abri de la misère et pour qui la souffrance de la vie n’est pas réelle. Baldwin était parti en France dans l’espoir d’y échapper. À Paris, il découvre au contraire l’universalité du regard porté sur lui. Baldwin comprend qu’il lui faudra vivre partout avec «ce rire qui ne s’arrête jamais» –et il devient Baldwin.

   Soixante-dix ans plus tard, le racisme est souvent vu en France comme un objet lointain, étranger, obsolète, neutralisé –un colis suspect sous sa cloche, qui ne risque plus de nous faire du mal. C’est un monstre ancien que l’Histoire et la République, droits de l’Homme en étendard, ont terrassé il y a longtemps sur le territoire national. Pourquoi donc remuer la boue du passé, agiter les ombres de la mémoire? Qu’on nous laisse, Français, aller de l’avant, progresser la conscience claire. Voudrait-on nous diviser? Saper les piliers d’une société déjà affligée de mille et une fractures en y distillant le poison du communautarisme?

   Conséquence de cette mise à distance: l’antiracisme est considéré comme une valeur positive surtout quand il n’a pas de dimension hexagonale ni trop actuelle. Combien de parcs, de stations de métro, de rues, de centres de loisirs portent le nom de Martin Luther King? Rosa Parks? Nelson Mandela? Voilà de dignes héros antiracistes. James Baldwin. Marielle Franco, peut-être un jour. Pourquoi? Parce que ces gens ont combattu un système d’oppression et l’idéologie de la suprématie blanche aux États-Unis, en Afrique du Sud ou au Brésil de Bolsonaro –loin de chez nous. Appliqué à la France, où le racisme flotte dans un vide anhistorique, l’antiracisme devient une lubie toxique, une maladie infantile de l’intellectuel, de l’universitaire ou de l’artiste. À quoi bon être antiraciste? En France, le Code noir s’est écrit tout seul. Les territoires d’Afrique du Nord et de l’Ouest se sont colonisés tout seuls. Les Africains se sont transportés tout seuls aux Antilles et aux Amériques dans la soute des bateaux négriers. Là-bas, ils se sont mis tout seuls au travail pour couper la canne à sucre et récolter le coton¨...  ( Voir l'article au complet )

http://www.slate.fr/story/177468/james-baldwin-racisme-francais?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1558620927
 
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