samedi 8 août 2020

Brésil: augmentation de 85% de la déforestation en Amazonie en 2019 !

Salut à tous, 

Du site La Presse : (Brasilia) La déforestation en Amazonie brésilienne a touché 9166 km2 en 2019, une augmentation de 85 % par rapport à 2018, d’après les données préliminaires recueillies par l’Institut de recherches spatiales INPE pour cette première année de gouvernement de Jair Bolsonaro.  

 ¨ En 2018, le système Deter de l’INPE, basé sur des alertes de déforestation identifiées par satellite, avait identifié 4946 km2 de forêt déboisés.

   La déforestation est un sujet sensible au Brésil, où le président d’extrême droite Jair Bolsonaro a défrayé la chronique en août en tentant de minimiser

la recrudescence d’incendies de forêt qui avaient choqué le monde entier. 

  Pour ce climato-sceptique assumé, les campagnes internationales de défense de l’Amazonie sont des atteintes à la souveraineté du Brésil qui masquent une volonté de la part de certains pays de se saisir de ces richesses. 

  En août, l’ex-président de l’INPE, Ricardo Galvao, avait été limogé par le gouvernement Bolsonaro après avoir été accusé d’exagérer l’ampleur de la déforestation.

   En décembre, M. Galvao a été choisi parmi les dix scientifiques les plus importants de l’année par la revue de référence britannique Nature.

   Dans son rapport annuel rendu public mardi, l’ONG Human Rights Watch a pointé du doigt la politique environnementale actuelle du Brésil. 

   « Le gouvernement Bolsonaro doit arrêter d’affaiblir les protections environnementales et adopter des mesures contre les groupes criminels qui détruisent la forêt amazonienne, menaçant et attaquant les défenseurs de la forêt », a dénoncé HRW.

 « Sans aucune preuve, le gouvernement a incriminé les ONG pour les incendies en Amazonie, tout en échouant dans le combat contre des groupes criminels qui déboisent et brûlent la forêt pour installer à sa place des champs et des pâturages », poursuit le rapport"...

 https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2020-01-14/bresil-augmentation-de-85-de-la-deforestation-en-amazonie-en-2019

 https://www.youtube.com/watch?v=FY8nChMknPo

Pégé

samedi 25 juillet 2020

GÉOPOLITIQUE : Boris Johnson et le "conservatisme d'une seule nation" !

 Salut à tous,

Du site France Culture : Au XIXe siècle, Benjamin Disraeli développe la théorie du "One nation-conservatism" selon laquelle la classe ouvrière partagerait davantage d’idées avec les conservateurs qu’avec les libéraux. 150 ans plus tard, Boris Johnson reprend à son compte ce discours. Par conviction ou calcul politique ?  

  ¨ Quand Donald Trump a annoncé sa candidature aux primaires républicaines, à peu près tous les commentateurs autorisés ont crié au fou !  Comment un new-yorkais divorcé, remarié à une bimbo et connu pour ses frasques, pourrait-il convaincre la droite chrétienne, socle traditionnel du parti de droite américain ? Le parti républicain est, en outre, lié au business, et traditionnellement favorable au libre-échange. Trump, quant à lui, annonçait vouloir "démondialiser" l’économie. Les Républicains sont méfiants envers la Russie ? Trump copine avec Poutine. Vous verrez, ça ne marchera pas, disait-on. Et quand Trump a été adoubé par les Républicains, les mêmes ont prédit : c’est une folie, il n’a aucune chance. On connaît la suite...

Le phénomène des cygnes noirs en politique !

   Qui aurait imaginé que Viktor Orban, ancien dissident de tendance libérale, multiplie les succès électoraux après s’être rallié à la tradition "chrétienne-nationale" hongroise, en tout point opposée à sa tendance libérale et pro-européenne ? Qui aurait parié sur le capitaine Bolsonaro - renvoyé de l’armée - pour conquérir le Brésil ? Ou encore que la Ligue de Matteo Salvini, fondée par des illuminés qui voulaient quitter le Mezzogiorno pour créer leur "Padanie" devienne le premier parti en Italie ? On pourrait ainsi poursuivre la liste des péripéties ahurissantes...

Boris Johnson, une énigme ?
   Le dernier en date de ce phénomène s’appelle Boris Johnson. Longtemps considéré comme un imposteur, un histrion tourbillonnaire, il vient de remporter l’une des victoires électorales les plus étourdissantes de l’Angleterre moderne. En infligeant au Labour sa pire défaite depuis 1935. Il y a forcément des leçons à en tirer.

Le nationalisme version BoJo !

Il se réclame du « one-nation conservatism » et se place sous l’invocation de Benjamin Disraeli. Ce dernier, personnage haut en couleur, juif et anglican, romancier célèbre et impérialiste, a révolutionné le parti conservateur dans les années soixante du XIXe siècle. La grande idée de Disraeli, inventeur du « One nation-conservatism » fut que la classe ouvrière naissante pourrait bien partager davantage d’idées avec les conservateurs qu’avec les libéraux de son rival Gladstone.
A condition de faire appel au patriotisme des ouvriers et de se préoccuper de leur santé. Dans son roman, Sybil ou les Deux Nations, Disraeli peignait la misère des villes ouvrières et des mineurs. Et une fois devenu premier ministre, il entendit mettre fin à cette fracture sociale, en combattant la misère¨... ( Voir l'article au complet )

 https://www.franceculture.fr/emissions/le-tour-du-monde-des-idees/boris-johnson-et-le-conservatisme-dune-seule-nation?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1595339637
  
Pégé



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dimanche 12 juillet 2020

La croissance n’est pas la solution, elle est le problème !

Salut à tous,

Du site La Presse + : Réplique « Cessons de nous en remettre aux gouvernements pour sauver la planète ».  

   ¨ Réagissant aux manifestations spectaculaires de ces derniers jours en faveur de la protection du climat, les économistes Kevin Brooks, Benoit Pépin et Germain Belzile nous invitent à cesser « de nous en remettre aux gouvernements pour sauver la planète** ».

   Fidèles à l’idéologie libérale qui fonde leur discipline, mes collègues nous conseillent plutôt de « laisser faire » les « entrepreneurs » pour trouver les solutions adéquates, de nous fier à la « main invisible du marché » pour orienter la recherche de ces solutions et de ne surtout pas remettre en question la course à la croissance économique.

   Pourtant, c’est bien cette croissance phénoménale de la quantité de marchandises produites depuis 200 ans qui est en cause dans la catastrophe écologique actuelle. On ne peut produire en effet toujours plus de biens et de services sans utiliser au bout du compte toujours plus d’énergi

e et de matière (vivante ou inerte) et sans générer toujours plus de déchets. Certes, il est possible de réduire jusqu’à un certain point, pour chaque marchandise produite, la quantité de « ressources naturelles » mobilisées. Mais l’augmentation du nombre total de marchandises offertes à la vente tend à annuler les économies ainsi réalisées, et donc à aggraver la situation sur le plan écologique.

   Par ailleurs, il est fallacieux d’affirmer que c’est « dans les pays les plus développés et les plus libéraux sur le plan économique que les performances environnementales sont les meilleures ».

  Si l’air que nous respirons dans les grandes métropoles occidentales est un peu moins vicié que dans les villes d’Asie du Sud-Est ou d’autres « pays émergents », c’est tout simplement parce qu’une grande partie des marchandises que consomment aujourd’hui les entreprises et les ménages occidentaux sont produites en dehors du « premier monde ». Lorsque l’on en tient compte, ce qui est la moindre des cohérences, les « pays les plus développés et les plus libéraux » présentent les pires performances environnementales (par habitant) à l’échelle mondiale.

Deux visions de la pauvreté !

   Enfin, l’argument selon lequel cette fameuse croissance aurait au moins permis en deux siècles de réduire de 80 % à 10 % la proportion d’êtres humains vivant dans « l’extrême pauvreté » masque certaines réalités qu’il convient de souligner. Ces chiffres nous indiquent qu’il y a tout de même près de 800 millions de personnes dans le monde qui vivent encore avec moins de 1,90 $US par jour¨...
( Voir l'article au complet )

Pégé

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samedi 4 juillet 2020

HISTOIRE : Nicolas Machiavel, "storico, comico e tragico" !

Salut à tous,

Du site France Culture: À l’heure où monarques et dictateurs côtoient des démocraties moribondes, "Une vie, une œuvre" vous emmène à Florence au temps de la Renaissance, à la rencontre d’un théoricien du réalisme politique qui se disait "historien, comique et tragique" : Nicolas Machiavel.  

¨   Une vie, une œuvre vous emmène à Florence en temps de guerre, au cœur d’une période troublée pendant laquelle les Lumières de la Renaissance côtoyaient les Ténèbres de la violence politique et religieuse. Vous rencontrerez un homme épris de liberté mais que sa légende noire fit et fait encore passer pour une canaille, Nicolas Machiavel.

   Revêtez vos plus beaux habits de cour et prenez vos armes pour vous frayer un chemin parmi les mercenaires et condottieres, en compagnie de Savonarole, des Borgia, des Médicis et même d'un prélat coupé en deux, avec l’auteur des bréviaires intemporels de philosophie politique que sont Le Prince et L’Art de la guerre.

   Niccolò Macchiavelli, penseur italien de la Renaissance, théoricien de la politique, de l'histoire et de la guerre, était aussi poète et dramaturge. Fonctionnaire de la République florentine, il effectua diverses missions diplomatiques, notamment auprès de la papauté et de la cour de France. Il devint alors un observateur privilégié et aguerri de la mécanique du pouvoir et des ambitions qu'il suscite.
 
   "Historien, comique et tragique" ("storico, comico e tragico") : c'est ainsi que se désigne lui-même Machiavel, en signant une lettre adressée à son ami Guichardin, à propos des événements de 1525, et des temps troublés où Charles Quint assurait une mainmise sur la péninsule italienne.

   Historien, il n'a cessé de l'être, depuis les années où, nommé secrétaire à la chancellerie florentine, il effectue des missions diplomatiques à l'extérieur : il scrute alors la vie politique de Florence et des pays où il se rend, il analyse, il écrit, éclairé par la lecture des Anciens. Et ce, jusqu'à la fin de sa vie. Toute son œuvre est générée par ses activités politiques qui lui inspirent discours, commentaires, réflexions, pour aboutir à ce dernier grand texte, commandé par Jules de Médicis devenu le pape Clément VII, que sont les Histoires florentines où il traite de l'histoire contemporaine de Florence.
Comique, il écrit aussi des pièces de théâtre dont la plus connue, La Mandragore, à travers le rire et les personnages créés, fait écho à la politique et la vie publique dont il ne peut jamais vraiment s'éloigner.

   Tragique, comme sa description de la réalité des hommes, comme le destin et les qualités qu'il prête au Prince, qui "ne peut fuir le renom d'être cruel". Un réalisme politique froid, qui est à l'origine du terme "machiavélique" parfois utilisé à contresens. Aussi faut-il encore expliquer ce que "machiavélien" signifie¨...  ( Voir l'article au complet )

 https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/nicolas-machiavel-storico-comico-e-tragico?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1592741116

Pégé
 
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dimanche 21 juin 2020

Ce que James Baldwin nous apprend du racisme français !

Salut à tous,

Du site Slate.fr : Il est temps de penser le racisme à la française, de raconter son histoire, de déchiffrer ses codes et d’analyser ses concepts afin de ne plus transmettre l’ignorance volontaire.  

¨  James Baldwin, remis au goût du jour par le documentaire de Raoul Peck, I Am Not Your Negro, et dont Gallimard a publié le mois dernier une nouvelle édition de Notes of a Native Son (Chroniques d’un enfant du pays, traduit par Marie Darrieussecq), a des choses à nous dire aussi sur notre époque et sur le racisme made in France.

   Dans l’avant-dernier texte de ce recueil, intitulé ironiquement «Equal in Paris», Baldwin raconte l’affaire du drap de lit: son arrestation pour vol en décembre 1949, son dialogue kafkaïen avec les policiers venus l’interpeller, son séjour à Fresnes, son passage devant le juge, conclu par un non-lieu. Dans la salle d’audience, le sang du jeune Baldwin se glace lorsqu’il réalise «l’amusement» suscité par son aventure et ses démêlés avec la justice. «Il était inévitable que cette bonne humeur me rappelât les rires que j’avais entendus si souvent chez moi.» Ces rires, écrit-il, sont ceux des privilégiés qui se considèrent à l’abri de la misère et pour qui la souffrance de la vie n’est pas réelle. Baldwin était parti en France dans l’espoir d’y échapper. À Paris, il découvre au contraire l’universalité du regard porté sur lui. Baldwin comprend qu’il lui faudra vivre partout avec «ce rire qui ne s’arrête jamais» –et il devient Baldwin.

   Soixante-dix ans plus tard, le racisme est souvent vu en France comme un objet lointain, étranger, obsolète, neutralisé –un colis suspect sous sa cloche, qui ne risque plus de nous faire du mal. C’est un monstre ancien que l’Histoire et la République, droits de l’Homme en étendard, ont terrassé il y a longtemps sur le territoire national. Pourquoi donc remuer la boue du passé, agiter les ombres de la mémoire? Qu’on nous laisse, Français, aller de l’avant, progresser la conscience claire. Voudrait-on nous diviser? Saper les piliers d’une société déjà affligée de mille et une fractures en y distillant le poison du communautarisme?

   Conséquence de cette mise à distance: l’antiracisme est considéré comme une valeur positive surtout quand il n’a pas de dimension hexagonale ni trop actuelle. Combien de parcs, de stations de métro, de rues, de centres de loisirs portent le nom de Martin Luther King? Rosa Parks? Nelson Mandela? Voilà de dignes héros antiracistes. James Baldwin. Marielle Franco, peut-être un jour. Pourquoi? Parce que ces gens ont combattu un système d’oppression et l’idéologie de la suprématie blanche aux États-Unis, en Afrique du Sud ou au Brésil de Bolsonaro –loin de chez nous. Appliqué à la France, où le racisme flotte dans un vide anhistorique, l’antiracisme devient une lubie toxique, une maladie infantile de l’intellectuel, de l’universitaire ou de l’artiste. À quoi bon être antiraciste? En France, le Code noir s’est écrit tout seul. Les territoires d’Afrique du Nord et de l’Ouest se sont colonisés tout seuls. Les Africains se sont transportés tout seuls aux Antilles et aux Amériques dans la soute des bateaux négriers. Là-bas, ils se sont mis tout seuls au travail pour couper la canne à sucre et récolter le coton¨...  ( Voir l'article au complet )

http://www.slate.fr/story/177468/james-baldwin-racisme-francais?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1558620927
 
 Pégé

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samedi 6 juin 2020

Les croyances religieuses au défi du Covid-19 !

Salut à tous,

Du site ORIENTXXI : Depuis plusieurs semaines, l’incompréhension domine quand on constate que certains groupes confessionnels ou communautaires renâclent à se plier aux règles sanitaires que la majorité des peuples considère comme indispensables pour enrayer la propagation du Covid-19. Comment l’expliquer ?

¨  En Orient, en Occident ou en Asie, dans des églises, des mosquées, des synagogues et d’autres lieux de rassemblement communautaire, des fidèles se rapprochent, se réunissent, communient et se congratulent, favorisant ainsi la diffusion du virus. Comment a-t-on pu oublier que la peste s’est répandue dans la Russie du XVIIIe siècle parce que les croyants faisaient la queue pour embrasser les icônes, réceptacles et agents de transmission de cette bactérie ? À leur décharge, les peuples d’alors ignoraient comment une épidémie se transmet. Comment expliquer les comportements d’aujourd’hui alors que tout prouve que le danger de propagation vient de la promiscuité humaine ?

Résistance à la mondialisation !

   En Corée du Sud, à l’origine de la propagation de l’épidémie début février, une grande partie des personnes infectées appartenait à un groupe chrétien marginal, l’Église Shincheonji de Jésus, dont beaucoup réclament depuis la dissolution. En Israël, pendant des semaines, les quartiers ultra-orthodoxes ont dédaigné les restrictions décidées par l’État. Compte tenu de leur très forte population, ces concentrations urbaines sont porteuses de tous les risques pour l’ensemble du pays.

Crime, châtiment et protection divine !
   Quand rien ne vient expliquer l’irruption d’un inconcevable drame — guerre, famine, cataclysme naturel ou humain, pandémie — les croyances sont une inépuisable source d’interprétations, d’où ne sont pas exclus des considérations politiques et des opportunismes idéologiques.

Desseins secrets !
    Les croyances apportent des réponses aux énigmes de l’existence et offrent un début de sens à ceux qui y adhèrent. S’il ne faut pas prendre des « messies » pour des lanternes, on ne devrait pas en revanche accorder la moindre attention à cette catégorie de personnes qui sont convaincus que la réalité ne peut être que raisonnable et que tout ce qui diverge par rapport au rationnel n’est que le produit d’un dessein secret, échafaudé par des forces forcément occultes. Les complotistes sont de cette eau-là.

La relative impuissance des gouvernants !

    En Israël, l’armée s’est redéployée autour de la ville ultra-orthodoxe de Bnei Brak, dont les habitants, parce qu’ils faisaient peu de cas de ce fléau terrestre, ont été largement infectés par le Covid-19. Devenue camp « assiégé », la zone est désormais entièrement confinée et sous couvre-feu militaire. Cette mesure extrême prouve qu’en période de drame national, l’État est souvent impuissant à faire admettre des décisions extra-ordinaires et qu’il ne peut y parvenir qu’en usant de mesures drastiquement contraignantes¨...  ( Voir l'article au complet )

 https://orientxxi.info/magazine/les-croyances-religieuses-au-defi-du-covid-19,3791

Pégé

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dimanche 31 mai 2020

Les «vieux» sont-ils moins bien traités qu'avant ?

Salut à tous,

Du site  Slate : La crise du Covid-19 ne ferait que mettre en lumière un processus déjà entamé depuis plusieurs décennies.   

¨  «Jamais on n'avait exprimé avec une aussi tranquille impudeur le fait que la vie de tous n'a pas la même valeur.» Dans une lettre lue sur France Inter, lundi 4 mai, Michel Houellebecq s'est ému du sort réservé aux personnes âgées dans la crise du Covid-19. «Jusqu'à quand convient-il de réanimer les malades et de les soigner? 70, 75, 80 ans?», interroge l'écrivain, reprochant aux instances politiques et médicales une relative indifférence face au sort des plus vieilles et des plus vieux, pourtant les plus menacés par le virus.

   Le vieillissement des sociétés occidentales est un phénomène récent, qui a bouleversé le statut des aîné·es. Le cri d'alerte de Michel Houellebecq, salutaire sur le fond, laisse néanmoins entendre que la vieillesse serait aujourd'hui déconsidérée, voire haïe: comme si, par le passé, les personnes âgées avaient été traitées avec plus d'humanité. Mais qu'en est-il vraiment? Faisait-il si bon vivre quand on avait 60 ou 70 ans sous Louis XV, par exemple? Petit panorama de l'évolution du statut des vieilles, des vieux et de la vieillesse au fil des siècles.

Vieux d'hier et d'aujourd'hui !

   Une évidence, d'abord: les vieilles et les vieux d'aujourd'hui ne sont pas les mêmes qu'hier. «Sous l'Ancien Régime, on peut facilement qualifier de “vieux” quelqu'un qui a 45 ou 50 ans», indique l'historien Jean-Pierre Bois, auteur du livre Les Vieux. Avant que l'état civil ne se systématise au XIXe siècle et que l'espérance de vie n'augmente, tout est plutôt question d'aptitudes à la tâche: «Jusqu'à la Révolution française, la vieillesse est plus un état qu'un nombre d'années vécues. On découpe parfois les âges de la vie en quatre, comme les quatre saisons, pour obtenir des concordances merveilleuses. Mais cette partition n'a rien de très fixe ni élaboré.» 

Le «vieillard» et sa famille: une relation ambivalente !

   Jean-Pierre Bois met en garde contre deux écueils: «Dire que c'était mieux avant... et dire que c'était pire. En réalité, chaque société aborde les problèmes de la vieillesse avec ses codes, ses ressources, ses équilibres propres.» La différence indéniable entre l'époque moderne et aujourd'hui, selon lui, c'est l'émergence de la famille nucléaire (parents + enfants) qui éloigne les grands-parents du cercle initial. «Jusqu'au début du XXe siècle, les anciens ont généralement une place près du feu ou dans un coin plus éloigné de la partie centrale de la maison, la table étant réservée au chef de famille, développe Jean-Pierre Bois. Ils sont respectés car ils transmettent un savoir précieux et ont parfois une utilité au sein de la famille: aller chercher du bois mort, filer la laine...» 

  S'il arrive que trois générations vivent sous le même toit, cette configuration n'est pas pour autant systématique. Des personnes âgées peuvent vivre seules, à proximité de leur descendance. «Chacun intègre l'autre dans le cadre de sa sociabilité quotidienne, ce qui se traduit par un apport éducatif, matériel et affectif de la part du ou des grands-parents encore en vie», note Vincent Gourdon, auteur d'une Histoire des grands-parents. Ce modèle a surtout cours dans la moitié sud de la France, où la structure familiale est davantage patriarcale. «L'affaiblissement de la cohabitation entre les aïeuls et petits-enfants se produit véritablement à partir de la Première Guerre mondiale.»¨ ...  
( Voir l'article au complet )

 http://www.slate.fr/story/190539/famille-sante-retraite-statut-vieux-personnes-agees-evolution-covid-19?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1589953467

Pégé

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samedi 23 mai 2020

HISTOIRE : Les infortunes d’un jeune chef en temps d’épidémie !

Salut à tous,

Du site OrientXXI : Les infortunes d’un jeune chef en temps d’épidémie. 

¨ Il sait qu’il va devoir affronter des obstacles, mais l’adversité l’attire. Il ne craint pas les revers de fortune et rêve de faire de grandes choses. Il dort peu, quelques heures par nuit, et mange souvent à la va-vite. En pleine débâcle sanitaire, il n’hésite pas à contredire ses services de santé qui ne l’écouteront pas toujours à leur tour. Il laissera ses hommes, frappés par une épidémie incurable, pour rejoindre la côte méditerranéenne de France. Les a-t-il sacrifiés à son ambition ? Sa carrière n’en souffrira pas. Pour l’heure, le général Bonaparte est à Paris et rêve d’Orient. Une année plus tard, il sera en Égypte puis en Palestine.

 Son expédition échouera. Si les raisons de l’échec de son aventure orientale sont multiples, la peste à Jaffa a sûrement pesé de manière importante. Un tableau d’Antoine-Jean Gros en porte le souvenir.

« L’Empire des Turcs s’écroule tous les jours » !

   En 1797, le général Bonaparte fait part au Directoire1 de son sentiment selon lequel « l’Empire des Turcs s’écroule tous les jours » et qu’il serait opportun d’agir en Orient. Il met en avant les avantages stratégiques et commerciaux que le pays peut en attendre. Charles-Maurice de Talleyrand, ministre des relations extérieures, soutient cette idée qui est déjà ancienne. Le feu vert est donné. En mai 1798, la campagne d’Égypte peut commencer.

   À peine débarqué en Égypte, Bonaparte adopte une politique du changement de régime, de libération des peuples et de modernisation de l’Orient, une sorte de néoconservatisme américain avant l’heure. Quelques jours auparavant, en route vers l’Égypte, il s’était fait la main sur Malte. En moins d’une semaine de séjour, il avait révolutionné à jamais le système de gouvernance de l’île : en particulier, établissement d’un code civil, abolition de l’esclavage, abolition des privilèges et des droits féodaux, fin de l’Ordre de Malte, création d’une nouvelle administration, administration de Malte et Gozo par une commission de gouvernement, réforme de l’administration des finances publiques, création de nouvelles écoles primaires, envoi de boursiers maltais en France.

       Arrivé en Égypte, sa victoire lors de la bataille des Pyramides contre les mamelouks2 (21 juillet 1798) le conforte dans ses choix stratégiques et politiques. La route du Caire lui est ouverte. Mais contrairement à ce qu’il peut croire alors, cette victoire n’augure rien de bon. Il s’ensuit une série de réussites militaires sans lendemain et de défaites, dont la plus importante est celle de la marine française à Aboukir, les 1er et 2 août 1798, face à l’amiral Horatio Nelson, qui prive l’armée de Bonaparte de toute possibilité de recevoir du renfort et de revenir en France. Le cours de son aventure orientale en est radicalement transformé.

Préparatifs sanitaires de guerre !
   Les historiens s’accordent à dire que le dispositif sanitaire mis en place en préalable à l’aventure orientale de Bonaparte avait été préparé avec soin. Mais il n’a pu être déployé comme il aurait fallu" ...   ( Voir l'article au complet )

https://orientxxi.info/les-infortunes-d-un-jeune-chef-en-temps-d-epidemie-de-la-peste-au-covid-19,3808

Pégé  

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samedi 16 mai 2020

COMMENTAIRE : ¨Je suis fatiguée des peines qu’on a ¨ !

Salut à tous,

Du site  La Presse : Mardi soir, je regarde l’indispensable émission d’Anne-Marie Dussault, 24/60, sur RDI. Clémence DesRochers, en direct de son jardin, se souvient de sa grande amie Renée Claude, emportée, le matin même, par la COVID-19.  

¨   Les yeux tristes, la voix nouée, Clémence dit : « Je suis fatiguée des peines qu’on a. C’est épouvantable. D’abord, on vieillit… Mais de voir partir Renée et Monique Leyrac… C’est toute une époque dans laquelle on vivait… »

   Sa douleur et son découragement traversent l’écran et me frappent en plein cœur. Soudain, je prends conscience de la tragédie qui nous attend tous au détour. Il n’y a pas que notre mort qui nous guette. Il y a aussi la mort de ceux qu’on aime. Il y a surtout les morts de ceux qu’on aime.

   On vit d’abord la grande souffrance de perdre ses aïeux. Sa mère, son père, ses oncles, ses tantes, ses maîtres, ses guides. Ça nous déconstruit. Pour se consoler, on se dit que c’est le cycle de la vie. Que c’est la loi du temps. Qu’ils étaient là avant nous. Et que c’est normal qu’ils soient rendus au-delà avant nous aussi.

   Mais quand commencent à disparaître les gens de notre cohorte, les gens de notre époque, ça doit être infernal. Les paroles rassurantes ne tiennent plus. C’est toujours le cycle de la vie. Mais c’est notre cycle à nous. On fait partie du tourbillon.

   Ce sont les gens de notre présent qui s’évanouissent. Comme si le puzzle du destin, qu’il nous avait fallu tellement de temps à résoudre, se défaisait morceau par morceau.
« Fatiguée des peines qu’on a… »

   Je me mets à la place de Clémence. Apprendre que son amie est partie. Son amie avec qui elle a eu 20 ans. Son amie avec qui elle a ri, chanté, dansé. Son amie avec qui elle était au début du temps nouveau. C’est une lumière qui s’éteint dans sa demeure. Une chambre qui se condamne. Un jardin qui rétrécit. Une vivace qui ne refleurira plus.

   Un deuil, ça épuise. Imaginez quand il s’ajoute à d’autres qu’on vient à peine de traverser. Ça accable.

   Des âmes fatiguées, il y en a plein, en ce moment. Tourner ou faire glisser les pages nécrologiques du journal donne le vertige. Il y a tellement de noms, tellement de visages, tellement d’existences qui se terminent en 2020. Le récit d’une génération se transforme en épitaphes. Et pour chacun de ces êtres, combien de proches abandonnés. La peine de ces milliers de gens, on ne l’entend pas. Leurs larmes sont trop discrètes, trop sincères pour passer par-dessus le tumulte de nos humeurs quotidiennes.

   Faut dire qu’on a raison d’être maussades. On a raison d’être à bout¨...   
( Lire le commentaire au complet )

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Pégé

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vendredi 8 mai 2020

RÉFLEXION : Une terre sans moustique ni pou !

Salut à tous,

Du site Québec Science :  Mon frère, le géologue, me disait un jour: «Tu sais, la Terre, nous lui sommes profondément indifférents, elle se passerait bien de nous. Quand nous aurons tout détruit de sa beauté, elle s’en refera une, elle sera belle une autre fois, mais serons-nous encore là pour le constater?»  

¨ Les temps cosmiques et géologiques sont des temps qui nous dépassent. La beauté du monde n’est pas humaine, elle se situe hors de notre entendement; en sommes-nous si jaloux? Car il faut croire que l’humain vit sur la Terre dans le seul but de la défigurer.

   J’ai une amie qui revient d’Hawaï. Ces îles volcaniques, depuis toujours isolées du reste du monde, s’étaient au fil du temps transformées en paradis des arbres et des fleurs, bougainvilliers, orchidées, hibiscus, oiseaux du paradis et des dizaines de variétés dont on ne saurait plus dire le nom. Sur ces îles et ces îlots poussait une forêt tropicale aux arbres magnifiques, dont le fameux Santal, arbre mythique, bois odorant dont les efflu­ves portent à la méditation, invitent à la sagesse et inspirent le calme. Il n’y avait ni prédateur, ni reptile, ni moustique, ni pou, ce qui est bon pour la paix de l’esprit et le repos des vieilles âmes. Soixante-trois espèces d’oiseaux habitaient les îles, en compagnie d’une sorte de chauve-souris et du phoque moine, vieux mammifère solitaire et grognon. La tortue des mers venait pondre ses œufs sur la plage, à l’ombre des palmiers, en toute tranquillité.

   Il y a près de 2 000 ans, des humains ont abordé ce paradis, c’étaient des Polyné­siens de la famille des Maoris, en provenance des îles Marquises. Ils amenaient avec eux la religion des grands Tabous et du Mana, ils apportaient aussi des chiens et des cochons. Plusieurs générations occupèrent pacifiquement les îles de l’Archipel, allant de l’une à l’autre à bord de leur fameuse pirogue, le va’a. Grands navigateurs, ils connaissaient les constellations, sachant s’orienter en haute mer à la seule observation des vagues, du ciel et du vent. Ils mangeaient du porc, des poissons, de la tortue, de grosses mangues juteuses et des bananes. Les chiens étaient heureux qui n’avaient pas de puces, le temps était au beau fixe, avec beaucoup de soleil, beaucoup de pluie, de la chaleur à profusion.

   Puis vinrent les bateaux européens. Les îles furent officiellement découvertes en 1778 par le capitaine Cook, qui y trouva d’ailleurs une mort tragique aux mains des indigènes. La Pérouse, Vancouver et combien d’autres vinrent mouiller dans les parages de l’archipel malencontreusement nommé Sandwich, en l’honneur du comte anglais à qui l’on doit le plat du même nom, oh! malheur toponymique! À partir de là, l’île fut déflorée, spoliée, transformée, littéralement salie. Les Anglais n’apportaient pas que des chevaux, des chèvres et des moutons; venaient avec eux les jeux de pouvoir, la hiérarchie monarchique, la syphilis, toute l’avidité, toute la violence, tous les maux du monde¨...  ( Voir l'article au complet )

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Pégé 

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