vendredi 26 janvier 2018

Avoir ou Être !


Salut à tous,     

   Aujourd'hui, je voudrais vous entretenir d'un sujet qui m'intéresse beaucoup. Avoir ou Être, c'est la base du comportement de tout être humain, quel qu'il soit, vous, moi, votre voisin, des inconnus... tous, nous vivons avec Avoir et Être, la majorité avec Avoir, une minorité avec essentiellement Être !

   '' Notre monde est de plus en plus dominé par la passion de l'avoir, concentré sur la puissance matérielle, l'agressivité, alors que le seul mode de l'être, fondé sur l'amour, sur l'accomplissement spirituel, le plaisir de partager des activités significatives et fécondes, pourrait nous sauver.

   Si l'homme ne prend pas conscience de la gravité de ce choix, il court au-devant d'un désastre psychologique et écologique sans précédent'' prédit Erich Fromm.

   Voici deux poèmes qui expriment bien cette différence du comportement humain entre Avoir et Être.

Découverte
Je me promenais dans les bois,
seul,
sans rien poursuivre
par la pensée.

Soudain, je vis dans l'ombre
une petite fleur qui se tenait bien droite,
brillante comme les étoiles,
pareille à de beaux yeux.

J'eus envie de la cueillir
mais elle me dit doucement:
Est-ce pour me flétrir
que tu veux me briser ?

Je la sortis de terre
avec toutes ses racines,
et l'emportai au jardin
de la joli maison.

Et je la replantai
dans un coin tranquille;
maintenant, elle ne cesse de s'étendre
et de refleurir.
(Goethe)

   Pour Goethe, la fleur est si vivante qu'elle lui parle, pour le mettre en garde qu'elle pourrait mourir s'il la cueillait et il résout le problème en la replantant pour qu'elle continue à vivre et à être admirée. Donc, le principe d'Être y est appliqué.

Fleur
Ô fleur, trouvée dans un mur lézardé,
je t'ai cueillie, arrachée à ta fissure,
et, là, je t'ai tenue dans ma main, tout entière, avec ses racines,
petite fleur - mais si je pouvais comprendre
ce que tu es, dans ta totalité, y compris tes racines,
je pourrais savoir ce qu'est Dieu, et ce qu'est l'homme.
(Tennyson)

Ici, au contraire, la relation de Tennyson à la fleur s'établit sur le mode Avoir, ou sur la possession.Il arrache cette petite plante sans la replanter pour pouvoir lui parler , lui exprimer son désir de savoir, de connaître !

Plus la puissance de l'humain grandit, plus il s'appauvrit. En voulant avoir toujours plus, il créé des classes d'individus et par conséquent, lutte entre ces classes, d'où , des conflits, des guerres en successions. ''La cupidité et la paix sont inconciliables'' explique l'auteur. Ainsi,qu'en est-il de la Nature et de l'être humain ? Nous formons un tout, sensés vivre en harmonie, l'un et l'autre mais, en essayant de résoudre nos problèmes existentiels en exploitant au maximum cette nature qui,étant nécessairement limitée, en viendra à disparaître...

Un étudiant qui se prépare fébrilement à passer un examen relira quantités de textes, de questions et réponses afin de mettre toutes les chances de son côté . Puis, lorsque tout est terminé, il en oubliera la plus grande partie... car il a travaillé en mode Avoir !

Et Erich Fromm, dans cette première partie de son livre, analyse de la même façon, et d'une manière magistrale, les différences marquées entre Avoir et Être, en explorant le sens des mots tels que : Apprendre, se souvenir, converser, lire, exercer l'autorité, sur la foi et même sur le sens du mot ''aimer'' !


''Avoir ou Être'' - Erich Fromm 1976 - Édition Robert Laffont, S.A., Paris, 1978.

Pégé


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dimanche 21 janvier 2018

Notre Mère, la Forêt !

Salut à tous,

 

   La Forêt est omniprésente dans la majeure partie de mon vaste pays, le Canada et ma région, le Saguenay-Lac-St-Jean en est largement favorisée. Découlant de cette situation privilégiée, je ne peux qu'être imprégné de cette essence même de vie qui circule dans ses veines.

   Sapins, épinettes y dominent et où se mêlent bouleaux, frênes, érables, peupliers, formant à l'Automne une palette de couleurs à faire rêver les artistes de la Nature...

   L'Hiver la recouvre de son blanc manteau de froidure avec ses orignaux, caribous, ours, lynx, renards, lièvres, perdrix , y recherchant tous protection et survie !

   Le printemps venu, la Terre encore fumante d'énergie longtemps contenue, une vie nouvelle se réveille: feuilles encore toutes menues, fleurs enivrantes de leurs parfums capiteux, oiseaux aux brillants plumages venant du Sud, animaux sortant de leur hibernation, gazouillis joyeux d'une cascade, brouillard vagabond du matin.

   Enfin, l'Été apporte avec lui l'apothéose de ce miracle de la Nature qu'est la Forêt, nommée à juste titre '' le poumon de la Terre'' et l'Humain qui la parcours entend sans peine sa respiration, douce et rassurante, thérapie bienfaisante pour l'esprit et pour le corps.

¨Lorsque l'on possède un morceau de Forêt, on possède également la partie du ciel qui la recouvre¨

'' Celui qui n'a planté qu'un seul arbre dans sa vie ne l'a pas perdu ''

Pégé

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mardi 16 janvier 2018

Lecture : le silence, ce merveilleux signe de distinction !

Salut à tous,  

Du site Le Temps : Chasseur de sensations, l’historien Alain Corbin consacre un livre lumineux au bonheur de se taire, traquant chez les écrivains le sens du silence, sa signification sociétale variable selon les époques.   

    ¨ Il faut écouter la voix d’Alain Corbin. Au bout du fil, elle est onctueuse comme celle d’un chanoine ravi par son verger. On y entend une gourmandise intellectuelle qui est sa marque. Cet historien est à part. Son bonheur est de sentir les siècles, le XIXe en particulier. D’en révéler la sensibilité. La peau douce ou la revêche. En 1982, il publiait Le Miasme et la Jonquille. Il montrait comment l’homme occidental a expulsé de ses entours, à partir du XVIIIe, l’excrément et l’ordure; comment il a voulu éliminer les odeurs du corps. Le livre frappe, il inspire à Patrick Süskind son fameux Parfum.

    De cet archiviste des sensations, on a dit qu’il était l’historien du sensible. Ses livres retracent nos mutations à partir des cloches, des arbres, des alcôves et des bordels. Il renifle, il écoute, il éclaire. Aujourd’hui, il s’aventure plus loin dans ces territoires à la mémoire floue, il se frotte au silence, aux valeurs qu’il a pu prendre selon les époques, à ce qu’il dit de nous, de notre rapport à la transcendance, à l’autorité, à l’amour, aux paysages.

   Son Histoire du silence. De la Renaissance à nos jours est une manière d’herbier savant. On y trouve mille citations de poètes et d’écrivains, qui sont autant de rameaux lumineux sur un chemin qui conduit des lieux que le silence modèle au «tragique du silence», ultime chapitre, en s’arrêtant du côté de Joseph, taciturne pour l’éternité entre Marie et Jésus.

Les poètes comme source !

    Mais pourquoi cette chasse au silence, Alain Corbin? «C’est quelque chose qui me tracassait depuis longtemps. J’ai souvent proposé ce sujet à mes étudiants doctorants, en vain. Comme mon livre sur les cloches, celui-ci dérive d’une expérience intime. Je suis d’une génération où il fallait faire silence. J’ai fait mes classes dans des écoles catholiques. Dans les années 1940, nous étions abonnés à l’adoration perpétuelle: on s’agenouillait dans une chapelle face au Saint-Sacrement et pendant une demi-heure, on n’avait pas le droit au moindre bruit.

    Peut-on imaginer objet plus fuyant que le silence? Les mémorialistes chroniquent les guerres, les famines, les séismes¨...   ( Voir l`article au complet )

https://www.letemps.ch/culture/2016/05/20/silence-merveilleux-signe-distinction
 
Pégé 

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jeudi 4 janvier 2018

RÉFLEXION : Le monde s`est déshumanisé ! (C.G. Jung)

Salut à tous,

Du site c.g.jung.net : L'homme et ses symboles !   

¨ En 1959, lors d'une interview à la télévision britannique (BBC) réalisée par John Freeman, Jung parla de sa vie, de son oeuvre, de ses idées. Il reçut de très nombreuses lettres écrites par un public non spécialiste, séduit par la qualité de sa présence, par son humour, par sa modestie.

   Un peu plus tard Jung rêva « qu'au lieu de parler, assis dans son bureau, avec les grands docteurs et les psychiatres qui venaient le voir du monde entier, il se trouvait sur une place publique, et s'adressait à une foule qui l'écoutait avec une profonde attention, et comprenait ce qu'il disait ... ». Ce fut l'un des événements qui marqua la naissance de ce livre¨...
( Voir l`article au complet ) 

 https://www.cgjung.net/oeuvre/homme_symboles.htm




 Pégé

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samedi 23 décembre 2017

RAIF BADAWI... Rêver de liberté !

Salut à tous,

Du site Radio-Canada.ca :Une bande dessinée documentaire !  


   ¨  Raif Badawi est l’un des prisonniers d’opinion les plus connus de la planète. Même si le blogueur ne milite plus, ses idées, elles, continuent de voyager.

   En le fouettant à 50 reprises devant une mosquée de Djeddah, le 9 janvier 2015, les autorités saoudiennes ne se doutaient probablement pas des conséquences de ce geste sur l’opinion publique.

   Depuis, partout à travers le monde, Raif Badawi est devenu un symbole de la liberté d’expression opprimée.

   Mais qui est cet activiste? Que réclamait-il ? Pourquoi l’a-t-on condamné à 1000 coups de fouet et 10 ans de prison?¨.

   Découvrez son histoire en 127 caricatures de grande qualité, sous-titrage en français, et possibilité de visionner le dossier au complet en divers étapes sans être obligé de revenir au tout début. 

 http://ici.radio-canada.ca/regions/estrie/2017/bande-dessinee-raif-badawi/

Pégé 
 
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dimanche 17 décembre 2017

La crise de l’attention..trouver le silence pour réfléchir !

 Salut à tous, 

Du site L`Actualité : Si la crise de l’attention est une affaire d’hygiène mentale, l’hyperconnectivité pourrait bien devenir la cigarette du XXIe siècle.

    ¨ De l’autre bout de la pièce, j’entends le téléphone vibrer. Un petit coup pour un message Facebook. Un double coup pour un texto. Un plus long pour un courriel.

   Toutes les cinq minutes, mon attention dérive vers la tentation de me lever et de saisir l’appareil. La distraction paraît savoureuse. Aucun doute, ce que recèle ce gadget à 1 000 dollars qui asservit mon attention est l’équivalent cognitif de la malbouffe. J’en ai envie comme d’une poutine, même si je sais que le brocoli que je lis en ce moment est nutritif, lui.

   Le légume crucifère se présente sous la forme d’un essai de Matthew B. Crawford, intitulé Contact: Pourquoi nous avons perdu le monde et comment le retrouver. C’est justement sur la crise de l’attention. Sur la difficulté croissante, dans tout ce bruit médiatique, de trouver des plages de silence pour réfléchir.

   Nous n’avons pas perdu le monde, remarquez; il nous suit partout. Il est là, tout le temps, jusque dans ce petit restaurant corse de Québec où l’immense écran diffuse du soccer, ce qui attire mon regard tandis que je soupe en terrasse avec ma blonde. Le monde est partout, tout le temps. Jusque sur les écrans des aéroports, dans de nombreux taxis, dans les salles d’attente des cliniques de santé. 
   
   L’étrangeté, c’est désormais de voir quelqu’un le nez plongé dans un livre.
Mon téléphone m’accompagne jusqu’aux toilettes. Au moindre flottement dans la file d’attente, je dégaine pour consulter l’oracle numérique. Craw­ford a raison, finalement. Le monde nous suit peut-être partout, mais à travers l’écran. Le vrai, le tangible, nous ne le voyons plus. Il transite par des fenêtres à cristaux liquides. Et non, c’est pas pareil.

   Tenez, le mois dernier, j’ai échangé plus de 600 textos (je ne compte même pas les messages sur Facebook). C’est loin derrière la moyenne des ados et des jeunes dans la vingtaine, pour lesquels ce nombre atteint facilement les 2 000. Mais ce qui me fait un peu peur, c’est que parmi tous ces amis à qui j’ai texté, je n’en ai rencontré aucun face à face pour discuter devant une bière ou un café durant tout ce mois. Décompte du nombre de conversations avec un peu de profondeur, donc: zéro¨...
( Voir l`article au complet )

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mardi 12 décembre 2017

Peut-on vivre sans Dieu et sans religion ? ( 3de3 )

 Salut à tous, 

 La voix du pluralisme ! 

   ¨ Plusieurs modérés religieux ont adoptés la voie, noble en apparence, du pluralisme en adoptant la valeurs égale de toutes les religions. Mais ce faisant, ils oublient de noter les affirmations irrémédiablement sectaires de chacune. Si un Chrétien croît que seuls ses frères baptisés seront sauvés au jugement dernier, ile ne peuvent respecter les croyances des autres, sachant que les flammes de l`enfer ont été attisées par ces mêmes notions et qu`elles sont la destination finale de leurs adhérents.

   Les Musulmans et les Juifs épousent le même point de vue arrogant en considérant leurs propres entreprises et ont passé des millénaires à réaffirmer avec passion les erreurs des autres fois. Il va sans dire que ces fois rivales restent imperméables à la preuve.

   Et pourtant, des intellectuels aussi variés que H. G. Wells, Albert Einstein, Carl Jung, Max Planck, Freeman  Dyson et Stephen Jay Gould ont déclarés que la guerre entre la raison et la foi  était terminée depuis longtemps. Sur ce point, nous n`avons pas besoin de croyances cohérentes au sujet de l`univers. Un Chrétien peut craindre Dieu le dimanche et retourner à la science le lundi matin, sans avoir à justifier la partition créée dans sa tête durant son sommeil. Si les gens peuvent toujours se permettre de raisonner ainsi, c`est que les Églises ont été  entravées en Occident. là où les érudits peuvent toujours être lapidés à mort s`ils doutent publiquement  de la véracité du Coran, la notion de Gould d`un concordat d`amour  entre la foi et la raison serait parfaitement délirante.

   Cela ne signifie pas que les préoccupations les plus profondes des croyants, modérés ou extrêmes , soient banales ou malavisées. Chez la plupart d`entre nous. il existe des besoins émotionnels et spirituels qui trouvent leur réponse dans les grandes religions, quoique indirectement et à un prix terrible. Une simple compréhension scientifique ou autre de notre monde ne saurait les combler.    Mais nous découvrirons que cette démarche, pour être menée à terme, n`exige pas de croire des propositions invérifiables telle Jésus est né d`une vierge  et le Coran est la parole de Dieu.

   Notre existence a clairement une dimension sacrée, et arriver à l`accepter pourrait bien être l`objectif le plus noble de la vie humaine¨.

 * Article du journal La Presse.ca du 9/10/2004.

 https://www.cairn.info/revue-l-annee-sociologique-2010-1-page-93.htm

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/511433/l-insoutenable-contradiction-propre-aux-religions

Pégé
  
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dimanche 10 décembre 2017

Peut-on vivre sans Dieu et sans religion ? ( 2de3 )

Salut à tous,

   Une errance de quelques minutes dans le cimetière des mauvaises idées suggère que les révolutions conceptuelles sont possibles. Prenez le cas de l`alchimie : l`idée a fasciné les humains pendant plus de mille ans, et pourtant, toute personne qui se dirait aujourd`hui alchimiste serait immédiatement écartée de la plupart des postes de responsabilité dans notre société. Les religions doivent suivre la même glissade vers la désuétude.

   Demander s`il existe des solutions de rechange aux religions tel qu`on le connaît,c`est poser la mauvaise question ! La chimie n`était pas une solution de rechange à l`alchimie, mais un troc d`ignorance à son plus rococo contre un savoir véritable. Nous découvrirons qu`à l`instar de l`alchimie, parler de solution de rechange à la foi religieuse, c`est mal comprendre la question.

   Bien sûr, des gens de toutes croyances se situent sur un continuum : certains tirent consolation et inspiration d`une tradition spirituelle particulière, et pourtant embrassent pleinement la tolérance et la diversité, tandis que d`autres carboniseraient la planète pour en extirper l`hérésie. Ils existent donc des modérés et des extrémistes religieux, et leurs passions et projets ne doivent pas être confondus.

   L`un des thèmes centraux de ce livre, cependant, c`est que les modérés sont eux-mêmes porteurs d`un dogme terrible : ils s`imaginent que nous préparerons le terrain de la paix en en apprenant à respecter les croyances injustifiées des autres. J`espère démontrer que l`idéal même de la tolérance religieuse - la notion que chaque humain doit être libre de croire ce qu`il veut au sujet de Dieu - constitue l`une des forces principales qui nous mène au précipice.

   Nous avons été trop lents à reconnaître à quel point la foi religieuse contribue à perpétuer l`inhumanité des humains envers les autres humains. Il ne faudrait pas s`en surprendre, étant donné que bon nombre d`entre-nous  croyons toujours que la foi forme un élément essentiel de la vie humaine.  Deux mystères mettent la foi à l`abri de la critique rationnelle, et il semble susciter autant l`extrémiste que la modération religieuse.

   La plupart d`entre-nous  croyons que la religion comporte des effets bénéfiques, comme par exemples, des communautés fortes, un comportement éthique, des expériences spirituelles; plusieurs d`entre-nous croyons aussi que les gestes terribles qui sont parfois commis au nom de la religion ne résultent pas de la religion comme telle mais de nos plus bas instincts  - des forces comme la convoitise, la haine et la peur - contre lesquelles les croyances religieuses constituent  le meilleur (voir le seul) remède. Conjugués, ces deux mythes nous ont légué une parfaite immunité contre les sursauts de raison dans notre discours public.

  * Article du journal La Presse.ca du 9/10/2004.

 http://quebec.huffingtonpost.ca/andre-gagne/les-religions-et-leurs-textes-sacres-incitent-ils-a-la-violence-et-a-la-radicalisation_b_6109312.html?utm_hp_ref=tw

* Dernier volet très bientôt.

Pégé

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jeudi 7 décembre 2017

Peut-on vivre sans Dieu et sans religion ? (1 de 3)

Salut à tous, 
Dans son livre, Sam Harris prétend  non seulement qu`on peut vivre sans religion, mais qu`il faut vivre sans religion.  

  Notre situation est la suivante : La plupart des humains sur cette planète croient que le Créateur de l`univers a écrit un livre. Par malheur, nous avons plusieurs de ces livres, chacun affirmant son infaillibilité , et les gens ont tendance à se regrouper en factions sur l`acceptation de l`une de ces affirmations incompatibles, plutôt que sur des bases linguistique, raciale, géographique ou tribale.

   Chacun de ces textes incite ses lecteurs à adopter une variété de croyances et de pratiques plus souvent malveillantes que bienfaisantes. Cependant tous s`entendent perversement sur un point fondamental : le respect d`autres croyances ou de points de vue d`incroyants n`est pas une attitude que Dieu endosse.

    Même si toutes ces fois ont été touchées çà et là par l`œcuménisme, la principale doctrine de chaque tradition religieuse, c`est que les autres ne sont que des réceptacles d`erreurs ou, au mieux, dangereusement incomplètes. L`intolérance est donc un élément intrinsèque de chaque foi. Une fois qu`une personne croit  vraiment  que certaines idées ou leur antithèse, peuvent mener au bonheur éternel, elle ne peut tolérer la possibilité que des personnes qu`elle aime puissent être détournées du droit chemin par des cajoleries d`incroyants. La certitude au sujet de l`après-vie ne s`accorde pas avec la tolérance dans la vie présente.

   De telles observations créent un problème immédiat, cependant, parce que critiquer la foi d`une personne reste à peu près partout chez nous un tabou culturel. Sur cette question, libéraux et conservateurs ( au sens américain ) s`entendent pour une fois : les croyances religieuses sont au-delà de la portée du discours rationnel. S`en prendre aux idées d`une personne au sujet de Dieu ou de l`après-vie est impolitique d`une manière différente que de critiquer ses idées sur la physique ou de l`histoire. Ainsi, quand un Musulman commet un attentat-suicide à Jérusalem et qu`il se tue ainsi que des dizaines d`innocents, on ne tient pas compte de la façon dont sa foi a pu influencer son geste. Ses motifs doivent avoir été politiques, économiques ou entièrement personnels. Sans sa foi, des personnes désespérées continueront d`accomplir des actes terribles. Partout, toujours la foi, la foi est elle-même disculpée.

   Mais la technologie arrive à créer de nouveaux impératifs moraux. À la lumière de nos progrès techniques dans l`art de la guerre, nos différences religieuses et par conséquent nos croyances religieuses  s`opposent à notre survie. Nous ne pouvons plus feindre d`ignorer le fait que des milliards de nos voisins croient à la métaphysique du martyr, ou à la vérité littérale de l`Apocalypse, ou à toute autre notion fantastique qui se cache dans l`esprit des croyants depuis des millénaires - parce que nos voisins possèdent maintenant des armes chimiques, biologiques et nucléaires. Sans aucun doute, ces développements marquent-ils la phase terminale de notre crédulité. Des mots comme Dieu, Allah doivent suivre les traces d`Apollon et Baal, ou ils détruiront notre monde.

* Article du journal La Presse, du 9 / 10/ 2004.

**  https://fr.wikipedia.org/wiki/The_End_of_Faith

Suite très bientôt...
  
Pégé

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dimanche 12 novembre 2017

La banalité du mal s'incarne-t-elle dans la corruption ?


  

Salut à tous,

Du site Le Devoir : Eichmann « n’était pas stupide, il était inconscient — ce qui n’est pas du tout la même chose — et seule son inconscience lui a permis de devenir un des principaux criminels de son époque ».

 
    ¨ La sortie du film Hannah Arendt sur sa couverture du procès d’Eichmann à Jérusalem nous invite fortement à repenser sa thèse de la « banalité du mal » dans le contexte actuel. Cette dernière nous dit qu’« il est dans la nature même du totalitarisme, et peut-être de la bureaucratie, de transformer les hommes en fonctionnaires, en “rouages” administratifs, et ainsi de les déshumaniser. Le phénomène politique, connu sous le nom de bureaucratie, c’est le règne de personne.  »

   On a pu constater chez Alexandre Duplessis, Michael Applebaum, ou encore l’ancien ministre français du Budget Jérôme Cahuzac une froideur et un déni des accusations, comme si ces derniers ne pouvaient reconnaître leurs torts.
 
Surspécialisation du travail !  
   La segmentation du travail des cols blancs, comme le décrit très bien le philosophe Matthew B. Crawford dans son Éloge du carburateur, engage ces derniers dans une « routinisation » et conduit à une faible valorisation des tâches effectuées . C’est comme si l’ouvrier de Charlie Chaplin, vissant des boulons toute la journée [cf. Les temps modernes], se retrouvait aujourd’hui devant son ordinateur avec une souris dans la main à la place de la clé de vis.

Négation des impacts collatéraux !  
   Si un individu atteint une situation professionnelle où sa marge de liberté et de créativité est plus grande, et où son pouvoir décisionnel est par conséquent plus fort, il lui sera fort facile de légitimer son action par sa participation à une cause, qu’elle soit sociale ou écologique.

La pensée à court terme !  
   La capacité que nous avons collectivement de reporter la faute sur les individus qui sont à des niveaux différents de responsabilité dans la pyramide sociétale est intéressante à analyser. Dans le champ économique, par exemple, il a été démontré que le producteur doit agir selon la fameuse loi de l’offre et de la demande s’il souhaite que son commerce soit rentable.

Comprendre pour soigner !   
   Comme l’écrit Hannah Arendt, « la triste vérité est que la plus grande part du mal est faite par des gens qui ne se sont jamais décidés à être bons ou mauvais ». Or, nous avons la chance, dans de nombreux pays, d’avoir chacun cette possibilité de nous exprimer. Comme dirait Durkheim, l’autorité de la conscience morale n’est guère excessive et laisse libre cours à « l’originalité individuelle ». Dans les pays où les droits de liberté d’expression et d’association sont réprimés, la question se pose, bien sûr.
   Cela étant, la position sociale de certains individus implique que les décisions qu’ils auront à prendre auront une portée plus grande¨...   ( Voir l`article au complet )

 http://www.ledevoir.com/societe/le-devoir-de-philo/382312/la-banalite-du-mal-s-incarne-t-elle-dans-la-corruption

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