dimanche 26 mai 2019

Laïcité: réfléchir à la vie sociale en tant que citoyen !

Salut à tous,

 Du site HuffPost Québec :Affirmer la laïcité n’est pas se fermer à qui que ce soit, c’est une invitation positive à partager et à penser la vie sociale en tant que citoyen, non en tant que pratiquant d’une religion.  

   ¨ L’attitude laïque n’empêche pas la foi, elle spécifie seulement que le devoir public n’est pas le lieu pour manifester sa confession religieuse — évidence qui semblait acquise depuis longtemps. Il est étonnant qu’on l’oublie.

   Le projet de loi du gouvernement Legault sur la laïcité suscite des réactions étonnantes que nous aimerions souligner, nous limitant tout au plus aux recommandations sur les signes religieux et à leurs principes sous-jacents, qui sont après tout le point de départ et le cœur du problème.

Premier étonnement !
   Qui niera qu'affirmer la laïcité soit forcément d'intervenir au niveau de ces signes et de leur responsabilité? Qui niera que les signes religieux, comme tous les signes de la vie culturelle connotent, induisent et formulent un «sens»? Les signes signifient! De la cravate à la Svastika, un signe parle, veut dire. Le foulard des femmes musulmanes aussi, comme la soutane des prêtres signifiait, impliquait l'appartenance à une famille spirituelle, le partage de règles, d'un credo, l'obéissance à l'évêque, etc.

Second étonnement !
   Pourquoi en saisir le sens ici et non là? Car c'est avant tout à l'école que la chose s'impose.

   Que dit la laïcité? Elle dit aux enseignants: ce n'est pas en tant que chrétiens, en tant que musulmans, que vous enseignez dans une société de la séparation des Églises et de l'État, mais en tant que citoyens.

 Troisième grand étonnement !

   La réception à cette législation s'explique :Comment ignorer qu'un voile est symbole 
de soumission ? C'est un signe sans doute qu'on a fini par aimer. Il faudra alors faire aimer l'idée que dé-voiler une tenue à l'école n'est pas léser un droit (c'est la voiler qui le serait), comme plutôt simplement affirmer le droit de base pour un enfant d'être soustrait à l'école aux signes d'une religion, peu importe laquelle. Un enfant qu'on aime dans une société laïque qu'on aime. Une nouvelle habitude à créer. Osons ceci qui est non moins paradoxal: même ceux qui se constituent contre ce projet, à moins de manquer de mémoire, font semblant, car ils en savent et en approuvent le pourquoi¨...

( Voir l'article au complet ) 
 
https://quebec.huffingtonpost.ca/normand-corbeil/laicite-reflechir-vie-sociale-citoyen-religion-republique_a_23711005/?ncid=tweetlnkcahpmg00000011&utm_campaign=share_twitter    
 
Pégé 

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mercredi 22 mai 2019

La vie de Vincent Lambert est-elle encore une "vie" ?

Salut à tous,

Du site HuffPost.fr :La liesse autour de l’avocat des parents en dit long sur le délire collectif que Vincent Lambert inspire. A son insu, il incarne toute l’ambiguïté du mot “vivre”. Le désir, voilà ce qui distingue le plus un vivant d’un mort.  


    ¨ La vie de Vincent Lambert est-elle encore une “vie”? C’est finalement la seule et unique question que nous pouvons poser, au lendemain de la décision de justice exigeant le rétablissement des traitements prodigués à cet homme depuis dix ans, malgré son état neurovégétatif.

   En tant que psychanalyste, diplômé en psychotraumatologie, j’ai rencontré trop de familles confrontées à cette question fatidique au cours de mon travail. Des mères quittent leur enfant le matin même en pleine forme et se retrouvent face à un corps inerte. Elle n’ont pas le temps de comprendre que des médecins les invitent à signer une décharge pour autoriser le don d’organe.

   C’est ce qu’on appelle un “effet de réel” dans mon métier. La mort, on la rêve, on la cauchemarde, on la fantasme, on l’imagine, mais on la vit rarement “pour de vrai”. Quand elle surgit, soudain, au détour d’un talus, à la suite d’un de ces accidents littéralement imprévisibles, le Réel envahit tout, empêche parfois même la pensée, menant les individus aux portes de la sidération, de la stupeur. Il y a comme une impossibilité d’en découdre avec une réalité trop abrupte pour être intégrée, assimilée.
Seul le temps permet le deuil, le retissage d’un désir de vivre. Le temps passe et on peut faire sans le   mort, amadouer son absence. On honore sa mémoire tout en acceptant sa disparition. Parce qu’il faut poursuivre le chemin. Parce que nos forces l’emportent sur le chagrin.

   Quand la personne reste en vie, maintenue par des machines dans un coma artificiel, ou dans un état pauci-relationnel, comme c’est le cas pour Vincent Lambert, il y a un entre-deux plus insoutenable encore.

   L’être a perdu sa subjectivité, ne peut psychiquement plus soutenir son identité, dans une ultra-dépendance à son environnement. Il existe néanmoins, dans une activité corporelle signant sa persistance au monde et créant toute l’ambiguïté du mot “vivre”.

   Les deux camps de la famille de Vincent Lambert incarnent parfaitement ce combat sémantique¨...

 ( Voir l'article au complet )

https://www.huffingtonpost.fr/entry/la-vie-de-vincent-lambert-est-elle-encore-une-vie_fr_5ce3c554e4b075a35a2cc30e?utm_hp_ref=fr-cest-la-vie&ncid=tweetlnkfrhpmg00000001

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