jeudi 21 septembre 2017

Judaïsme: le Dieu jaloux et vengeur de la Bible !

Salut à tous,  

Du site Slate : Les exactions de certains ultraorthodoxes radicaux obligent à réviser le lien entre judaïsme et violence.

   ¨ Victimes d’une remontée brutale de l’antisémitisme, héritiers d‘un passé d’exodes, d’exils, de crimes, jusqu’au plus grand génocide du XXe siècle, les juifs les plus attachés à leur tradition et à Israël le reconnaissent aujourd’hui très volontiers: la réalité politique de l’Etat d’Israël et la violence commise par certains partis et groupes ultraorthodoxes radicaux obligent à réviser le lien entre le judaïsme et la violence. «Reconnaître cette réalité, ce n’est pas s’en satisfaire, écrit le rabbin David Meyer. C’est trouver les ressources permettant, de l’intérieur même de la tradition, d’y faire face et de la dépasser.»

    Pourquoi le cacher? La Bible est un livre violent. Loin des polémiques antisémites des siècles derniers, les rédacteurs du Talmud et les codificateurs de la Loi juive n’ont jamais cherché à nier cette réalité originelle.

   La Bible est un livre de chair et de sang, parce qu’elle a été écrite par des hommes et pour des hommes

L'argent, la gloire, le sexe !  
  Autant dire que, dans la Bible, les périodes de paix sont rares. Le peuple israélite est convaincu que les guerres pour protéger sa terre sont voulues par Dieu même. Un Dieu jaloux et vengeur. Dans le livre de l’Exode (15,3), il est nommé «le Maître des batailles». Le livre des Nombres retentit de sa fureur quand il ordonne à Moïse de venger la tribu des Madianites, dont les femmes avaient séduit les enfants d'Israël et fait adopter le culte des idoles: «N’épargnez ni les enfants mâles, ni toute femme qui a connu un homme par cohabitation» (Nombres 31,16). A cette époque, dans un Orient instable et assoiffé de sang, la vengeance, la violence, le fait de rendre coup pour coup, était, pour le petit peuple hébreu élu par Dieu, une question de vie et de mort.

 Messianisme et <<Grand Israël>> !       
   Ainsi faut-il démentir le mythe d’un «pacifisme juif», né d‘une interprétation de l’histoire qui confondrait fatalité et mérite. Les exégètes et rabbins juifs les plus raisonnables admettent aujourd’hui qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre la guerre et le judaïsme. Celui-ci ne remet pas en cause le droit à défendre une «juste cause», au besoin par l’action militaire: «S’il veut te tuer, prends les devants pour le tuer», ordonne le Talmud. Chaque fois que le peuple d’Israël entrait en guerre, c’est un prêtre qui encourageait et bénissait les combattants (Deutéronome 20,2). Certes la guerre, la violence ne sont jamais des buts en soi, mais sont perçues comme des nécessités conjoncturelles impérieuses.

<< Un peuple ne tirera plus l`épée contre un autre peuple>> !    
   Cette lecture radicale de la tradition juive semble ignorer les valeurs morales impératives aussi contenues dans la Bible et la Loi de Moïse («Tu ne tueras pas…»), reprises par les trois monothéismes et universellement répandues, au point qu’on identifie encore l’Europe et l’Occident à la civilisation «judéo-chrétienne».

    Sans doute la religion juive prévoit-elle que tout pays a le devoir de se défendre contre les agressions militaires dont il serait la victime et de s’armer en conséquence, mais comment oublier que c’est sur le mot de shalom –paix– que se terminent toutes les bénédictions sacerdotales, hier dans le Temple de Jérusalem, aujourd’hui dans le rituel quotidien des synagogue¨...
( Voir l`article au complet )       
http://www.slate.fr/story/106311/violence-religions-judaisme
Pégé
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dimanche 10 septembre 2017

Islam: une histoire de désert et de sang !

 Salut à tous, 

Du site Slate.fr :Le Coran étant «primordial» et «incréé», son interprétation doit être absolument littérale et ses versets résonnent parfois aujourd’hui de manière effrayante. Mais ils ne peuvent se comprendre qu’en référence à une époque de guerre.

   ¨   C’est le philosophe René Girard qui a sans doute le mieux cerné le concept de «rivalité mimétique» entre pays, cultures et religions. On peut le définir par un désir puissant d'imiter l'autre pour obtenir la même chose que lui. Au besoin par la violence. Après le 11-Septembre, René Girard expliquait le terrorisme islamique par la volonté «de rallier et mobiliser tout un tiers-monde de frustrés et de victimes dans des rapports de rivalité mimétique avec l'Occident». Pour lui, les «ennemis» de l'Occident font des Etats-Unis «le modèle mimétique de leurs aspirations, au besoin en le tuant».
    
   Une «rivalité mimétique» existe entre les religions elles-mêmes autour d'un même «capital symbolique». A l'âge de Mahomet, elle oppose déjà chrétiens, juifs et musulmans autour de trois «piliers»: le monothéisme, la fonction prophétique, la Révélation.

   Pendant des siècles, ce capital symbolique avait été monopolisé par l’Ancien Testament biblique et par le message de Jésus de Nazareth. Or voici qu'un troisième acteur surgissait au VIIe siècle et affirmait que ce qui avait été transmis par les précédents prophètes n'était pas complet, que leur message avait été altéré.

   Cette rivalité a engendré de la violence entre les «peuples du Livre» dès les premiers temps de l'islam. Au point qu’aujourd’hui encore, on dit que les monothéismes sont porteurs d'une violence structurelle, car ils ont fait naître une notion de «vérité» unique, exclusive de toute articulation concurrente.
Mahomet !      
   Mahomet qui garda des troupeaux, est devenu orphelin précoce, puis un notable puissant, et fut aussi un chef de guerre conquérant.

   Mahomet a 40 ans, en 610, quand il reçoit la «Révélation» sur le mont-Hira, près de La Mecque, en Arabie, où il est né. C’est un site recherché par les polythéistes qui y pratiquent le culte des ancêtres et les rites païens de la Kaaba. C’est là qu’un ange, du nom de Gabriel (Jebrail en arabe), souffle à Mahomet l’ordre de «réciter» la parole de Dieu. «Réciter» vient du verbe arabe qara'a, qui a donné le mot quran (lecture ou récitation) ou Coran. Le dialogue de Mahomet avec Gabriel va durer douze ans.

   Pour les musulmans, la «Révélation» n'est donc pas, comme pour les chrétiens, celle d'un homme-Dieu, Jésus-Christ, venu sur la terre. C'est par la Parole et l'inspiration que Dieu est descendu parmi les hommes. «Dieu parle derrière un voile», écrit ainsi la sourate 62¨...  (Voir l`article au complet) 
http://www.slate.fr/story/106619/islam-une-histoire-de-desert-et-de-sang

 Pégé
  
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mardi 5 septembre 2017

Faut-il avoir peur… de la sixième extinction ?

 Salut à tous,   


   Du site l`Actualité : À la lumière d’une nouvelle étude, il apparaît que la vie sur terre pourrait se terminer bientôt. Bref, que nous sommes foutus. Mauvaise conclusion, dit notre chroniqueuse !

   ¨  Le monde vit actuellement une sixième extinction massive des espèces, encore plus sérieuse que prévu, qui pourrait conduire à l’anéantissement du vivant si rien n’est fait d’ici 20 ou 30 ans.

   Voilà la nouvelle on ne peut plus catastrophique que vous avez sans doute apprise récemment à la suite de la publication d’une nouvelle étude, dans la revue PNAS, par les chercheurs Geraldo Ceballos, de l’Université autonome du Mexique, et Paul Ehrlich, de l’Université Stanford.
Mais quelques précisions s’imposent, car la vérité est — heureusement — un peu plus nuancée. Il ne faudrait surtout pas croire que tout espoir est vain !

   L’étude publiée par les deux chercheurs est intéressante dans la mesure où ils ont tenté d’évaluer non pas le nombre d’espèces qui ont déjà disparu ou qui sont menacées de disparition, comme le fait l’Union internationale pour la conservation de la nature avec sa Liste rouge, mais de cartographier et de quantifier le déclin des populations d’animaux qui appartiennent à ces espèces.

   Pour bien comprendre ce dont on parle, prenons, par exemple, le cas du béluga, dont le nom d’espèce est Delphinapterus leucas. Selon la classification de l’UICN, Delphinapterus leucas ne fait pas partie des espèces menacées. Cette baleine est classée dans la catégorie « quasi menacée », qui, à l’échelle des menaces, se situe entre vulnérable (la moins grave des menaces) et préoccupation mineure (aucune menace établie).

   Sur terre (ou plutôt dans les mers), les bélugas sont répartis entre environ 16 populations ou sous-populations, par exemple celles de l’estuaire du Saint-Laurent, de la baie d’Ungava, de l’est de la baie d’Hudson, etc. Certaines de ces populations sont en voie de disparition, comme celle du Saint-Laurent, d’autres, comme celle de l’est de la mer de Beaufort, ne sont pas menacées.

   En s’intéressant au sort des populations plutôt qu’à celui des espèces, la nouvelle étude dresse donc un portrait plus précis de l’état de la biodiversité.
  
   La superficie des aires protégées, concept inexistant ou presque en 1900, a été multipliée par quatre depuis 40 ans : elles couvrent désormais 15 % de la superficie terrestre, 10 % des aires côtières et 5 % des océans, et des progrès sont attendus. On pourrait faire bien mieux, et plus vite, mais on va nettement dans la bonne direction.

   Qu’on se le dise, cette sixième extinction n’est pas une fatalité. Si, plutôt que de se complaire dans le catastrophisme, on agissait ?¨...   ( Voir l`article au complet )  
  http://lactualite.com/sante-et-science/2017/07/13/faut-il-avoir-peur-de-la-sixieme-extinction/
  Pégé 


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samedi 5 août 2017

Pourquoi et comment oublions-nous ?

Salut à tous,  


Du site The Conversation : 

   ¨ Oublier semble être une chose que le cerveau fait facilement à notre insu. Pour preuve, nous oublions tous des rendez-vous, des dates d'anniversaire et des compétences. L'oubli est même utile s'il s'agit d'un souvenir douloureux ou obsolète.

   En fait, c'est tout l'inverse : nous n'oublions jamais rien. On ne se rappelle plus, c'est tout ! Nos neurones ne font que mémoriser, et ce tout au long de leur vie, qui est aussi longue que celle de l'individu. La mémorisation se fait à plusieurs niveaux dans le cerveau, mais le plus connu est celui de la jonction entre deux neurones : La synapse.

    La règle de Hebb caractérise donc l'apprentissage, mais elle caractérise aussi de facto l'oubli.

Inhibition des neurones !  
   La règle de Hebb concerne tout aussi bien les connexions excitatrices (A excite B) que les connexions inhibitrices (A empêche B d'être excité). L'inhibition concerne 20 % des neurones de notre cerveau, et elle est fondamentale. De nombreuses pathologies graves (notamment l'épilepsie) sont liées à une moindre efficacité des connexions inhibitrices. Ces connexions sont difficiles à étudier : comment mesurer, en effet, quelque chose qui n'a pas eu lieu ?
 
L`oubli, une affaire de cortex !      
    Pourquoi est-ce que l'on oublie de se rappeler ? Répondre à cette question impose de comprendre la mémorisation d'un événement. Un souvenir est codé principalement par le cortex, qui représente 80 % de la masse du cerveau, mais seulement 20 % des neurones (soit 16 milliards). Le cortex consiste en une hiérarchie de 360 cartes corticales, au sein desquelles se répartissent les 160 000 colonnes corticales (composées de 100 000 neurones chacune).

Mémoire épisodique et mémoire sémantique !      
    On appelle état d'activation global (EAG) l'ensemble de toutes les colonnes actives à un instant donné. L'EAG est la représentation corticale de notre souvenir. Deux dimensions appartiennent à tous nos souvenirs : la date et le lieu de l'événement. Une structure spéciale - l'hippocampe - gère ces deux informations grâce aux time cells et aux place cells (CA1 et CA¨...
( Voir l`article au complet ) 


http://theconversation.com/pourquoi-et-comment-oublions-nous-81142




Pégé 
 

 
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samedi 29 juillet 2017

La religion, c'est quoi ?

Salut à tous,

 Du site Huffpost Québec :C'est étonnant qu'avec tous les débats sur la religion, personne ne semble avoir pris le temps de se demander: «qu'est-ce qu'une religion?»

   ¨ Nous croyons tous avoir la réponse, mais pourtant nous avons tous une réponse différente. Le pastafarisme est un mouvement qui se prétend religieux, plusieurs juges leur accordent effectivement ce statut. Pourtant, une courte étude de la question démontrerait que le pastafarisme n'est pas une religion. Ce mouvement a toutefois été au cœur de nombreux scandales d'accommodements et jamais nous ne semblons avoir évoqué la question d'une définition.

    Bien qu'il ne soit pas tout à fait clair si la société est née par la religion ou vice versa, il est clair que la religion célèbre avant tout la communauté. C'est Émile Durkheim, père de la sociologie, qui alla en Océanie pour étudier des tribus dites «barbares» dans le but de découvrir l'essence même de la religion. Il dénote deux facteurs importants déterminant : le mythe et la communauté.

 Un fait social ! 
    Il découvre en 1912 que le but de la religion est de regrouper la communauté, renforcer les liens d'unité, améliorer le travail d'équipe pour assurer la survie de la tribu. La tribu se réunit autour du totem principal, le totem du clan, et célèbre ensemble. Ces rites servent à se préparer pour la chasse, le combat ou pour célébrer un événement spécial. Bref, toutes des actions nécessitant une action commune. Des rites de moindre importance pour la communauté sont célébrés dans chaque famille (le totem famille ou les armoiries familiales). Nous pouvons comparer ces événements au Noël d'antan, où tout le village se regroupait pour fêter ensemble la naissance du Christ. Une fois la messe de minuit terminée, les familles se regroupaient pour célébrer ensemble.

Le mythe sert le social ! 
   Par mythe, nous entendons aujourd'hui une légende. Pourtant, un élément différencie les deux: le mythe est source de loi et d'explication, la légende est un récit. Le mythe a deux fonctions: expliquer la nature du monde et expliquer la raison des lois.

   Le mythe est une forme de publicité pour les lois. Ils régissent la vie de la communauté et c'est ainsi que se créent les premiers codes civils et criminels. Même les dix lois juives servent la religion et la société: les cinq premières concernent la religion, les cinq dernières la vie de la société. Les textes qui suivent le décalogue sont l'équivalent de l'actuelle jurisprudence. Alors que le décalogue interdit l'esclavagisme ou, plutôt, de créer des esclaves, les textes qui suivent gèrent la vie d'un esclave. Alors que le décalogue est strict avec un «tu ne tueras point», les textes qui suivent expliquent les cas où la peine de mort est tolérable¨...   (Voir l`article au complet)


http://quebec.huffingtonpost.ca/simon-l-stonge/definition-religion-mythes-societe-communaute_b_7834500.html?ncid=tweetlnkcahpmg00000011





Pégé

  
    

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samedi 15 juillet 2017

Une île pour soi seul !

Salut à tous,

Du site Brooks :   


   ¨  L`île japonaise d’Okinoshima vient d’être inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité. Ce lieu sacré du culte shinto porte selon l’Unesco une « valeur universelle exceptionnelle ». Elle n’est pourtant habitée que par un unique prêtre. Une situation que lui envierait presque Edgar Allan Poe. Dans sa nouvelle « L’île de la fée », il souligne à quel point la solitude est essentielle à la contemplation de la nature. Mais est-il vraiment seul ?

   La Musique, dit Marmontel, dans ces Contes moraux que nos traducteurs persistent à appeler Moral Tales, comme en dérision de leur esprit, la musique est le seul des talents qui jouisse de lui-même ; tous les autres veulent des témoins. Il confond ici le plaisir d’entendre des sons agréables avec la puissance de les créer. Pas plus qu’aucun autre talent, la musique n’est capable de donner une complète jouissance, s’il n’y a pas une seconde personne pour en apprécier l’exécution. Et cette puissance de produire des effets dont on jouisse pleinement dans la solitude ne lui est pas particulière ; elle est commune à tous les autres talents.

   L’idée que le conteur n’a pas pu concevoir clairement, ou qu’il a sacrifiée dans son expression à l’amour national du trait, est sans doute l’idée très soutenable que la musique du style le plus élevé est la plus complètement sentie quand nous sommes absolument seuls. La proposition, sous cette forme, sera admise du premier coup par ceux qui aiment la lyre pour l’amour de la lyre et pour ses avantages spirituels. Mais il est un plaisir toujours à la portée de l’humanité déchue, — et c’est peut-être l’unique, — qui doit même plus que la musique à la sensation accessoire de l’isolement. Je veux parler du bonheur éprouvé dans la contemplation d’une scène de la nature. En vérité, l’homme qui veut contempler en face la gloire de Dieu sur la terre doit contempler cette gloire dans la solitude.

   Pour moi du moins, la présence, non pas de la vie humaine seulement, mais de la vie sous toute autre forme que celle des êtres verdoyants qui croissent sur le sol et qui sont sans voix, est un opprobre pour le paysage ; elle est en guerre avec le génie de la scène.

   Oui vraiment, j’aime à contempler les sombres vallées, et les roches grisâtres, et les eaux qui sourient silencieusement, et les forêts qui soupirent dans des sommeils anxieux, et les orgueilleuses et vigilantes montagnes qui regardent tout d’en haut. — J’aime à contempler ces choses pour ce qu’elles sont : les membres gigantesques d’un vaste tout, animé et sensitif, — un tout dont la forme (celle de la sphère) est la plus parfaite et la plus compréhensive de toutes les formes ; dont la route se fait de compagnie avec d’autres planètes ; dont la très douce servante est la lune ; dont le seigneur médiatisé est le soleil ; dont la vie est l’éternité ; dont la pensée est celle d’un dieu, dont la jouissance est connaissance ; dont les destinées se perdent dans l’immensité ; pour qui nous sommes une notion correspondante à la notion que nous avons des animalcules qui infestent le cerveau, — un être que nous regardons conséquemment comme inanimé et purement matériel, — appréciation très semblable à celle que ces animalcules doivent faire de nous.

   Ce fut dans un de mes voyages solitaires, dans une région fort lointaine, — montagnes compliquées par des montagnes, méandres de rivières mélancoliques, lacs sombres et dormants, — que je tombai sur certain petit ruisseau avec une île. J’y arrivai soudainement dans un mois de juin, le mois du feuillage, et je me jetai sur le sol, sous les branches d’un arbuste odorant qui m’était inconnu, de manière à m’assoupir en contemplant le tableau. Je sentis que je ne pourrais le bien voir que de cette façon, — tant il portait le caractère d’une vision¨...   ( Voir l`article au complet )
http://www.books.fr/ile-soi-seul/

Pégé



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vendredi 9 juin 2017

GÉOPOLITIQUE : L'effondrement qui vient |

Salut à tous,   

Du site Médiapart :

    ¨Bien que nous soyons incapables de dire comment demain sera, certains d’entre nous proposent des éléments pour nous aider à comprendre, imaginer ce qu’il pourrait être ou ne pas être. Entretien avec Pablo Servigne, co-auteur du livre « Comment tout peut s’effondrer » et Renaud Duterme, auteur de « L’effondrement, de quoi est-il le nom ? ».

    La civilisation occidentale a permis à quelques groupes humains de détenir des richesses matérielles aussi incroyables par leur ampleur qu’inutiles. C’est par le libre échange imposé aux peuples, le pillage des ressources naturelles, la marchandisation généralisée de tous les biens communs, la déification de la technique et du progrès que cette prédation a été possible. Aujourd’hui, la complexité des connexions et des interdépendances, la compétition exacerbée des humains entre eux créant des inégalités insupportables, l’accélération des destructions de notre biotope fragilisent la maison commune des vivants. Bien que nous soyons incapables de dire comment demain sera, certains d’entre nous proposent des éléments pour nous aider à comprendre, imaginer ce qu’il pourrait être ou ne pas être.

Qu’entendez-vous par effondrement ?
Renaud Duterme : Dans le contexte actuel, on pourrait voir l’effondrement comme une conjonction de problèmes difficiles (voire impossibles) à résoudre, le tout perturbant nos sociétés au point de remettre en cause jusqu’à notre façon de vivre. On le constate déjà avec le terrorisme, l’afflux de réfugiés, le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources, phénomènes qui ne peuvent être résolus par la façon dont fonctionnent nos sociétés. Or, ces problèmes vont s’aggraver pour la plupart dans les années et décennies à venir. Nous nous dirigeons donc vers d’importants bouleversements, pour le meilleur ou pour le pire.

Pablo Servigne : Selon les archéologues, l’effondrement est une réduction drastique de la population humaine et/ou de la complexité politique/économique/ sociale, sur une zone étendue et une durée importante. Mais ce n’est pas une définition utilisable pour décrire ce qui est en train de nous arriver. Ainsi, nous avons choisi la définition beaucoup plus pragmatique d’Yves Cochet à savoir : une situation dans laquelle « les besoins de base (eau, alimentation, logement, habillement, énergie, mobilité, sécurité) ne sont plus fournis à une majorité de la population par des services encadrés par la loi ».

Quels sont les éléments crédibilisant la thèse selon laquelle notre civilisation risque un effondrement ?
 PS : Il faut avant tout préciser que ce dont nous parlons est de l’effondrement de la civilisation thermo-industrielle, soit le monde moderne fonctionnant aux énergies fossiles. Nous avons rassemblé un faisceau d’indices et de preuves qui montrent que non seulement un effondrement est possible, mais il est aussi imminent. Il a même déjà commencé sous certains aspects.

 RD : Ce qu’il y a d’inédit dans la situation actuelle est que ces menaces surviennent de façon simultanée et, pire encore, qu’elles s’alimentent l’une et l’autre. D’autre part, nous constatons également que les contradictions de notre système économique commencent à se faire entendre, à savoir une absence de croissance, un endettement généralisé et surtout un chômage de masse structurel qui ne pourra être résolu sans des réflexions profondes en dehors du paradigme actuel¨...
( Voir l`article au complet )

https://blogs.mediapart.fr/cadtm/blog/010616/leffondrement-qui-vient

Pégé

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mercredi 17 mai 2017

Bricolage : Des abeilles dans ma fenêtre ! ( 3 de 3 )

Salut à tous,

   Je vous racontais donc que mon récent essaimage d'abeilles avait pris une bonne heure a entrer tranquillement dans leur nouvelle ruche... leur habitat pour les mois a venir ! 

    Comme elles sont arrivées gavées de miel, elles pouvaient se nourrir quelques heures, le temps que les butineuses se mettent à nouveau à la tâche pour remplir graduellement leur garde-manger.    

    Pour suppléer à cet épuisement rapide de nourriture, je leurs prépare donc un sirop de sucre, plutôt clair, que je verse dans un cadre spécialement adapté à cet effet... et la vie recommence dans la ruche...                       

   Sorties continuelles des butineuses dès les premières chaleurs du matin jusqu'à la ''brûnante'' de fin de journée... Un ballet de haut voltige dont je ne me lasserai pas à observer de ma fenêtre durant ces sept merveilleuses années de la vie de la ruche !  

 
  Ma première ouverture de la ruche se fit au bout de cinq jours seulement car il fallait ne pas perturber ce jeune essaim, lui laisser le temps de s'acclimater, de bien s'occuper de leur nouvelle reine en toute tranquillité. Quelle sensation, mêlée d'un peu de crainte et d'émerveillement tout à la fois, de pouvoir assister au spectacle qui s'offre à mes yeux... ces milliers d'abeilles au travail sur plusieurs cadres déjà, quelques centaines qui tournent autour de moi, curieuses de vérifier si je suis un intrus ou un ami. Et ce murmure, ce bourdonnement incroyable qui vous enveloppe littéralement, qui vous transporte presque dans un monde irréel... Je referme la ruche, tout s'apaise... Je suis heureux de cette première rencontre avec mes amies, les abeilles !
    Et les années passent, variables tant qu'à la santé de la ruche que de la production irrégulière du miel, près de 70 kilos dès l'année suivante... mes voisins en profitent ! Puis, perte complète des essaims à deux reprises et, ô miracle, deux autres essaimages. Des hauts et des bas imprévisibles mais qu'à cela ne tienne, j'avais toujours ce grand plaisir et ce privilège de les voir évoluer sous mes yeux... toujours fasciné par leurs va et vient interminables.

   Dans la photo ci-haut, un petit assemblage très simple permettant de coller efficacement sur un cadre la plaque de cire alvéolée. Une faible résistance produite par la mise en série d`une petite plaque chauffante ou d`un grille-pains avec le fils métalliques d`un cadre crée une douce chaleur permettant à la cire de fondre légèrement et d`adhérer ainsi aux fils de fer, et tenir fermement par la suite après refroidissement.
    Des maladies déciment de plus en plus les ruches de par le monde. Depuis dix ans, les apiculteurs ont connu des pertes de 50 à 90 %, selon les endroits de la planète ! Le varroa, un parasite, et qui a été mon problème personnel, la loque européenne et un puceron venu d'Afrique s'attaquent aux larves. Le syndrome d'effondrement des colonies est un phénomène encore inexpliqué - les abeilles partent butiner et ne reviennent jamais dans la ruche et l'on ne trouve aucun cadavre ? Et il peut y avoir perte d'une colonie en une seule nuit !

   Les OGM, les produits toxiques, les pesticides, la pollution sont certainement des réponses à ce mystère de pertes d'abeilles.
  Et le drame planétaire est que 80 % des plantes ont besoin des abeilles pour être fécondées ! Albert Einstein disait que si l'abeille disparaissait complètement un jour, l'espèce humaine disparaîtrait, elle aussi, en 4 ans !

Pégé

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vendredi 12 mai 2017

Bricolage : Des abeilles dans ma fenêtre ! ( 2 de 3 )

Salut à tous, 

  Et le printemps s'étire, avec ses soubresauts atmosphériques, typiques du climat variable de ma région, et moi, toujours impatient de pouvoir apprécier les premières chaleurs du début de l'été, avec l'éclosion totale de la Nature et surtout, de l'arrivée de mes premières abeilles !

  Quoi de mieux, pour contrer cette attente fébrile que d'essayer d'en connaître davantage sur la vie, les moeurs et les habitudes toutes particulières des abeilles, cette charmante bestiole, quelque peu domestiquée mais ayant toutefois gardée son côté un peu sauvage !

   Et je m'implique patiemment dans la littérature qui heureusement, est abondante et également imagée à souhait...  

  Dans cette recherche soutenue de connaissances, ce qui m'a énormément surpris, est de savoir que l'abeille a une vie très courte, sauf pour certaines d'entre elles et évidemment, la reine. En effet, à peine 50 jours s'écoulent entre sa sortie de la métamorphose de la larve et de son dernier vol... En voici les diverses étapes immuables car l'abeille, avec la fourmi, est un modèle de structure sociale, unique dans le monde animal, chacun des sujets ayant un travail très précis a exécuter : 

   - Nourrices : Dès sa sortie de la larve, comme abeille, son travail consiste, durant les 10 premiers jours, à préparer les cellules afin que la reine puisse y venir pondre les larves ou bien que les butineuses y déposent le produit de leur récolte - pollen, propolis, nectar et, dernier travail, nourrir les larves.     

  - Bâtisseuses : Pendant de 10 à 20 jours elles vont agrandir les rayons, car la population augmente continuellement. De plus, elles doivent transformer le miel, voir au nettoyage et à la régulation thermique de la ruche, de la protection contre les prédateurs possibles (guêpes, frelons) et aussi contre les voleuses de miel (abeilles étrangères).
  
- Butineuses : A partir du 20 ième jour jusqu'à la 5 ième ou 6 ième semaines de sa vie, l'abeille parcourt la campagne, dans un rayon de deux kilomètres, à la recherche de nectar, miellat, pollen, propolis ou en eau. Puis, elle meurt...

-  Il y a également les ouvrières d'hiver : Celles qui vont naître à la fin de l'été et au début de l'automne vont vivre de 5 à 6 mois, leur corps étant plus riche en acide gras. Elles auront comme travail de protéger la reine placée au milieu des abeilles regroupées en boule, de maintenir la cohérence compacte de l'essaim qui passera l'hiver en maintenant une température moyenne de 30 degrés C grâce à leurs battements d'ailes...et enfin, elles préparent l'arrivée des nouvelles générations , le printemps venu !
 
 
 


- Faux-bourdons : Des mâles. Plus gros que les ouvrières, peu nombreux, aucun dard et ils ont comme unique tâche de féconder la reine lors de sa première et seule entrée dans la ruche, ne travaillent pas (!), sauf à maintenir la température et à répartir la nourriture dans la ruche. Et ils se font systématiquement trucider par les ouvrières à l'approche de l'hiver !

- Enfin, la reine : De plus grande taille - passe tout son temps à pondre, soit de plus de 2,000 oeufs par jour - ne sort jamais de la ruche sauf au début, pour se faire féconder. Elle peut vivre de 4 à 5 ans.
 
 Les abeilles possèdent un langage d'une extrême précision, celui de la danse - dans l'obscurité de la ruche, par l'éclaireuse, qui renseigne les autres où se trouve la nourriture !  

* Dans la photo du haut, la ruche installée dans ma petite remise-tour, et rattaché, le long couloir remontant jusqu`à la sortie du toit.

** Dans la photo du milieu, un petit centrifuge manuel, à 4 supports de cadres, ainsi qu`un bassin servant à nettoyer les cadres.

Suite et fin très bientôt,

Pégé

Windows 7 / Windows XP Pro / Windows 10 / Ubuntu 14.04 LTS / Linux Mint 17 MacOS X iBook, version 10.4.11 ¨Tiger¨.

dimanche 7 mai 2017

Bricolage : Des abeilles dans ma fenêtre ! (1 de 3 )


Salut à tous, 

 
   Bzzz...Bzzz...Bzzz...

   Un murmure qui s'en va en grossissant. Cela m'intrigue, je jette un coup d'oeil à la grande fenêtre de la cuisine et... quel spectacle s'offrant à mes yeux ! Le toit pointu d'une petite remise en forme de tour est littéralement couvert d'une épaisse couche d'abeilles... certainement de 10 à 15,000 qui , lentement, s'engouffrent dans l'ouverture du toit qui mène à une ruche placée à l'intérieur... leur foyer pour les mois a venir et pour moi, commence une merveilleuse aventure qui va durer 7 ans, avec mes amies, les abeilles !

   L'idée avait germée dans ma tête, une année auparavant. Dans une revue, un reportage avec photos qui me plaisait beaucoup avait suscité ma curiosité. Le concierge d'un hôtel de Paris avait aménagé deux ruches sur le toit plat de l'édifice de quatre étages et , bon an, mal an, disait récolter annuellement près de 200 kilos de miel, favorisé par un environnement ayant de nombreux arbres.

  Alors, comme j'adore expérimenter, je me suis dit: '' Pourquoi ne pas tenter la même expérience dans ma petite remise située à deux mètres de la maison et possédant déjà une ouverture sur le toit ''.
  
  Et pendant les mois qui suivirent, j'entre en contact avec deux apiculteurs locaux, les aide à l'occasion dans leurs travaux d'entretien de leurs ruchers, pose quantité de questions pertinentes sur le sujet et assiste même à une réunion annuelle des apiculteurs régionaux. De plus, je me documente en littérature de base sur ces petites bestioles...

  Au printemps suivant, mon installation est déjà en place. Ruche dans la remise, un couloir la reliant à la sortie du toit et y incluant même une petite fenêtre en ''plexiglass'' me permettant de pouvoir observer le va-et-vient des abeilles butineuses le moment venu; un petit centrifuge manuel de quatre cadres pour en extraire le miel accumulé et enfin, un accoutrement de protection contre les ''piqures'' éventuelles ! Je suis prêt pour mon nouveau ''métier'' d'apiculteur...

 A suivre très bientôt,

Pégé

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