dimanche 27 octobre 2019

Avoir ou Être ? Un choix dont dépend l'avenir de l'homme !

Salut à tous,

Du site philo.5 :  

   ¨  Différence entre avoir et être !
      Le choix entre avoir et être  en tant que notions contraires, ne frappe pas le sens commun. Avoir, semblerait-il, est une fonction normale de notre vie : pour pouvoir vivre, il faut avoir certaines choses. En outre, nous devons avoir certaines choses afin d'en tirer plaisir. Dans une culture dont le but suprême est d'avoir — et d'avoir de plus en plus — et où on peut dire d'un individu qu' « il vaut un million de dollars », comment peut-il y avoir une alternative entre avoir et être? Au contraire, il semblerait qu'avoir est l'essence même d'être ; et que celui qui n'a rien n'est rien.

  Origine des termes !
     « Avoir » est une expression faussement simple. Tout être a quelque chose : un corps [2], des vêtements, un toit... ou, pour l'homme et la femme modernes, une auto, un poste de télévision, une machine à laver, etc. Vivre sans rien avoir est pratiquement impossible. Pourquoi, alors, avoir serait-il un problème? Cependant, l'histoire linguistique d' « avoir » montre que le mot est bel et bien un problème. Ceux qui croient qu'avoir est l'une des catégories les plus naturelles de l'existence humaine seraient très surpris d'apprendre que de nombreux langages n'ont aucun mot correspondant à « avoir ».

 Concepts philosophiques d'être !
   L'étude du concept d'être se complique de surcroît par le fait qu'être a été l'objet de milliers d'ouvrages philosophiques et que la question « qu'est-ce que être? » a été l'une des plus importantes qu'ait posé la philosophie occidentale. Le concept d'être sera traité ici du point de vue anthropologique et psychologique, mais il est évident que l'étude philosophique n'est pas sans rapport avec les problèmes anthropologiques.

Avoir ou être l'autorité !
   Un autre exemple de la différence entre le mode avoir et le mode être est l'exercice de l'autorité. Le point essentiel s'exprime par la différence entre avoir de l'autorité et être une autorité. [...] le mot « autorité » représente un terme général qui a deux acceptions totalement différentes : l'autorité peut être « rationnelle » ou « irrationnelle ». L'autorité « rationnelle » est fondée sur la compétence et aide la personne qui s'appuie sur elle à se développer. L'autorité « irrationnelle » est fondée sur le pouvoir et sert à exploiter la personne qui lui est soumise.

Aimer !
   « Aimer » a aussi deux significations, selon que le mot est exprimé sur le mode avoir ou sur le mode être. Peut on avoir un amour? Si c'était possible, l'amour serait nécessairement un objet, une substance que l'on a, que l'on possède. En réalité, il n'existe pas d'objet qui s'appelle « amour ». L' « amour » est une abstraction, peut-être une déesse, ou un être étranger, mais personne n'a jamais vu cette déesse. En réalité, seul existe l'acte d'aimer. Aimer est une activité productive, qui suppose qu'on ait un penchant, qu'on connaisse, qu'on réagisse, qu'on affirme, qu'on prenne plaisir ; qu'il s'agisse d'une personne, d'un arbre, d'une peinture, d'une idée. Aimer signifie donner vie, accroître l'intensité de sa propre vie. C'est un processus qui renaît et s'accroît de lui-même.

    Quand l'amour est expérimenté selon le mode avoir, cela signifie qu'on limite, qu'on emprisonne, qu'on contrôle l'objet « aimé ». C'est étrangler, étouffer, asphyxier, ce n'est pas donner vie. Ce que les gens appellent amour est le plus souvent un mauvais usage du mot, en vue de cacher la réalité du fait qu'ils n'aiment pas¨...  ( Voir l'article au complet )

 http://www.philo5.com/Mes%20lectures/Fromm_AvoirOuEtre.htm?fbclid=IwAR3f0H80ldBRC79jNEgH5gDPAqSZ0XwRZLNxRvEhF_6YOXdX-ben83dVJNo

Pégé
 
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samedi 19 octobre 2019

Uluru, site sacré en terre aborigène !

Salut à tous,

 Du site France Culture : L'origine des mondes culturels | Uluru ou Ayers Rock est un imposant rocher situé au centre de l’Australie, dans le Territoire du Nord. Lieu incontournable du tourisme sur le continent, c’est avant tout un site sacré pour les peuples aborigènes qui vivent dans cette partie du désert australien. 

¨ C’est un symbole de l'Australie, une de ses représentations dans le monde entier : le rocher Uluru ou Ayers Rock dans le Territoire du Nord.
   Les touristes sont environ 300 000 à s’y presser chaque année, certain.es n’hésitant pas à escalader le mastodonte de près de 350 mètres de haut. Mais pour les peuples aborigènes présents dans cette région, ce site est avant tout sacré, témoin de leur histoire. A partir du 26 octobre prochain, l’ascension du rocher sera donc interdite. Les autorités ont dénombré une trentaine de morts depuis les années 1950 lors de l’escalade du mont, réputée dangereuse, en raison de la difficulté physique de cette montée et de la chaleur qui y règne.

Un site découvert il y a moins de deux siècles par les colons…
    "Tout ce que l’on peut dire au sujet d’Uluru ne remplacera jamais ce que vous y découvrirez par vous-même." Ainsi est décrit dans le guide touristique du Petit Futé le rocher majestueux qui s’élève au milieu du désert australien. Le monolithe en grès de 348 mètres de haut et de 9,4 kilomètres de circonférence est entouré d’histoires sacrées. Un côté mystique renforcé par sa couleur rouge orange qui change en fonction du soleil, tournant au violet à la pénombre.

…Mais sacré depuis des milliers d’années pour certains peuples aborigènes !
   Difficile donc d’évoquer Uluru comme un symbole de l’histoire aborigène. _"Le terme ‘symbole’ réduit la réalité et le pouvoir de ces endroits sacrés et de leur histoire, à la fois humaine et non humaine"pour Barbara Glowczewski. Et il est difficile de qualifier l’histoire aborigène d’unique. Car en quelques 80 000 ans de présence en Australie ("d’après des découvertes archéologiques très récentes"_ selon Barbara Glowczewski), il existe autant d’histoires que de peuples sur le continent (et il y a plus de 300 langues différentes).

 Le paysage comme patrimoine culturel !
   Dans leur livre Les Aborigènes d’Australie, Stephen Muecke (professeur émérite d’ethnographie à l’Université New South Wales de Sydney) et Adam Shoemaker (vice-chancelier de South Cross University, spécialiste de la littérature et culture aborigène) racontent ce Dreaming (qui a aussi été appelé Dream Time) qui entoure Uluru.

   "Uluru est l’un des sites sacrés les plus importants pour les Aborigènes de la région car il fut le théâtre d’une terrible bataille entre les Kuniya (les Pythons des Rochers) et les Liru (les Serpents venimeux) qui marqua la fin du temps du rêve et inaugure l’âge des hommes."...
( Voir l'article au complet )

https://www.franceculture.fr/religion-et-spiritualite/uluru-site-sacre-en-terre-aborigene

Pégé

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lundi 14 octobre 2019

Parent noir, enfant blanc ou notre trouble vision du métissage !

 Salut à tous,

Du site Slate.fr :L'effet provoqué par ce duo souligne la prégnance des questions raciales dans notre société.  

¨  «Mon fils, il est tout blanc. En plus, il a les cheveux raides. Je trouve que ça ne se voit pas du tout qu'il est métis, à part son nez: il a un petit nez de Black, mais uniquement si on y prête attention, expose Jessica, 32 ans, cheffe de projet dans l'industrie pharmaceutique. Mes nièces étaient des enfants blanches quand elles sont nées. Elles avaient foncé au bout d'un mois. Mais lui, les mois passent et j'ai compris assez vite qu'il allait rester blanc» –et qu'il n'arborerait pas les couleurs martiniquaises de son grand-père maternel, mais aurait une carnation plus proche de celle de son père, d'origine irlandaise, sans l'inconvénient de rougir autant au soleil.

Identité épidermique !

   Bien sûr, la mélancolie que peut susciter cette disparité physionomique entre parent et enfant traduit une envie familiale plutôt répandue: celle que l'enfant ait des traits similaires à ceux de ses ascendants.

  Pour Jessica, qui supposait lorsqu'elle était enceinte que son enfant serait «plus foncé», avoir donné naissance à un petit blanc a été «un peu perturbant»: «Dans ma tête, quand j'imaginais mon fils, je pensais qu'il allait être métis et me ressembler plus.» Idem pour Mike: «J'aurais bien voulu que mes enfants aient une couleur de peau un peu plus mate.» 

Échapper au stigmate !
   C'est bien le contexte social qui colorie cette filiation bigarrée. C'est d'ailleurs pour cela qu'un des frères de Mike s'est exclamé, lors de la naissance de leur neveu, «un petit blond aux yeux bleus, avec des cheveux bouclés»: «Il est sauvé!»
 
Coloration visible !
 Si ce colorisme persiste, c'est notamment parce que l'apparence phénotypique des personnes racisées ne leur attire pas seulement des questions sur leurs origines mais aussi son lot de discriminations.
Certes, celles-ci sont difficiles à objectiver sur le territoire français sans statistiques ethniques, mais le volet «Les discriminations en France: entre perception et expérience» de l'enquête «Trajectoires et origines» est probant.

¨ La différence est constatée quand on se confronte aux autres, 
  lorsqu'il y a des interactions sociales¨
(Marie-France Malonga, sociologue)¨ ... ( Voir l' article au complet )
 
http://www.slate.fr/story/180906/parent-noir-enfant-blanc-metissage-racisme
Pégé

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mercredi 9 octobre 2019

Travailler quatre jours pour mieux vivre !

Salut à tous,

Du site le Soleil :  « Nous devrions travailler pour vivre et non vivre pour travailler ». 

¨ Voilà ce qu'a déclaré John McDonnell dans son discours à la Conférence du Parti travailliste britannique, le 23 septembre dernier. 

   Le député travailliste s'est ensuite engagé à respecter l'engagement d'instaurer la semaine de travail de 32 heures ou de quatre jours. Cet objectif, a ajouté John McDonnell, serait atteint dans un délai de dix ans, et ce, sans perte de salaire.

   La réduction de la semaine de travail à quatre jours serait une véritable révolution. Il s'agirait d'une rupture radicale avec la culture du travail inhérente à notre société capitaliste contemporaine.

   Mais cette transformation radicale présente aussi des défis. Les entreprises accepteront-elles une réduction de la semaine de travail ? Quel type de législation sera nécessaire pour réaliser cette réduction ? Le système capitalisme peut-il s'adapter à une semaine de quatre jours ou nous faudra-t-il imaginer - et créer - un avenir au-delà du capitalisme ?

Améliorer le bien-être !
   Les arguments en faveur d'une réduction du temps de travail sont convaincants. Des semaines plus courtes nous permettraient d'avoir plus de temps pour se réaliser et exister en dehors du travail. Cela nous permettrait d'avoir une vie meilleure.

Le règne du travail !
   Par ailleurs, le système dans lequel nous vivons nous incite à travailler davantage. On a supposé dans le passé que l'évolution du capitalisme aboutirait à des semaines de travail plus courtes. En 1930, l'économiste John Maynard Keynes prévoyait la semaine de travail de 15 heures en 2030. Il pensait que cela se ferait sans réforme fondamentale du capitalisme.

Pour le bien de la planète !
   Le défi pour tout parti politique qui s'engage à adopter la semaine de travail réduite est de surmonter ces obstacles.

   De manière générale, il semble qu'il y ait maintenant une pression plus forte pour obtenir une semaine de travail de quatre jours ou même de trois jours.

 https://www.lesoleil.com/actualite/travailler-quatre-jours-pour-mieux-vivre-e2a42fdc71f20d60e1b6f2055e8cbf36?fbclid=IwAR0s9xH5jZY9GNX0QfRCssv3NU4JI55FsIeC4EEYEfZXYcjtPulYPtOzsmc

Pégé

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mercredi 2 octobre 2019

ÉCONOMIES : La fin de l'argent ?

Salut à tous,

Du site Le Soleil : La disparition de la monnaie et des billets de banque a été plusieurs fois annoncée. Peut-être plus souvent que le retour des Nordiques à Québec? Mais en attendant la fin, la monnaie n’a pas tout à fait dit son dernier mot. 

¨  L’argent «liquide» a mauvaise réputation. On l’accuse de nourrir «l’évasion fiscale, le marché noir, la corruption, le terrorisme et tous les trafics».(1) Rien de mieux qu’une transaction en «argent comptant» pour éviter de laisser des traces. Plus les coupures sont grosses, plus elles se transportent facilement. En Europe, le défunt billet de 500 € [565 $] était si prisé par le crime organisé, qu’on l’avait rebaptisé le «ben Laden».

   Sur les milliards de billets de banque américains qui existent à travers le monde, plus de 80 % sont des coupures de 100 $. «De ce nombre, la moitié circulent en dehors des États-Unis», rappelle Stephen Gordon, professeur d’économie à l’Université Laval.(2) On devine que ces billets ne servent pas tous à financer les œuvres des Petits Frères des pauvres ou la sauvegarde de la salamandre à nez court des Appalaches...

Liquider l’argent liquide ?
   En 1661, la Suède a été le premier pays d’Europe à imprimer un billet de banque. Aujourd’hui, elle est devenue le laboratoire d’un monde débarrassé du cash. En 2019, à peine 1 % ou 2 % des transactions impliquent des billets ou de la monnaie. La moitié des grands magasins suédois n’accepteront plus d’argent comptant, à partir de 2025. IKEA, le géant national, soutient que ses employés passent 15 % de leur temps à compter et à classer des billets, même s’ils ne représentent plus que 1 % des paiements.

La grande métamorphose !
   Les jours de la monnaie et du billet de banque sont-ils comptés? Peut-être. Mais la mort s’annonce lente. À travers le globe, environ 85 % des transactions s’effectuent encore avec de l’argent comptant. En Égypte, au Pérou ou en Malaisie, les différents modes de paiements électroniques représentent à peine 1 % des échanges. En Inde, 9 transactions sur 10 se font en liquide.
Pour l’instant, «le monde sans cash» reste d’abord l’affaire de riches.

L’argent du grand Satan
   Non, la monnaie n’a pas dit son dernier mot. À travers le monde, on en dénombre encore au moins de 136 différentes. Un peu partout, la monnaie «nationale» reste d’ailleurs un sujet délicat. Très sensible. Au Canada, des citoyens se sont émus lorsqu’ils ont cru distinguer une feuille d’érable de Norvège sur les nouveaux billets, au lieu du sacro-saint érable à sucre. En Grande-Bretagne, la nouvelle coupure de cinq livres a soulevé la colère des vegan, parce qu’elle contient des traces de… graisse de mouton.

   Et que dire de l’embarras de la réserve australienne, lorsqu’elle a constaté qu’elle venait d’imprimer 47 millions de nouveaux billets de 50 $ comportant trois fautes d’orthographe?¨...   
( Voir l'article au complet )

https://www.lesoleil.com/actualite/la-fin-de-largent-cd536f1655e1c1d34878fea9e2cad7ad

Pégé

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jeudi 26 septembre 2019

DOSSIER : La ruée vers le sable !

Salut à tous,

Du site France Culture : Qu’appelle-t-on sable ? Comment se forme-t-il ? Comment les plages sont-elles apparues ? Comment se sont-elles stabilisées et pourquoi reculent-elles aujourd’hui ? Quel domaine est le plus concerné par l’exploitation de sable ? Quelles parties du monde sont déjà concernées par une pénurie de sable ? 

¨ En ce lendemain d’ouverture de la COP23 à Bonn, en Allemagne, il n’y a pas que la consommation des ressources en hydrocarbures qui est préoccupante pour l’avenir de notre planète. Il n’est pas impossible qu’avant que nous ne soyons à cours de pétrole, ce soit le sable qui se tarisse. Le sable est aujourd’hui la matière première la plus exploitée au monde, principalement pour la construction, elle donne lieu à des procédés d’extractions devenus hors de contrôle et à un marché mondial mirobolant, compte tenu des besoins croissants en béton et en silicium et de la course à l’urbanisation, principalement sur les zones côtières.

Le reportage du jour 

    Diverses solutions sont en développement pour remplacer le sable marin dans la construction. L’approche de la physique fondamentale permet de mieux comprendre la dynamique des grains de sable, et ouvre des perspectives pour des matériaux alternatifs¨ ... ( Voir la suite de l'article )

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-mardi-7-novembre-2017
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Tant que le sable durera !

   ¨Les industriels de l’extraction de sable confrontés à l’épuisement des alluvions et à la surexploitation des rivières se sont tournés depuis près de trente ans vers un autre sable, le sable marin. La morphologie des côtes du monde entier s’en trouve aujourd’hui modifiée.

   Selon le journaliste Denis Delestrac, 9 plages sur 10 en Californie sont en voie de disparition tandis qu’en Indonésie, 25 îles ont disparu pour alimenter Singapour en sable. Maldives, Sénégal, Maroc, de nombreux pays font face à cette disparition progressive de leurs côtes laminées par la folle expansion des hommes et leurs bétonneuses consommatrices de sable¨... ( Voir la suite de l'article )

https://www.franceculture.fr/emissions/lheure-du-documentaire/tant-que-le-sable-durerahttps://www.franceculture.fr/emissions/lheure-du-documentaire/tant-que-le-sable-durera
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Quand le bâtiment va...  : Le marché du sable sous tension !

   ¨  De l’eau, du sable et du ciment, tels sont les ingrédients pour faire le béton et le parpaing. L'urbanisation galopante combinée à une raréfication de la ressource dans des lieux facilement accessibles engendrent un marché du sable particulièrement sous pression.

   Une nouvelle semaine s’offre à nous et avec elle une nouvelle série consacrée à l’économie de la construction. Casque de chantier sur la tête et marteau-piqueur dans les mains, nous allons vérifier cet adage prononcé par le maçon et député Martin Nadaud en 1850 : "Quand le bâtiment va, tout va ! " : autrement dit, la construction est-elle encore au cœur de la croissance de nos économies ? Demain, nous retracerons l’histoire tourmentée des travailleurs du BTP, l’une des mains d’œuvre les plus précaires qui soit. Mercredi, près d’un siècle après le New Deal, les politiques de grands travaux sont-elles un bon outil de relance ? Jeudi, enfin, on observera la formation des bulles spéculatives dans le secteur de l’immobilier. Mais d’abord, explorons le marché mondial du sable, une ressource de plus en plus disputée.
¨J'ai rencontré en Inde quelqu'un qui s'est fait battre parce qu'il s'est opposé à l'extraction de sable. Il y aurait un moyen assez simple de lutter contre ce genre de dérive : les Etats devraient regarder la provenance du sable avec une certaine traçabilité.Pascal Peduzzi¨...  ( Voir la suite de l'article ) 
 https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/quand-le-batiment-va-14-les-marchands-de-sable-a-lassaut
Pégé

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lundi 23 septembre 2019

CLIMAT : S’adapter ou mourir !

Salut à tous,

Du site leQuotidien : Participerez-vous à la marche pour le climat le 27 septembre ? 


¨ Personnellement, je ne sais pas. Pour tout dire, je n’ai jamais été véritablement à l’aise avec la démocratie de la rue et je ne suis pas du tout convaincu des effets positifs d’une telle approche. Ce que je reconnais, en revanche, c’est que la cause pour laquelle des milliers de personnes s’apprêtent à marcher est importante, pour ne pas dire fondamentale.

   Ce faisant, que je marche ou non avec eux vendredi, je suis d’avis que nous avons à tout le moins le devoir de porter une attention toute particulière au message de celles et ceux qui savent qu’en matière de climat, l’heure n’est plus aux tergiversations, mais à l’action. Alors, on prend des notes, mesdames et messieurs les élu.e.s ?
   
   Le pronostic est clair et le choix l’est tout autant : s’adapter ou mourir. Bon, quand je dis mourir, j’avoue que j’exagère probablement un peu. Je ne crois pas que l’espèce humaine soit réellement menacée d’extinction en raison du réchauffement planétaire. Cependant, il n’est pas déraisonnable de penser que si nous ne changeons pas assez rapidement et radicalement notre manière de produire et de consommer – notamment en matière énergétique –, nous risquons bientôt de nous retrouver avec de sérieux problèmes sur les bras.

   Mais que faire ? La solution est relativement simple, mais radicale, en ce sens où elle implique un important changement de paradigmes sociaux et économiques. Ce qu’il faut surtout revoir, c’est notre modèle économique axée sur la croissance perpétuelle, donc sur la consommation excessive. 

   Que ce soit sur le plan humain ou environnemental, nous savons très bien que ce modèle n’est pas viable et qu’il fait plus de mal que de bien. Parmi les traits caractéristiques de ce modèle, il y a toute la place accordée à l’individualisme et à la compétition.

   Pourtant, s’il y a bien une leçon que nous enseignent les plus récentes recherches en biologie évolutionnaire et en sciences cognitives, c’est que ce qui a fait le succès de notre espèce n’est pas sa propension à la compétition et à l’individualisme, mais sa capacité à coopérer. 

   En effet, contrairement à un mythe largement répandu en raison d’une mauvaise compréhension des mécanismes de l’évolution, nous n’avons rien à gagner à nous entredéchirer les uns les autres, mais avons au contraire tout avantage à nous entraider. Comme quoi le besoin de solidarité n’est pas qu’une valeur subjective, mais un fait scientifiquement avéré.

   Tout cela pour dire que sur la question du climat, nous n’aurons bientôt plus le choix d’agir. Et la solution passera forcément par une révision en profondeur de notre rapport au monde et aux autres¨...
  ( Voir la chronique au complet )

 https://www.lequotidien.com/chroniques/sebastien-levesque/sadapter-ou-mourir-c841467ba1b746d18e9aa2e28d2066a6
Pégé 
 
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mercredi 18 septembre 2019

GÉOPOLITIQUE : Pourquoi la gauche israélienne s’est effondrée ?

Salut à tous,

Du site Basta : Le dépouillement des bulletins de votes quasi-terminé, le mouvement centriste Bleu-blanc de Benny Gantz et le Likoud de Benjamin Netanyahu sont au coude-à-coude. La liste arabe unifiée arrive en troisième position. Les deux partis de gauche, travailliste et Meretz, sont très loin derrière. Vers quel type de gouvernement se dirige-t-on ?   

¨ Aucune majorité claire n’est sortie des urnes après les élections législatives du 17 septembre en Israël. Le centre et le Likoud (droite) sont au coude-à-coude, la liste arabe unifiée arrive en troisième position, la droite extrême continue de jouer les arbitres et la gauche traditionnelle semble totalement dépassée. La sociologue israélienne Perle Nicolle livre son point de vue sur l’effondrement électoral de cette gauche et les dynamiques à l’œuvre dans la jeunesse, alors que l’ouverture de négociations de paix et la fin de l’occupation des territoires palestiniens n’ont jamais semblé aussi lointaines.

   Ni le bloc de centre-gauche ni celui de droite n’a obtenu les 61 sièges nécessaires pour avoir la majorité absolue à la Knesset. Il va maintenant y avoir un mois et demi de tractations intenses, avec trois options. La première : aucun des partis n’arrive à former une coalition et on retourne à de troisièmes élections à court terme. Deuxième option : la formation d’une grande coalition entre le mouvement Bleu-blanc (centre), le Likoud (droite nationale-libérale) et Yisraël Beitenou (droite nationaliste laïque). Le leader de ce dernier parti, Avigdor Lieberman, appelle une telle coalition de ses vœux.

   Toutefois, cela supposerait que le mouvement Bleu-blanc accepte de rentrer dans un gouvernement avec Netanyahu - rompant avec sa promesse de campagne - soit que le Likoud se débarrasse de Netanyahu, entraînant une crise politique au sein du parti de droite. Troisième option : Netanyahu fait d’énormes concessions à Lieberman. Mais il faudrait, pour cela, que le chef du Likoud soit capable d’obtenir d’énormes concessions de la part des ultra-orthodoxes religieux.

    La gauche a fait un score ridicule. C’est le prix d’une campagne assez violente en ce qui concerne le parti Meretz (socialiste) et complètement déconnectée de sa base concernant le Parti travailliste. Le score de la Liste arabe unifiée est une réussite. La population arabe israélienne s’est fortement mobilisée pendant ces élections, notamment en réaction aux attaques très violentes de Netanyahu. La Liste arabe unifiée devient le troisième parti de la Knesset et pourrait être le premier parti d’opposition.

Depuis les années 1990, la gauche s’effondre électoralement. Comment l’expliquer ?
   L’effondrement de la gauche s’explique par plusieurs phénomènes. D’abord, par la transition, tout au long des années 1990, de structures économiques socialistes vers un pays capitaliste. Israël a été fondé par un mouvement socialiste juif. Le modèle du kibboutz et de son économie participative s’est effondré avec le passage à une économie de marché. Il y a eu, en parallèle, tout au long des négociations des accords d’Oslo et dans les années qui ont suivi, une vague de violences palestiniennes qui ont poussé les Israéliens à se détourner des partis de gauche qui avaient porté l’étendard de la négociation. Enfin, troisième phénomène : il y a eu un changement démographique progressif, avec l’entrée d’un million et demi de réfugiés d’ex-URSS. Sortant d’une économie socialiste soviétique, ils ont grossi les rangs de la droite¨ ...  ( Voir l'article au complet )

 https://www.bastamag.net/Israel-elections-legislatives-Likoud-Netanyahu-Gantz-arabes-israeliens-jeunesse-gauche-Palestine
 
Pégé
  
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dimanche 15 septembre 2019

GÉOPOLITIQUE : Quelles forces en présence dans l’Arctique ?

Salut à tous,

Du site Diploweb.com : Ruée vers les matières premières: un nouvel affrontement international ?

¨ Voici un vaste tableau sur les incidences géopolitiques et stratégiques du changement climatique en Arctique. L’auteure présente d’abord les enjeux militaires et politiques au XXe siècle, puis les antagonismes des pays riverains, enfin les nouveaux paradigmes du XXIe s liés au changement climatique : le passage du Nord-Est, la souveraineté économique et l’accès aux ressources naturelles.      
     
   DEPUIS très longtemps, l’Arctique et le Pôle nord ont fasciné l’imaginaire des explorateurs, des scientifiques, des anthropologues et des ethnologues. Ils ont ensuite attiré les compagnies faisant commerce de peaux, puis des sociétés d’exploitation minière et aurifère, pétrolière ainsi que d’autres ressources, notamment le diamant dont la Russie est devenue au cours de cette décennie le premier producteur mondial (République de Yakoutie).

   Pendant la Seconde Guerre mondiale, puis pendant la Guerre froide, ces régions qui s’étendent de la Sibérie orientale à l’Alaska ont pris une dimension militaire et stratégique. Large de seulement 85 kilomètres, le détroit de Béring cristallise depuis 1947 la confrontation Est/Ouest et ce, d’autant que les zones arctiques sont toujours très militarisées, notamment du côté russe.

Des enjeux stratégiques militaires à des enjeux économiques et commerciaux
   
Au XXième siècle, « les forces en présence » impliquaient principalement les pays riverains, c’est à dire la Russie, le Canada, les États-Unis, le Danemark (en raison du Groenland) et dans une moindre mesure la Norvège (Svalbard). Les enjeux étaient géostratégiques et militaires ; mais avec le réchauffement climatique occasionnant tout à la fois la fonte du permafrost, le recul des glaciers et la fonte de la banquise (réduction spatiale et volumique progressive), les convoitises vers l’Arctique s’accentuent : l’accès aux ressources naturelles et l’ouverture de la voie maritime du passage du Nord-Est attirent désormais de nouvelles puissances pour des raisons économiques et commerciales.

 Le Conseil de l’Arctique : première représentation des populations autochtones
    Un nouvel acteur institutionnel s’est constitué en 1996 (Conférence d’Ottawa) ; le Conseil de l’Arctique. Il traite des problématiques rencontrées par les huit États ayant une partie de leur territoire dans l’espace arctique et permet aux peuples autochtones d’obtenir, pour la première fois, une véritable représentation. Pour la première fois, six associations autochtones ont le statut de participants permanents au Conseil.¨...   ( Voir le dossier au complet )

 https://www.diploweb.com/Quelles-forces-en-presence-dans-l-Arctique.html  

    Pégé
 
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mercredi 11 septembre 2019

CHRONIQUE :«Je» n’existe pas !

Salut à tous,

Du site leQuotidien : « L’être humain n’est qu’une partie d’un tout que nous appelons l’univers. Une partie délimitée dans le temps et dans l’espace. Et par une sorte d’illusion d’optique de sa conscience, il se sent lui-même, avec ses pensées et ses sentiments, comme séparé du reste. Cette illusion est une forme de prison pour nous, car elle nous restreint à nos désirs personnels et à ne manifester notre affection qu’aux rares personnes avec qui nous entretenons des liens étroits. Nous avons donc pour mission de nous affranchir de cette prison en élargissant notre cercle de compassion pour embrasser toutes les créatures vivantes et la nature entière dans sa beauté. »

¨ Ces mots sont d’Albert Einstein et expriment selon moi très bien l’un des principaux défis de notre temps, à savoir la réconciliation de l’être humain avec la nature. D’ailleurs, que ce soit à travers la croyance en un dieu quelconque ou une autre forme de spiritualité, l’être humain a toujours eu le sentiment d’appartenir à quelque chose de plus grand que lui. Chez les Anciens, cette appartenance s’incarnait dans le lien étroit avec la nature, qu’ils avaient l’habitude de considérer comme un « grand vivant ».

   Or, de nos jours, ce lien est rompu. La majorité d’entre nous habitons maintenant en milieu urbain et avons perdu tout contact avec la nature, si ce n’est un week-end à la campagne de temps en temps. Cette rupture du lien avec la nature n’est pas sans conséquence, car non seulement cela entraîne-t-il une augmentation des risques de maladie mentale, mais renforce par ailleurs notre prétention à nous estimer en-dehors et au-dessus de la nature. Un véritable cercle vicieux.
   
   À bien des égards, la modernité a constitué une fabuleuse avancée pour l’espèce humaine, notamment en ce qui a trait à l’amélioration de nos conditions de vie. Nous sommes plus riches et nous vivons plus vieux qu’à n’importe quelle autre époque de l’histoire. Nos possibilités sont quasiment infinies. Pour autant, tout n’est pas rose au pays des Modernes, et force est de constater que ces derniers se sentent de plus en plus perdus et isolés. Les causes sont multiples et complexes, évidemment, mais il ne fait aucun que l’individualisme constitue la source de bien des maux qui nous assaillent.

   En effet, l’attachement excessif à notre individualité, et par extension aux biens matériels que nous possédons, est la source de nombreuses souffrances, à commencer par le sentiment de perte de sens et de repères. Cet isolement spirituel, si je puis dire, mène au désenchantement, et éventuellement à la dépression. Que ce soit sur le plan individuel ou collectif, l’ego surdimensionné nous coupe effectivement d’une partie essentielle de nous-même, à savoir les autres¨...
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